Base Mérimée: Monuments historiques · France
Villa « Maïtena »
Maubourguet, Hautes-Pyrénées, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- La villa « Maïtena », en totalité, ainsi que les parcelles n° 418, 419 et 422 figurant au cadastre section AM correspondant au parc, y compris les aménagements (canaux, bordures, puits), le portail et le mur de clôture – tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 juin 2023
- Protection dates
- 2023/06/19 : inscrit MH
- Type
- villa
- Main period of construction
- 2e quart 20e siècle
- Dates
- 1935
- Architect or builder
- Gassan Jean (architecte)
- Ownership
- propriété privée
- Address
- 140 rue Jacques Bounneau
- Commune
- Maubourguet
- Département
- Hautes-Pyrénées
- Region
- Occitanie
- Country
- France
- Coordinates
- 43.46318, 0.03557
- Mérimée reference
- PA65000026
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David Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford Libraries
2 historical maps cover this location, the earliest the 1856 map "Dept. Du Gers." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).
The Ministère de la Culture's notice
Historique
La villa « Maïtena » a été édifiée pour Louis Fabre, industriel à Maubourguet, propriétaire de la fonderie située à quelques mètres à l'ouest de la maison. En 1934, ce dernier s'adresse à deux architectes tarbais, Jean Gassan et Jean Martin, pour agrandir un « chalet » dont il est propriétaire. C'est le projet de Jean Gassan (1898-1958), dans le style néo-basque, qui est retenu ; ce choix serait dû au fait que Louis Fabre possédait une résidence sur la Côte basque, toutefois le projet est très similaire aux nombreuses villas que Gassan a déjà réalisées à Tarbes, notamment dans le lotissement de l'Ormeau et le quartier Fould. Le projet de transformation du chalet est rapidement abandonné - après septembre 1934 - au profit de la construction d'une villa de style néo-basque. Les versions successives proposées par l'architecte montrent une accentuation des caractéristiques régionalistes et du pittoresque néo-basque : multiplication des faux pans-de-bois, ajout de corbeaux, de génoises, de balcons, modification du dessin des baies. Le devis descriptif des travaux est daté du 3 novembre 1934, le terrain est acheté le 16 janvier 1935 et la première pierre est posée le 21 février 1935.
Description
La villa est édifiée au centre d'un parc arboré 6250m2, à l'angle de la rue des Pyrénées et de la rue Jacques Bounneau, à l'entrée sud de la commune de Maubourguet. L'entrée principale, matérialisée par une pergola en béton, se trouvait autrefois rue des Pyrénées. L'accès se fait aujourd'hui par l'entrée secondaire rue Jacques Bounneau depuis le morcellement du parc à la suite de la vente de la maison en 2020. La villa d'environ 250m2 comporte deux entrées, l'entrée principale au sud, avec un porche dans-œuvre auquel on accède par un perron, et l'entrée de service côté ouest, abritée par un auvent. Les façades principales, au sud et à l'est, ouvrent sur le parc arboré. Elles sont animées par de nombreux décrochements (avant-corps et loggia soulignés de corbeaux formant coussinets, balcons aux angles - topique du néo-basque -, contreforts rythmant la façade). Ces façades concentrent également l'essentiel des codes régionalistes : asymétrie, faux pans-de-bois verts tranchant sur l'enduit blanc, soubassement en appareil de pierre irrégulier, claustras en tuiles canal des balcons de la loggia. La date de construction, 1935, et le nom de la villa - « Maïtena », « la bien-aimée » en basque - figurent, en graphie euskarienne, sous un corbeau à gauche du porche. La façade nord, plus dépouillée, est marquée par la grande baie thermale à base en gradins éclairant l'escalier. Les deux garages sont accolés au nord-ouest. Le sous-sol occupe toute la surface de la maison. Il comprend une cave à charbon, la chaufferie, un cellier, un petit laboratoire photographique et un garde-manger qui a conservé son carrelage et ses placards d'origine. L'ensemble de la distribution du rez-de-chaussée est commandé par le hall, qui se développe sur toute la largeur de l'édifice. Précédé d'un porche, il intègre dans son volume l'escalier principal. Il dessert les pièces d'habitation et de réception réparties à l'est et au sud - salon, bureau et salle à manger - tandis que les pièces de service (cuisine et laverie, lingerie, sanitaires, réserve, buanderie et garage) se trouvent à l'arrière, desservies par un couloir menant à l'entrée de service. Gassan déploie dans cet espace un style très Art Déco : symétrie des ouvertures, rampe en gradins arrondis faisant écho au dessin de la grande baie thermale occupant presque toute la hauteur du mur (les projets montrent plusieurs versions de la rampe, incluant ou non un garde-corps), motif quadrillé du sol en mosaïque au calepinage très soigné, tandis que la porte d'entrée vitrée reprend l'arrondi des portes navarraises cher au style néo-basque. L'enduit et les luminaires d'origine sont conservés. Le salon, le bureau et la salle à manger étaient ornés de papiers peints ; leur sol est en plancher « en pin des Landes 1er choix » et le bureau conserve une belle cheminée à foyer cintré en marbre griotte et sarrancolin. La salle à manger offre le décor le plus régionaliste : poutres et solives apparentes en staff, cheminée massive à piédroits en granit et linteau en bois gravé « Bilzen berotzen bozten » (se réjouir de la chaleur), accompagnés d'un ensemble mobilier dans le style néo-basque dont les dessins sont conservés dans les archives et qui a été racheté par les actuels propriétaires. Les chenets et la plaque de cheminée, également d'inspiration régionaliste mais bigourdane, proviennent de la fonderie Fabre, de même que les sonnettes des deux entrées et les grilles des canalisations du jardin. La cuisine est la seule pièce à avoir été rénovée, mais elle conserve son carrelage d'origine, de même que l'ancienne lingerie (servant aujourd'hui d'entrée), les sanitaires et débarras. La buanderie conserve également son carrelage ainsi que l'ancien lavoir, et communique avec le garage qui présente encore tous ses équipements (trappe de vidange, rangements, mécanisme du rideau de fer).
