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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Site archéologique de hauteur fortifié préhistorique

Essey-lès-Nancy, Meurthe-et-Moselle, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
Site archéologique, en totalité (cad. AH 1 à 4) : inscription par arrêté du 7 octobre 1998
Protection dates
1998/10/07 : inscrit MH
Type
oppidum, site archéologique
Main period of construction
Age du fer
Ownership
propriété de l'État, propriété de la commune
Lieu-dit
Butte Sainte-Geneviève
Commune
Essey-lès-Nancy
Département
Meurthe-et-Moselle
Region
Grand Est
Country
France
Coordinates
48.71601, 6.22727
Mérimée reference
PA54000014

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1600 map "59. Lotharingiae (Lorraine) Ducatus superioris vera delineatio." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

La butte Sainte-Geneviève, surplombant toute la vallée de la Meurthe, prolonge le plateau de Malzéville qui domine Nancy au nord-est. Cette butte, d'une superficie de 20 ha, mesure environ 650 à 700 m de long, et sa largeur est comprise entre 50 et 60 m. Ce site de hauteur est entouré par des falaises naturelles et protégé par un rempart qui en défendait l'entrée au nord-est, seul endroit par où il était facilement accessible. Le rempart, qui barre le col, est rectiligne sur une longueur de 60 m, puis se replie suivant un angle de 50° sur 10 m de long avant de rejoindre le flanc ouest. Il forme alors un angle saillant qui côtoie un chemin d'accès à la butte. Seul un fossé, d'origine naturelle mais probablement aménagé lors de la construction du rempart, précède cette levée. Ce rempart est constitué d'un épaulement de section triangulaire (15 m pour les revers extérieurs, 9 ou 10 m pour les revers intérieurs et 20 à 22 m pour la base). Il atteint une hauteur de 3 m à 3, 5 m par rapport au niveau du sol à l'intérieur de l'enceinte, et une hauteur de 6 m par rapport au fond du fossé. Sa construction s'est effectuée en tirant le meilleur parti des irrégularités du terrain. La coupe de cet épaulement a révélé une couche de pierres et de terre végétale (20 à 50 cm de haut) reposant sur un noyau de chaux mêlée de charbons et de bûches partiellement carbonisées. Ce noyau (1, 35 m d'épaisseur) , situé en milieu de pente, renforce la solidité de l'épaulement. La présence de chaux et de bûches carbonisées permet d'attribuer ce rempart au type " à masse calcinée ", qui n'est connu en Lorraine que par trois autres exemples : le camp d'Afrique à Messein, la Fourasse à Champigneulles et la côte de Sion. On remarquera par ailleurs que ces 4 sites sont tous situés dans le sud du département de la Meurthe-et-Moselle. Un véritable mur de lisière semble avoir protégé la face ouest de l'oppidum. Une fouille a révélé à cet endroit un noyau calciné à 4 m environ en-dessous du niveau donné par la surface du plateau. Ce noyau, base stable, aurait pu supporter un mur parementé. Les travaux militaires antérieurs à 1909 et les fouilles successives (J.Beaupré en 1909, P. Dubuisson de 1927 à 1939 avec la collaboration de G. Poirot, J.-M. Hanus en 1973) ont permis de révéler les phases d'occupation du site. La découverte de haches polies et d'outils en silex prouve que le site était occupé dès le Néolithique, mais c'est à l'époque de la Tène finale (- 120 à - 50) qu'il faut attribuer l'occupation principale. C'est en effet à cette période qu'appartiennent les 67 "fonds de cabane" quadrangulaires mis en évidence par les fouilles, qu'il faut interpréter comme des caves et des structures de stockage. Leur longueur varie de 2, 30 m à 4, 80 m et leur largeur de 1, 90 m à 2, 60 m pour une profondeur de 1 m à 1, 95 m. Leur couverture reposait sur quatre poteaux corniers. Les habitations correspondant à ces structures de stockage n'ont pas été retrouvées, mais la présence de foyers laisse deviner leur existence. Ces structures ont livré un abondant mobilier caractéristique : céramiques, monnaies, fibules, amphores à vin importées d'Italie, ainsi que divers objets dont un anneau d'attelage et un moule de harpon. Le site semble en outre avoir abrité une activité de métallurgie du fer. Le site possède donc le double intérêt de présenter à la fois une structure défensive d'un type peu fréquent (rempart "à masse calcinée") , ainsi que les traces d'une occupation dense.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

The butte Sainte-Geneviève, overlooking the entire valley of the Meurthe, extends the plateau of Malzéville which dominates Nancy to the north-east. This butte, with an area of 20 hectares, measures approximately 650 to 700 m long, and its width is between 50 and 60 m. This elevated site is surrounded by natural cliffs and protected by a rampart which defended its entrance to the north-east, the only place by which it was easily accessible. The rampart, which bars the pass, is rectilinear over a length of 60 m, then folds back following an angle of 50° over 10 m long before joining the western flank. It then forms a salient angle which borders an access path to the butte. Only a ditch, of natural origin but probably arranged during the construction of the rampart, precedes this embankment. This rampart is constituted of a shoulder of triangular section (15 m for the external faces, 9 or 10 m for the internal faces and 20 to 22 m for the base). It reaches a height of 3 m to 3.5 m relative to the ground level inside the enclosure, and a height of 6 m relative to the bottom of the ditch. Its construction was carried out by making the best use of the irregularities of the terrain. The cross-section of this shoulder revealed a layer of stones and vegetable soil (20 to 50 cm high) resting on a core of lime mixed with charcoal and partially charred logs. This core (1.35 m thick), situated in the middle of the slope, reinforces the solidity of the shoulder. The presence of lime and charred logs allows this rampart to be attributed to the type "with calcined mass", which is known in Lorraine only through three other examples: the camp d'Afrique at Messein, the Fourasse at Champigneulles and the côte de Sion. It should be noted moreover that these 4 sites are all situated in the south of the department of Meurthe-et-Moselle. A true border wall appears to have protected the western face of the oppidum. An excavation revealed at this location a calcined core approximately 4 m below the level given by the surface of the plateau. This core, a stable base, could have supported a faced wall. Military works prior to 1909 and successive excavations (J. Beaupré in 1909, P. Dubuisson from 1927 to 1939 with the collaboration of G. Poirot, J.-M. Hanus in 1973) made it possible to reveal the phases of occupation of the site. The discovery of polished axes and flint tools proves that the site was occupied from the Neolithic period, but it is to the period of the final La Tène (- 120 to - 50) that the main occupation should be attributed. It is indeed to this period that belong the 67 quadrangular "hut floors" revealed by the excavations, which must be interpreted as cellars and storage structures. Their length varies from 2.30 m to 4.80 m and their width from 1.90 m to 2.60 m for a depth of 1 m to 1.95 m. Their covering rested on four corner posts. The dwellings corresponding to these storage structures were not found, but the presence of hearths suggests their existence. These structures yielded abundant characteristic artefacts: ceramics, coins, fibulae, wine amphorae imported from Italy, as well as various objects including a draught ring and a harpoon mould. The site moreover appears to have housed an iron metallurgy activity. The site thus possesses the double interest of presenting both a defensive structure of an infrequent type (rampart "with calcined mass"), as well as traces of dense occupation.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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