Base Mérimée: Monuments historiques · France
La salle du café de l’auberge « À la Couronne Verte »
Barembach, Bas-Rhin, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit), in part
- Protection
- inscrit MH partiellement
- Extent of protection
- Situés dans la salle du café de l’auberge « À la Couronne Verte » : le décor peint, les immeubles par nature (le sas d’entrée, la porte donnant sur la sortie, la porte plus étroite donnant sur la cave, les boiseries), les immeubles par destination (un banc et deux tables scellés), sis 5 rue du Presbytère, sur les parcelles n° 274, 275, 324, 325, figurant au cadastre section 1 : inscription par arrêté du 7 juillet 2022
- Protection dates
- 2022/07/07 : inscrit MH
- Type
- auberge
- Main period of construction
- 1ère moitié 20e siècle
- Architect or builder
- Braun Camille (1878-1943)
- Ownership
- propriété privée
- Address
- 5 rue du Presbytère
- Commune
- Barembach
- Département
- Bas-Rhin
- Region
- Grand Est
- Country
- France
- Coordinates
- 48.47740, 7.22917
- Mérimée reference
- PA67000109
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David Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford Libraries
5 historical maps cover this location, the earliest the 1856 map "Dept. Du Bas Rhin." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).
The Ministère de la Culture's notice
Historique
Barembach est mentionné pour la première fois au Xe siècle ; ce village appartient alors à la riche abbaye bénédictine d'Altorf. La paroisse de Barembach est l'église-mère de plusieurs villages de cette partie de la Vallée de la Bruche. Rattaché au département des Vosges en 1795 puis en 1871, au département du Bas-Rhin, Barembach subit quatre ans après un incendie dramatique. Tout le village ou presque sera reconstruit. Pendant la Première Guerre mondiale, un autre événement tragique s'y déroule : les soldats allemands, assoiffés de vengeance suite aux premières exactions françaises, veulent l'anéantissement du village. Ils retiennent les hommes enfermés dans l'église et placent leurs canons tout autour du village. Les habitants font alors le vœu d'élever une statue de la Vierge si elle les délivre du joug ennemi. En 1922, est élevée la Grotte de Lourdes au lieu-dit la Haute-Roche, visible depuis la rue du Presbytère où est située l'auberge « A la Couronne verte. A la Couronne verte », ou le Café Walter, comme il a longtemps été surnommé, du patronyme de ses propriétaires, se confond avec l'histoire des trois conflits : à chaque génération, de 1870 à 1940, les patrons ont dû faire face aux humiliations et brimades de l'occupant allemand. On pourrait aller jusqu'à résumer que cet établissement relève d'un tropisme français. Ce que laissent subtilement montrer les peintures de la salle du café peintes par Camille Braun (1878-1943), frère de la première tenancière, peintre-décorateur dans le civil et soldat-topographe durant la Première Guerre mondiale.
Description
Le bâtiment actuel de l'auberge est simple. La partie de gauche, avec une porte d'écurie et une autre de grange, correspondait aux dépendances agricoles avant 1940. La grange donnait accès à une salle de bal disparue dans un premier incendie dans les années 1950. Cette porte est aujourd'hui, et depuis 1996, date d'un second incendie, un simple passage donnant sur l'arrière du logis. Un sas d'entrée intérieur de bois et de verre, pour faire office de zone « tampon » et limiter la déperdition de chaleur, a été conservé. Des peintures en trompe-l'œil de faux marbres et faux bois y sont déjà présentes. Des boiseries vernies courent dans le sas et se prolongent jusque dans la salle du café, le long des trois murs Celle-ci, d'une vingtaine de m2, présente un plancher de bois, hormis côté comptoir, couloir et salle arrière attenante. Le mobilier de bois est pour partie d'origine : tables, banc, patère. La salle accueille aujourd'hui un zinc contemporain en bois structurant le comptoir et permettant son éclairage. Il est daté d'après l'incendie de 1996. Celui-ci « délimite » la partie ancienne de cette salle de café, de la partie plus moderne, avec un décor peint par Camille Braun (1878-1943). L'ensemble a été réalisé sur un enduit à l'eau. Ce travail témoigne de prime abord d'une maîtrise du trompe-l'œil : les techniques du faux-marbres, faux bois et ciel sont parfaitement exécutées. Elles reprennent des thèmes chers à l'époque, mais aussi au cœur de la tradition décorative : les saisons. Ainsi, en entrant dans le café, sur le mur gauche, à l'ouest, on note deux séries de couples dans un rectangle, reprenant parfaitement la division du mur en