Base Mérimée: Monuments historiques · France
Château Desandrouin et son parc incluant le temple dit de l’Amour
Fresnes-sur-Escaut, Nord, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit), in part
- Protection
- inscrit MH partiellement
- Extent of protection
- Les façades et toitures du château Desandrouin, ainsi que la totalité de son parc avec ses fabriques (temple dit de l’Amour avec sa glacière, statue de Mars et Vénus, grotte, ponts), situés rue Ghesquière, sur la parcelle n° 258 figurant au cadastre section AR : inscription par arrêté du 29 avril 2024
- Protection dates
- 2024/04/29 : inscrit MH
- Type
- château, parc
- Main period of construction
- 18e siècle, 19e siècle, 3e quart 18e siècle
- Dates
- 1762
- Architect or builder
- Chalgrin Jean-François (architecte)
- Ownership
- propriété de la commune
- Address
- rue Ghesquière
- Commune
- Fresnes-sur-Escaut
- Département
- Nord
- Region
- Hauts-de-France
- Country
- France
- Coordinates
- 50.43215, 3.58073
- Mérimée reference
- PA59000226
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4TU.ResearchData, TU DelftDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesUniversity Library, Vrije Universiteit AmsterdamDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford Libraries
5 historical maps cover this location, the earliest the 1677 map "Comitatus Hannoniae et Archiepiscopatus Cameracensis tabula / per Nicolaum Visscher" (University Library, Vrije Universiteit Amsterdam).
The Ministère de la Culture's notice
Historique
Le château et son parc orné d'éléments pittoresques (dont le plus remarquable est le temple dit de l'Amour) trouve son origine dans la famille Desandrouin, qui exploitait des verreries en Belgique, et en France. Cherchant une alternative au bois comme combustible pour les fours de sa verrerie créée en 1710, elle est à l'origine de la découverte de la houille à Fresnes en 1720. Il s'agissait de ménager les ressources disponibles mais aussi d'éviter les tarifs douaniers mis en place après le rattachement à la France, qui décourageait l'importation de charbon belge. Il semblerait que le château ait été édifié vers 1770 à côté de la verrerie pour Stanislas Desandrouin. Les revenus conséquents provenant de l'exploitation minière lui permettent des aménagements luxueux, dont des serres chaudes et un parc pittoresque avec des folies. En 1810 sont édifiés les murs et bâtiments du potager : orangerie, maison de jardinier, pigeonnier. Stanislas Desandrouin épouse en 1806 Louise-Joséphine Chalgrin, dont le père est l'architecte Jean-François Chalgrin, à qui est attribué sans preuve la réalisation du temple de l'Amour. Stanislas Desandrouin décède en 1821, et sa femme en 1828. La verrerie et le château avec son parc et ses dépendances reviennent à Emile Moreau-Saugrain, fils d'un premier mariage de Louise-Joséphine Chalgrin. Mais il décède en 1833, laissant une fille mineure, et le domaine est vendu et en partie morcelé. Le château, qui ne trouvait pas preneur, est en partie démoli. Il est reconstruit en intégrant deux pavillons subsistants en 1834. Il a la particularité d'une façade en ciment moulé, rare à cette date et pour ce type d'édifices. Le domaine et la verrerie passent ensuite aux mains de la famille Renard, qui redessine le jardin comme un parc à l'anglaise tirant partie de l'alimentation en eau depuis l'Escaut. Ils vendent le château en 1907 à M. Paul Wagret, également verrier. En 1913 la verrerie cesse son activité et il vend le château à la Société houillère de Thivencelles, qui en fait la résidence de ses directeurs. Puis avec la loi de nationalisation des charbonnages de 1946, le château tombe dans l'escarcelle des Houillères nationales. Il est cédé à la ville en 1958. Elle fait du parc un jardin public, et installe différentes activités dans le château (école ménagère, école de musique, club des Anciens,...), qui contribuent à en faire disparaitre les éléments anciens de l'intérieur. Les communs et le mur de clôture sont détruits au début des années 1970. Cet ensemble témoigne donc de l'importance de Fresnes-sur-Escaut dans le bassin minier. Il illustre l'articulation entre le développement de l'industrie (ici verrière) et l'extraction de houille, sous l'impulsion de grandes familles touchées par les tarifs douanier suite à l'intégration du territoire à la France. Après l'extinction de la famille Desandrouin, cette histoire entremêlant le charbon et le verre a perdurée jusqu'à la cession du domaine par les houillères en 1958. Il s'agit d'un exemple intéressant de château avec façade en ciment moulé, encore entouré de son parc