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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Monument aux morts

Saint-Martin-Valmeroux, Cantal, France

The record

Designation
Historic monument, classified (classé)
Protection
classé MH
Extent of protection
Le monument aux morts, en totalité, avec sa calade, situés place de l'Eglise, non cadastré, tel que figuré en violet sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 28 décembre 2021
Protection dates
2021/12/28 : classé MH
Type
monument aux morts
Main period of construction
1ère moitié 20e siècle
Dates
1922
Architect or builder
Fix-Masseau Pierre (sculpteur), Godard Désiré (fondeur)
Ownership
propriété de la commune
Address
place de l'église
Commune
Saint-Martin-Valmeroux
Département
Cantal
Region
Auvergne-Rhône-Alpes
Country
France
Coordinates
45.11783, 2.42802
Mérimée reference
PA15000054

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1843 map "Carte de l'Etat-Major 1:40,000 (1820-1866)" (IGN France — Géoportail).

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The Ministère de la Culture's notice

Le projet de monument aux morts est lancé par la commune en 1920 et son érection suit deux ans plus tard. Un socle de galets rectangulaire supporte en son centre une stèle posée sur deux marches encadrant le monument sur trois côtés. La face frontale accueille un bas-relief cintré présentant la scène, tandis que la liste des 62 victimes du conflit est exposée à l'arrière sur deux plaques de bronze couronnées de l'inscription « St Martin Valmeroux à ses enfants morts pour la France ». Le monument est dû au sculpteur Fix-Masseau. Une figure féminine ailée soutient un soldat mourant allongé sur le sol. Ce dernier est nu, ne portant que son casque, ce qui permet de l'identifier. La nudité masculine est rare sur un monument car elle ne permet guère de mettre en valeur les vertus guerrières et les accessoires attendus. On trouve cependant d'autres exemples en France, mais qui font référence de manière plus explicite au modèle de la pietà, ainsi de Metz (Paul Niclausse, sculpteur) et Strasbourg (Léon-Ernest Drivier). A Saint-Martin-Valmeroux, c'est une version laïque de la pietà qui est livrée. La Vierge est remplacée par une figure profane en raison de l'interdiction de représenter un monument à caractère religieux. Elle symbolise ici la Victoire, reconnaissable à ses ailes déployées et à la couronne de lauriers. Elle tient dans sa main gauche une autre couronne de vainqueur pour le soldat. Celui-ci est dans une posture relâchée, allant à l'encontre des modèles traditionnels, où les soldats offrent une attitude hiératique ou en tout cas rigide. Ce choix de l'artiste souligne sa volonté de réalisme. La simplification du drapé de la Victoire, la gravité des visages rapprochent cette sculpture du mouvement de l'Art déco des années 1920, en rupture avec les représentations plus maniéristes des débuts du sculpteur. Les deux personnages émergent d'un fond ébauché à grands traits, évoquant ainsi la glaise. Le soldat semble s'appuyer sur le piédroit de la pierre tandis que la Victoire peut s'élever dans le cintre du relief. Le haut-relief sort de son cadre. Est-ce un tombeau ? On note la sensualité dans le traitement faiblement accentué de la morphologie du corps nu du soldat et la grande douceur de la figure féminine soulageant le héros. Le choix de Pierre Fix-Masseau, sculpteur parisien reconnu, semble remonter à la relation amicale nouée par un gantier de la commune, Paul Chanut, avec l'artiste. Né à Lyon en 1869, Pierre Fix-Masseau meurt à Paris en 1937. A la tête de l'Ecole nationale d'art décoratif de Limoges de 1905 à 1935, ainsi que du Musée Adrien-Dubouché, il est l'auteur du Secret, conservé au Musée d'Orsay et exécuté en 1894. C'est un représentant du courant symboliste et de l'Art nouveau. Ce bas-relief témoigne du goût du symbolisme de l'artiste, de son intérêt pour la figure féminine et le travail des drapés. Il est fondu par Désiré Godard, de Paris. On retrouve les deux signatures sur le bas-relief.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

The project for a war memorial was launched by the commune in 1920 and its erection followed two years later. A rectangular pebble base supports at its centre a stele placed on two steps framing the monument on three sides. The front face welcomes a arched bas-relief presenting the scene, while the list of 62 victims of the conflict is displayed at the rear on two bronze plaques crowned with the inscription "St Martin Valmeroux to its children dead for France". The monument is by sculptor Fix-Masseau. A winged female figure supports a dying soldier lying on the ground. The latter is naked, wearing only his helmet, which makes it possible to identify him. Male nudity is rare on a monument because it hardly allows one to highlight military virtues and expected accessories. One finds however other examples in France, but which refer more explicitly to the model of the pietà, such as Metz (Paul Niclausse, sculptor) and Strasbourg (Léon-Ernest Drivier). At Saint-Martin-Valmeroux, it is a secular version of the pietà which is delivered. The Virgin is replaced by a profane figure due to the prohibition of representing a monument with a religious character. She symbolizes here Victory, recognizable by her outstretched wings and the laurel wreath. She holds in her left hand another crown of victory for the soldier. The latter is in a relaxed posture, going against traditional models, where soldiers offered a hieratic or in any case rigid attitude. This choice of the artist underscores his will for realism. The simplification of the drapery of Victory, the gravity of the faces bring this sculpture closer to the Art Deco movement of the 1920s, in break with the more mannerist representations of the sculptor's beginnings. The two figures emerge from a background sketched with broad strokes, thus evoking clay. The soldier seems to lean on the jamb of the stone while Victory can rise in the arched frame of the relief. The high-relief breaks out of its frame. Is it a tomb? One notes the sensuality in the slightly accented treatment of the morphology of the naked body of the soldier and the great gentleness of the female figure relieving the hero. The choice of Pierre Fix-Masseau, recognized Parisian sculptor, seems to go back to the friendly relationship forged by a glove maker of the commune, Paul Chanut, with the artist. Born in Lyon in 1869, Pierre Fix-Masseau dies in Paris in 1937. At the head of the École nationale d'art décoratif of Limoges from 1905 to 1935, as well as of the Musée Adrien-Dubouché, he is the author of The Secret, held in the Musée d'Orsay and executed in 1894. He is a representative of the Symbolist movement and Art Nouveau. This bas-relief testifies to the taste of the artist for Symbolism, his interest in the female figure and the work of draperies. It is cast by Désiré Godard, of Paris. The two signatures are found on the bas-relief.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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