Base Mérimée: Monuments historiques · France
monument aux morts
La Cluse-et-Mijoux, Doubs, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- Le monument aux morts, en totalité, y compris les aménagements paysagers situés sur la butte (parcelle 76), situé Route nationale n° 57, lieu-dit Le Frambourg, sur la parcelle n° 76, figurant au cadastre section AC, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 décembre 2022
- Protection dates
- 2022/12/19 : inscrit MH
- Type
- monument
- Main period of construction
- 1er quart 20e siècle
- Dates
- 1924, 1926
- Architect or builder
- Robbe Paul (architecte), Laethier Georges (sculpteur)
- Ownership
- propriété de la commune
- Address
- Route nationale n° 57
- Lieu-dit
- Le Frambourg
- Commune
- La Cluse-et-Mijoux
- Département
- Doubs
- Region
- Bourgogne-Franche-Comté
- Country
- France
- Coordinates
- 46.87134, 6.37753
- Mérimée reference
- PA25000097
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The Ministère de la Culture's notice
Historique
Dès avril 1917, la commune de La-Cluse-et-Mijoux commande un projet de « Monument de la reconnaissance à la mémoire des soldats morts pour la Patrie. 1914-1917 ». Le projet de Pautier, architecte à Pontarlier, prend la forme d'une chapelle aux décors fastueux. Il ne sera pas réalisé. Située sur une des rares voies de passage transversales en direction de la Suisse, la commune a connu des batailles régulières dont plusieurs monuments commémorent encore leur histoire. En 1871, la commune et sa forteresse de Joux protègent notamment la retraite en Suisse de l'Armée de l'Est. Par délibération du 20 mars 1923, la commune lance le second projet d'érection d'un monument à la mémoire des 39 enfants de la commune « morts pour la France » pour un coût total de 85 283 francs. La réalisation est confiée à l'architecte et maire socialiste de Pontarlier Paul Robbe (1884-1944). Après avoir combattu durant la guerre, il érigea plusieurs monuments autour de Pontarlier ayant pour point commun d'évoquer l'arrière et la paix : Jougne (par la présence d'un écolier et d'une lanterne éclairant la vallée), La-Cluse-et-Mijoux (deux enfants offrent une fleur au soldat qui regarde vers le lointain, l'inscription PAX), Métabief (une femme en deuil), Touillon-et-Loutelet (une lanterne des morts éclairant la vallée). Les sculptures sont confiées au bisontin Georges Laethier (1875-1955). Formé à l'École des Beaux-arts de Besançon auprès du sculpteur Just Becquet lui-même élève de Rude, il entre en 1899 à l'École des Beaux-arts de Paris dans l'atelier de Gabriel-Jules Thomas et Jean-Antoine Injalbert. En 1903, il est nommé professeur de sculpture à l'École des Beaux-arts de Besançon. Il est également de l'auteur de nombreux monuments aux morts de la région (Ornans, Frasne, L'Isle-sur-le-Doubs, Pontarlier, Baume-les-Dames, Doubs, Besançon, La-Cluse-et-Mijoux puis la sculpture de l'écolier du monument aux morts de Jougne). Plusieurs maquettes en terre et plâtre du projet du sculpteur pour La-Cluse-et-Mijoux sont encore conservées.
Description
L'ensemble fonctionne comme un cénotaphe dressé sur une butte située le long de la route menant vers la Suisse, au pied du fort de Joux. On y accède par des chemins sinuant de part et d'autre d'un escalier central monumental. Au sommet de l'escalier, un piédestal supporte une figure de poilu en pierre de Vaurion qui regarde au loin, en sentinelle, la main posée au-dessus du front. De part et d'autres se trouvent des trophées en rondes bosses. Sur la butte est également aménagé un jardin public derrière le poilu avec des bancs et arbres. Les travaux sont exécutés en 1924 et le monument inauguré en 1925. En 1926, Laethier complète le monument par l'exécution d'un bas-relief sous le poilu représentant une femme en deuil et deux enfants portant des fleurs au soldat. Il réalise également un bloc sculpté pour rehausser la figure du poilu qui avait été placée trop basse et dans la mauvaise direction.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
As early as April 1917, the commune of La-Cluse-et-Mijoux ordered a project for a "Monument of Gratitude in Memory of Soldiers Died for the Fatherland. 1914-1917". The project by Pautier, architect in Pontarlier, took the form of a chapel with sumptuous decoration. It was not realised. Located on one of the rare transverse passage routes towards Switzerland, the commune experienced regular battles, several monuments of which still commemorate their history. In 1871, the commune and its fortress of Joux notably protected the retreat to Switzerland of the Army of the East. By resolution of 20 March 1923, the commune launched the second project for the erection of a monument in memory of the 39 children of the commune "who died for France" for a total cost of 85,283 francs. The realisation was entrusted to the architect and socialist mayor of Pontarlier Paul Robbe (1884-1944). After having fought during the war, he erected several monuments around Pontarlier with a common theme of evoking the home front and peace: Jougne (by the presence of a schoolboy and a lantern lighting the valley), La-Cluse-et-Mijoux (two children offer a flower to the soldier who looks towards the distance, the inscription PAX), Métabief (a grieving woman), Touillon-et-Loutelet (a lantern of the dead lighting the valley). The sculptures were entrusted to the Besançon native Georges Laethier (1875-1955). Trained at the École des Beaux-arts of Besançon under the sculptor Just Becquet himself a pupil of Rude, he entered in 1899 the École des Beaux-arts of Paris in the studio of Gabriel-Jules Thomas and Jean-Antoine Injalbert. In 1903, he was appointed professor of sculpture at the École des Beaux-arts of Besançon. He is also the author of numerous war memorials in the region (Ornans, Frasne, L'Isle-sur-le-Doubs, Pontarlier, Baume-les-Dames, Doubs, Besançon, La-Cluse-et-Mijoux and then the sculpture of the schoolboy of the war memorial of Jougne). Several clay and plaster maquettes of the sculptor's project for La-Cluse-et-Mijoux are still preserved.
Description
The ensemble functions as a cenotaph erected on a hillock situated along the road leading towards Switzerland, at the foot of the fort of Joux. Access is by winding paths on either side of a monumental central staircase. At the top of the staircase, a pedestal supports a figure of a poilu in Vaurion stone who looks into the distance, as a sentinel, with his hand placed above his brow. On either side are trophies in high relief. On the hillock is also laid out a public garden behind the poilu with benches and trees. The works were executed in 1924 and the monument inaugurated in 1925. In 1926, Laethier completed the monument by executing a bas-relief below the poilu representing a grieving woman and two children bearing flowers to the soldier. He also realised a sculpted block to raise the figure of the poilu which had been placed too low and in the wrong direction.
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