paysagé redessiné au milieu du XIXe siècle dans le goût anglais, dont le point d'orgue est le temple de l'Amour, type de folie très rare dans la région, et d'une grande qualité malgré son attribution incertaine. Ce temple de l'amour fut édifié en 1762 à l'occasion du mariage du marquis Gédéon Desandrouins, fondateur des premières verreries à Fresnes, avec Caroline de Walkiers. Ce petit édifice circulaire soutenu par huit colonnes doriques connaît en France deux répliques, au Petit Trianon de Versailles et au parc Monceau, à Paris. Il est attribué à Jean-François Chalgrin (1739-1811), architecte de l'église Saint-Philippe du Roule et auteur d'un de l'un des plans de l'Arc de Triomphe parisien.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The castle and its park adorned with picturesque elements (the most remarkable of which is the temple called the Temple of Love) originates from the Desandrouin family, who operated glassworks in Belgium and in France. Seeking an alternative to wood as fuel for the furnaces of their glassworks created in 1710, they were at the origin of the discovery of coal at Fresnes in 1720. This was a matter of conserving available resources but also of avoiding the customs duties put in place after the territory's attachment to France, which discouraged the importation of Belgian coal. It appears that the castle was built around 1770 next to the glassworks for Stanislas Desandrouin. The substantial revenues from mining operations allowed him luxurious improvements, including heated greenhouses and a picturesque park with follies. In 1810 the walls and buildings of the kitchen garden were erected: an orangery, a gardener's house, a dovecote. Stanislas Desandrouin married in 1806 Louise-Joséphine Chalgrin, whose father is the architect Jean-François Chalgrin, to whom is attributed without proof the construction of the Temple of Love. Stanislas Desandrouin died in 1821, and his wife in 1828. The glassworks and the castle with its park and outbuildings passed to Emile Moreau-Saugrain, son of a first marriage of Louise-Joséphine Chalgrin. But he died in 1833, leaving a minor daughter, and the estate was sold and partly divided up. The castle, which found no buyer, was partly demolished. It was reconstructed in 1834 incorporating two surviving pavilions. It has the particularity of a façade in cast cement, rare for this date and for this type of building. The estate and glassworks then passed into the hands of the Renard family, who redesigned the garden as an English-style park taking advantage of the water supply from the Escaut. They sold the castle in 1907 to M. Paul Wagret, also a glassmaker. In 1913 the glassworks ceased operations and he sold the castle to the Société houillère de Thivencelles, who made it the residence of its directors. Then with the nationalisation law of the coal mines of 1946, the castle fell into the hands of the Houillères nationales. It was ceded to the town in 1958. The town made the park into a public garden and installed various activities in the castle (domestic science school, music school, club for the elderly, ...), which contributed to the disappearance of old interior elements. The outbuildings and perimeter wall were destroyed in the early 1970s. This ensemble thus testifies to the importance of Fresnes-sur-Escaut in the coal basin. It illustrates the connection between the development of industry (here glassmaking) and the extraction of coal, under the impetus of great families affected by customs duties following the integration of the territory into France. After the extinction of the Desandrouin family, this history intertwining coal and glass lasted until the cession of the estate by the coal companies in 1958. It is an interesting example of a castle with a cast cement façade, still surrounded by its landscaped park redesigned in the mid-19th century in the English style, whose centrepiece is the Temple of Love, a type of folly extremely rare in the region, and of great quality despite its uncertain attribution. This temple of love was built in 1762 on the occasion of the marriage of the Marquis Gédéon Desandrouins, founder of the first glassworks at Fresnes, with Caroline de Walkiers. This small circular building supported by eight Doric columns has two replicas in France, at the Petit Trianon at Versailles and at Parc Monceau in Paris. It is attributed to Jean-François Chalgrin (1739-1811), architect of the church of Saint-Philippe du Roule and author of one of the plans for the Parisian Arc de Triomphe.
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