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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Pont transbordeur du Martrou

Rochefort;Echillais, Charente-Maritime, France

The record

Designation
Historic monument, classified (classé)
Protection
classé MH
Extent of protection
Le pont transbordeur : classement par arrêté du 30 avril 1976 ; Le pont transbordeur de Martrou, en totalité, avec le bâtiment abritant la machinerie, sis au débouché de l'avenue Jacques-Demy à Rochefort (cad. BM 1 et 3 et domaine public non cadastré) et sis rue du Transbordeur à Echillais (cad. AL 56 et domaine public non cadastré) : classement par arrêté du 30 septembre 2019
Protection dates
1976/04/30 : classé MH, 2019/09/30 : classé MH
Type
pont
Main period of construction
1er quart 20e siècle
Dates
1900
Architect or builder
Arnodin (ingénieur)
Ownership
propriété de l'État
Address
Avenue Jacques Demy, rue du Transbordeur
Commune
Rochefort;Echillais
Département
Charente-Maritime
Region
Nouvelle-Aquitaine
Country
France
Coordinates
45.91450, -0.96059
Mérimée reference
PA00104870

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1621 map "Carte du Pais d'Aunis Ville et Gouvernement de la Rochelle." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

Cet ouvrage reste l'unique témoignage en France d'une époque de la construction métallique française et d'un type de ce pont, les autres ayant été détruits. Les dimensions sont importantes : la largeur de la travée entre pylônes est de 139,75 mètres à 50 mètres de hauteur. Sa désaffection en 1967 s'explique par l'incompatibilité entre l'importance du trafic routier actuel et la lenteur des rotations de manoeuvres de la nacelle suspendue.

"Au début du XIXe siècle, la traversée de la Charente s'effectuait par bacs. Mais vers 1840, l'économie régionale réclame des moyens de franchissements plus commodes. De 1840 à 1849, un projet de tunnel sous-fluvial est étudié et au final, abandonné en raison de son coût. En attendant, le département met à disposition de la population un bac à vapeur en 1855. En 1872, le Conseil Général demande de nouveaux projets à l'entreprise Hersent qui avait une grande réputation en matière de génie civil. Deux projets sont présentés : un pont tournant et un tunnel puis en 1888, des ponts mobiles, un tunnel, un pont tubulaire sous-marin, un pont supérieur, un ferry-boat, et un pont à transbordeur. La Commission mixte Marine et Travaux Publics retient finalement le pont transbordeur. Ce projet est mis au point entre 1894 et 1895 et le marché passé le 23 août 1887 à l'entreprise Arnodin qui devait à la fois construire l'ouvrage (pour 180 000 francs par ans), l'exploiter pendant trois ans et en cas d'arrêt, remettre en service, à ses frais, les anciens bacs. Les travaux débutent en mars 1898 et la mise en service du pont s'effectue le 8 juillet 1900. Le transbordeur du Martrou est une oeuvre de l'Ingénieur Arnodin. Cet ouvrage reste l'unique témoignage en France de ce type de pont (ceux de Nantes et Marseille ayant été détruits). De chaque côté de la Charente, deux pylônes métalliques qui reposent sur les fondations par des rotules d'acier supportent un tablier métallique suspendu à des câbles paraboliques et obliques fixés à ces pylônes. Un chariot de roulement qui entraîne une nacelle suspendue se déplace sur le tablier. Les dimensions du pont sont importantes : la largeur de la travée entre pylônes est de 139,75 mètres, ce qui donne, avec les débordements sur les rives, un tablier de 175,54 mètres qui domine la Charente à 5O mètres de hauteur. L'objectif de ce type de pont était de faciliter le trafic routier alors en pleine expansion, sans nuire au passage des bateaux et de leurs mats. Une nacelle permet de transporter au-dessus de l'eau les passagers, les marchandises et les véhicules. Elle est suspendue à un chariot roulant placé suffisamment haut sur un tablier de pont. Avec ce système, le pont fonctionnait quel que soit le temps, de jour comme de nuit. Il a été désaffecté en raison de l'incompatibilité du trafic routier et la lenteur des rotations des manœuvres de la nacelle suspendue remise en service après une restauration complète de l'ouvrage."

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

This structure remains the sole testimony in France of a period of French metal construction and of this type of bridge, the others having been destroyed. The dimensions are substantial: the width of the bay between pylons is 139.75 metres at a height of 50 metres. Its decommissioning in 1967 is explained by the incompatibility between the importance of current road traffic and the slowness of the rotations of manoeuvres of the suspended nacelle.

"At the beginning of the 19th century, crossing the Charente was carried out by ferries. But around 1840, the regional economy demands more convenient means of crossing. From 1840 to 1849, a project for a sub-river tunnel is studied and finally abandoned due to its cost. In the meantime, the department puts at the disposal of the population a steam ferry in 1855. In 1872, the General Council requests new projects from the Hersent company, which had a great reputation in civil engineering. Two projects are presented: a swing bridge and a tunnel, then in 1888, mobile bridges, a tunnel, a submarine tubular bridge, a superior bridge, a ferry-boat, and a transporter bridge. The Joint Commission of Marine and Public Works finally selects the transporter bridge. This project is developed between 1894 and 1895 and the contract is awarded on 23 August 1887 to the Arnodin company which had to both construct the structure (for 180,000 francs per year), operate it for three years and, in case of stoppage, restore the old ferries at its own expense. Work begins in March 1898 and the bridge is put into service on 8 July 1900. The Martrou transporter bridge is a work of Engineer Arnodin. This structure remains the sole testimony in France to this type of bridge (those of Nantes and Marseille having been destroyed). On each side of the Charente, two metal pylons which rest on foundations by steel ball joints support a metal deck suspended by parabolic and oblique cables fixed to these pylons. A carriage which drives a suspended nacelle moves along the deck. The dimensions of the bridge are substantial: the width of the bay between pylons is 139.75 metres, which gives, with the overhangs on the banks, a deck of 175.54 metres which dominates the Charente at 50 metres height. The objective of this type of bridge was to facilitate road traffic which was then in full expansion, without hindering the passage of boats and their masts. A nacelle allows the transport above water of passengers, goods and vehicles. It is suspended from a rolling carriage placed sufficiently high on a bridge deck. With this system, the bridge functioned regardless of the weather, day or night. It was decommissioned due to the incompatibility of road traffic and the slowness of the rotation of manoeuvres of the suspended nacelle, restored to service after a complete restoration of the structure."

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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