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The villa 'Maïtena' was built for Louis Fabre, an industrialist in Maubourguet, owner of the foundry situated a few metres to the west of the house. In 1934, he approached two architects from Tarbes, Jean Gassan and Jean Martin, to enlarge a 'chalet' of which he was owner. It is the project of Jean Gassan (1898-1958), in the neo-Basque style, which is retained; this choice would be due to the fact that Louis Fabre owned a residence on the Basque Coast, however the project is very similar to the numerous villas that Gassan had already realised in Tarbes, notably in the Ormeau development and the Fould district. The project to transform the chalet is quickly abandoned - after September 1934 - in favour of the construction of a villa in neo-Basque style. The successive versions proposed by the architect show an accentuation of regionaliste characteristics and neo-Basque picturesque: multiplication of false timber framing, addition of corbels, genoese tiles, balconies, modification of the design of openings. The descriptive specification of works is dated 3 November 1934, the land is purchased on 16 January 1935 and the first stone is laid on 21 February 1935.
Description
The villa is built at the centre of a tree-filled park of 6250m2, at the corner of rue des Pyrénées and rue Jacques Bounneau, at the south entrance of the commune of Maubourguet. The main entrance, marked by a concrete pergola, was formerly on rue des Pyrénées. Access is now made by the secondary entrance rue Jacques Bounneau since the division of the park following the sale of the house in 2020. The villa of approximately 250m2 comprises two entrances, the main entrance on the south, with a recessed porch which is reached by a perron, and the service entrance on the west side, sheltered by a canopy. The main façades, south and east, open onto the tree-filled park. They are enlivened by numerous projections (projecting blocks and loggias underlined by corbels forming cushion shapes, balconies at the corners - a topical feature of neo-Basque style -, buttresses punctuating the façade). These façades also concentrate the essential regionaliste codes: asymmetry, false green timber framing set off against white render, base course in irregular stonework, wooden slatted screens of Spanish tiles on the balconies of the loggia. The construction date, 1935, and the name of the villa - 'Maïtena', 'the beloved' in Basque - appear, in Basque script, beneath a corbel to the left of the porch. The north façade, more plain, is marked by the large stepped thermal opening lighting the staircase. The two garages are attached to the north-west. The basement occupies the whole surface of the house. It comprises a coal cellar, the boiler room, a pantry, a small photographic laboratory and a larder which has retained its original tiling and cupboards. The whole of the ground floor distribution is controlled by the hall, which extends across the entire width of the building. Preceded by a porch, it integrates the main staircase into its volume. It serves the living and reception rooms distributed to the east and south - salon, study and dining room - while the service rooms (kitchen and laundry, linen room, bathrooms, pantry, washing room and garage) are situated at the rear, served by a corridor leading to the service entrance. Gassan deploys in this space a very Art Deco style: symmetry of openings, ramp with rounded steps echoing the design of the large thermal opening occupying almost the full height of the wall (the projects show several versions of the ramp, including or not a handrail), chequered pattern of the floor in mosaic with very careful laying out, while the glazed entrance door echoes the rounded form of Navarrese doors dear to the neo-Basque style. The original render and light fittings are preserved. The salon, study and dining room were adorned with wallpapers; their floor is in 'first choice Landes pine' floorboards and the study preserves a fine fireplace with a griotte marble and sarancolin curved hearth. The dining room offers the most regionaliste decoration: beams and joists in apparent staff, massive fireplace with granite jambs and wooden lintel carved 'Bilzen berotzen bozten' (to rejoice in the warmth), accompanied by a set of furniture in the neo-Basque style whose designs are preserved in the archives and which has been repurchased by the current owners. The fireplace andirons and plaque, also of regionalist inspiration but of the Bigourdan region, come from the Fabre foundry, as do the bells of the two entrances and the grilles of the garden drainage. The kitchen is the only room to have been renovated, but it retains its original tiling, as does the former linen room (now serving as an entrance), the bathrooms and storage cupboard. The washing room also retains its tiling as well as the old wash-house, and communicates with the garage which still presents all its equipment (drain valve cover, storage, mechanism of the iron shutter).
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