Base Mérimée: Monuments historiques · France
square du Souvenir et monument aux morts
Belfort, Territoire de Belfort, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- Le square du Souvenir, en totalité, y compris ses grilles, ses portails, ses monuments à savoir le monument aux morts de la Grande Guerre par Georges Verez (1877-1933), le monument du poilu par Léon de Leyritz (1888-1976) et le « Gaulois mourant »par Léon-Alexandre Delhomme (1841-1895), situé avenue du Maréchal Foch, Place des Arts, Rue Degombert, sur la parcelle n° 71, figurant au cadastre section BK de la commune, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 25 avril 2022
- Protection dates
- 2022/04/25 : inscrit MH
- Type
- monument
- Main period of construction
- 1er quart 20e siècle
- Dates
- 1924, 1928
- Architect or builder
- Le Monnier Albert (architecte), Verez Georges (sculpteur), de Leyritz Léon (sculpteur), Delhomme Léon-Alexandre (sculpteur)
- Ownership
- propriété de la commune
- Address
- Avenue du Maréchal Foch ; Place des Arts ; Rue Degombert
- Commune
- Belfort
- Département
- Territoire de Belfort
- Region
- Bourgogne-Franche-Comté
- Country
- France
- Coordinates
- 47.63566, 6.86067
- Mérimée reference
- PA90000017
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The Ministère de la Culture's notice
Description
Le square du Souvenir de Belfort s'étend à l'est de la Savoureuse, à l'entrée d'un des anciens faubourgs de la ville bastionnée, dans le quartier Carnot. Sur l'emplacement de cet ancien champ de foire, la commune de Belfort décide en 1920 d'aménager un square dédié aux commémorations de la Grande Guerre afin de rendre hommage aux 1056 Belfortins morts pour la France. Belfort, en raison de son emplacement, connut un rôle majeur pendant la guerre : s'y déroule les premiers combats, puis la ville devient une place arrière stratégique, et recrute plus qu'ailleurs ses soldats. Un concours national est lancé, dont l'ampleur est sans comparaison dans la région Franche-Comté (31 candidats, exposition des projets au public, débats dans la presse régionale). Il est remporté par l'architecte parisien Le Monnier et le sculpteur Georges Verez. Le monument, aux dimensions particulièrement importantes (11 m de haut) se distingue du corpus national des monuments aux morts. Le règlement du concours précise qu'il ne doit pas avoir de caractère funéraire. D'ailleurs, les noms des morts n'apparaissent pas sur le monument. C'est la Victoire qui est mise en avant. Sous une allégorie aillée, tous les acteurs de la guerre sont représentés en mouvement, déterminés dans le combat. Selon les termes mêmes de l'architecte, il s'agit de rappeler que Belfort est « le glacis de la France », défenseur de la frontière, raison pour laquelle des cônes de vue ont été ménagés afin que le Lion de Bartholdi et le nouveau monument aux morts se répondent. Un second monument est installé en 1928 à l'entrée du square. C'est un œuvre de série fondue par Durenne et due au sculpteur Léon Leyritz, qui réalise un socle original, dont la forme en banc invite à la méditation autour du souvenir des poilus. Ce monument se trouve aujourd'hui dans le square. Dès l'origine du projet, un square est prévu pour servir d'écrin au monument. Il est réalisé entre 1925 et 1928 en deux phases : la première entre 1925 et 1927 d'après le projet de Le Monnier, conseillé par un paysagiste parisien non nommé dans les archives, la seconde entre 1926 et 1928 sous la direction de l'architecte belfortain Paul Giroud, qui souhaite s'inscrire dans la continuité de la partie antérieure du square. Le dessin est régulier autour du monument alors que des allées irrégulières et paysagères sont privilégiées pour les bords du square, dans un vocabulaire traditionnel pour les jardins publics. Le tout, densément planté sur une petite parcelle, donne un effet de monumentalité au lieu. Le coût global du projet en dit long sur l'importance du square du Souvenir pour une ville particulièrement touchée : 270 000 francs pour l'érection du monument et 126 900 fr. pour le square. Le monument est d'ailleurs inauguré par le ministre de la guerre, le général Nollet, en 1924.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
Description
The Square of Remembrance in Belfort extends to the east of the Savoureuse, at the entrance to one of the former suburbs of the fortified town, in the Carnot district. On the site of this former fairground, the commune of Belfort decides in 1920 to develop a square dedicated to the commemoration of the Great War in order to pay tribute to the 1056 people from Belfort who died for France. Belfort, due to its location, played a major role during the war: the first battles take place there, then the town becomes a strategic rear position, and recruits more soldiers than elsewhere. A national competition is launched, the scale of which is unparalleled in the Franche-Comté region (31 candidates, public exhibition of projects, debates in the regional press). It is won by the Parisian architect Le Monnier and the sculptor Georges Verez. The monument, of particularly large dimensions (11 m high), distinguishes itself from the national corpus of war memorials. The competition rules specify that it must not have a funereal character. Moreover, the names of the dead do not appear on the monument. It is Victory that is put forward. Beneath a winged allegory, all the actors of the war are represented in motion, determined in combat. According to the architect's own terms, it is a matter of recalling that Belfort is "the glacis of France", defender of the frontier, which is why sight lines have been created so that the Lion of Bartholdi and the new war memorial respond to each other. A second monument is installed in 1928 at the entrance to the square. It is a work cast by Durenne and due to the sculptor Léon Leyritz, who creates an original base, whose bench-like form invites meditation around the memory of the poilus. This monument is now in the square. From the outset of the project, a square is planned to serve as a setting for the monument. It is created between 1925 and 1928 in two phases: the first between 1925 and 1927 according to Le Monnier's project, advised by an unnamed Parisian landscape designer in the archives, the second between 1926 and 1928 under the direction of the Belfort architect Paul Giroud, who wishes to continue the front part of the square. The design is regular around the monument while irregular, landscape-oriented paths are favoured for the edges of the square, in vocabulary traditional for public gardens. The whole, densely planted on a small parcel, gives an effect of monumentality to the place. The overall cost of the project speaks volumes about the importance of the Square of Remembrance for a town particularly affected: 270,000 francs for the erection of the monument and 126,900 francs for the square. The monument is moreover inaugurated by the minister of war, General Nollet, in 1924.
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