lais. Ils sont encadrés de part et d'autre de paysages dans des tableaux carrés. Ces deux premiers couples représentent l'Hiver puis l'Automne. En face, sur le mur est, se lisent les scènes suivantes, de gauche à droite, et de façon symétrique au mur ouest : deux paysages dans deux cadres carrés encadrant deux autres séries de couples. Ces derniers forment les allégories restantes : l'Eté puis le Printemps. Un ciel surplombe la salle donnant une ouverture naïve et pour le moins singulière à tout l'ensemble. Cependant, subtilement, dans les vêtements notamment des jeunes femmes illustrant les saisons, Camille Braun glisse ici ou là les couleurs de l'attachement politique de sa famille : celui à l'Alsace française.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
Barembach is mentioned for the first time in the 10th century; this village then belonged to the rich Benedictine abbey of Altorf. The parish of Barembach is the mother church of several villages in this part of the Vallée de la Bruche. Attached to the department of the Vosges in 1795 then in 1871 to the department of Bas-Rhin, Barembach suffered four years later a dramatic fire. Almost the entire village would be rebuilt. During the First World War, another tragic event takes place there: German soldiers, thirsting for revenge following the first French atrocities, want the annihilation of the village. They hold the men locked in the church and place their cannons all around the village. The inhabitants then make a vow to raise a statue of the Virgin if she delivers them from the enemy's yoke. In 1922, the Grotto of Lourdes was erected at the place called Haute-Roche, visible from the rue du Presbytère where the inn 'A la Couronne verte. A la Couronne verte', or Café Walter, as it was long nicknamed after the surname of its owners, is located, merges with the history of three conflicts: at each generation, from 1870 to 1940, the owners had to face the humiliations and bullying of the German occupier. One could even go so far as to summarize that this establishment is evidence of a French tropism. What is subtly shown by the paintings in the café room painted by Camille Braun (1878-1943), brother of the first licensee, painter-decorator in civilian life and soldier-surveyor during the First World War.
Description
The current building of the inn is simple. The part on the left, with a stable door and another grain-store door, corresponded to agricultural outbuildings before 1940. The grain-store gave access to a ballroom that disappeared in a first fire in the 1950s. This door is today, and since 1996, date of a second fire, merely a passage giving access to the rear of the dwelling. An inner entrance vestibule of timber and glass, to serve as a 'buffer' zone and limit heat loss, has been preserved. Trompe-l'oeil paintings of false marbles and false wood are already present there. Varnished woodwork runs in the vestibule and continues into the café room, along three walls. The latter, of about twenty m², presents a timber floor, except on the counter side, corridor and adjoining rear room. The timber furniture is in part original: tables, bench, clothes hook. The room today accommodates a contemporary timber bar counter structuring the counter and allowing its lighting. It is dated after the 1996 fire. This 'delimits' the old part of this café room from the more modern part, with a decor painted by Camille Braun (1878-1943). The whole was executed on a water-based render. This work testifies at first sight to a mastery of trompe-l'oeil: the techniques of false marble, false wood and sky are perfectly executed. They take up themes dear to the period, but also at the heart of decorative tradition: the seasons. Thus, on entering the café, on the left wall, to the west, one notes two series of couples in a rectangle, perfectly reproducing the division of the wall into widths. They are framed on either side by landscapes in square pictures. These first two couples represent Winter then Autumn. Opposite, on the east wall, one reads the following scenes, from left to right, and in a way symmetrical to the west wall: two landscapes in two square frames framing two other series of couples. The latter form the remaining allegories: Summer then Spring. A sky overlooks the room giving a naive and certainly singular opening to the whole ensemble. However, subtly, in the clothing particularly of the young women illustrating the seasons, Camille Braun slips here and there the colours of his family's political attachment: that to French Alsace.
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