TreeAlive
‹ Base Mérimée: Monuments historiques, France

Base Mérimée: Monuments historiques · France

Ruines de l'ancienne grange cistercienne de Fontcalvy

Ouveillan, Aude, France

The record

Designation
Historic monument, classified (classé)
Protection
classé MH
Extent of protection
Grange cistercienne de Fontcalvy (ruines de l'ancienne) (cad. B 800) : classement par arrêté du 9 décembre 1983
Protection dates
1983/12/09 : classé MH
Type
grange monastique
Main period of construction
Moyen Age, 13e siècle
Ownership
propriété de la commune
Commune
Ouveillan
Département
Aude
Region
Occitanie
Country
France
Coordinates
43.27637, 2.99887
Mérimée reference
PA00102845

Slide toward Today to fade the historical sheet and see the modern map underneath.

David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1764 map "Carte du canal de Languedoc depuis le port de cette jusqu'a l'etang de Marceillette." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

Get directions ↗

This record on the Ministère de la Culture's POP platform ↗

The Ministère de la Culture's notice

En 1093, installation de religieux dans la forêt de Fontfroide. Contraints par la règle à réinvestir leurs revenus, les religieux se lancent, dès les années 1140, dans des achats très importants de terres. D'après la règle cistercienne, les moines doivent cultiver leurs terres eux-mêmes. Ne pouvant le faire de Perpignan à Béziers, l'abbaye va mettre en place le système des granges, au centre d'un groupe d'exploitations, cultivées par les convers. La grange est le type même de l'exploitation cistercienne organisée comme un petit monastère, sous l'autorité d'un "magister grangial" dirigeant les travaux agricoles des frères convers. A la fin du 13e siècle, l'existence d'au moins 24 granges est attestée pour l'abbaye de Fontfroide, dont celle de Fontcalvy. L'édifice est de plan carré, à un étage sur rez-de-chaussée. Ce dernier était constitué, à l'origine, d'une seule et vaste salle, divisée plus tard en salles plus petites par des murs séparatifs dont l'un d'eux subsiste encore. Cette salle est couverte de quatre voûtes sur croisées d'ogives séparées entre elles par des arcs doubleaux. Arcs doubleaux et diagonaux prennent appui au centre sur un imposant pilier fasciculé dont le profil est engendré par la rencontre des différents arcs. L'entrée est placée à l'est, à la base d'une tour de section carrée, volontairement désaxée par rapport à la façade en raison de la retombée d'un arc doubleau et de deux arcs diagonaux dans l'axe médian. L'entrée constitue une sorte de sas entre deux portes en plein cintre, au-dessus duquel un plancher ajouré pouvait faire office d'assommoir. Un plancher divisait, dès l'origine, la vaste salle du rez-de-chaussée en deux niveaux. L'accès à l'étage est assuré par une rampe extérieure adossée à la façade est. Cette disposition, qui ne tient pas compte du système défensif, n'est pas d'origine. Une trappe munie de marches et ménagée dans la voûte au revers de la façade est, semble avoir été l'accès primitif, probablement assuré par une échelle légère. Il y a tout lieu de penser qu'un second système à échelles mobiles devait exister dans la tour est. L'édifice était couvert d'un toit à deux versants dont l'arête supérieure était portée par deux arcs diaphragmes brisés. A l'extérieur, le contrefort médian de la façade sud est évidé à partir d'une certaine hauteur jusqu'à l'étage supérieur, formant ainsi une sorte de gaine dont l'usage est encore mal défini. Au devant de la façade est et dans sa partie supérieure, deux arcs appareillés prennent appui sur les contreforts d'angles et sur la tour centrale. Il est probable que ces arcs supportaient à l'origine une courtine qui ceinturait l'édifice comme paraissent l'indiquer les corbeaux en saillie. Faisant partie du système défensif, les quatre contreforts d'angle étaient aménagés en guettes. Leur partie supérieure correspond à une logette, protégés par un garde-fou, et à laquelle on accède depuis l'étage par un étroit passage.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

In 1093, the installation of religious in the forest of Fontfroide. Constrained by the rule to reinvest their revenues, the religious launched themselves, from the 1140s onwards, into very substantial purchases of land. According to the Cistercian rule, the monks must cultivate their lands themselves. Being unable to do so from Perpignan to Béziers, the abbey would set up the system of granges, at the centre of a group of holdings, cultivated by the lay brothers. The grange is the very type of Cistercian holding organised as a small monastery, under the authority of a "magister grangial" directing the agricultural work of the lay brother friars. At the end of the 13th century, the existence of at least 24 granges is attested for Fontfroide abbey, including that of Fontcalvy. The building is of square plan, with one storey above the ground floor. The latter was originally constituted of a single vast hall, later divided into smaller rooms by partition walls one of which still subsists. This hall is covered by four rib vaults on pointed arches separated from each other by doubleaux arches. Doubleaux and diagonal arches are supported at the centre on an imposing fasciculated pillar whose profile is generated by the meeting of the various arches. The entrance is placed to the east, at the base of a tower of square section, deliberately off-axis with respect to the façade on account of the springing of a doubleaux arch and two diagonal arches in the median axis. The entrance constitutes a kind of airlock between two round-arched doors, above which a pierced floor could serve as a machicolation. A floor divided, from the outset, the vast ground-floor hall into two levels. Access to the upper floor is ensured by an external ramp set against the east façade. This arrangement, which takes no account of the defensive system, is not original. A trapdoor fitted with steps and made in the vault on the rear of the east façade, appears to have been the primitive access, probably ensured by a light ladder. There is every reason to think that a second system with mobile ladders must have existed in the east tower. The building was covered with a roof of two slopes whose upper ridge was borne by two broken diaphragm arches. On the exterior, the median buttress of the south façade is hollowed out from a certain height up to the upper storey, thus forming a kind of sheath whose use is still poorly defined. Before the east façade and in its upper part, two arches laid in voussoirs are supported on the corner buttresses and on the central tower. It is probable that these arches originally supported a curtain which encircled the building as the corbels in relief seem to indicate. Forming part of the defensive system, the four corner buttresses were arranged as look-outs. Their upper part corresponds to a small lodge, protected by a guard-rail, and to which one gains access from the upper floor by a narrow passage.

Nearby in the register

Other entries of the same register within about three miles of this one, by straight line.

Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
See your own family's places on a living map