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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Immeuble

Paris 10e Arrondissement, Paris, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit), in part
Protection
inscrit MH partiellement
Extent of protection
Façades et toitures (cad. 10 : 01 AN 49) : inscription par arrêté du 9 avril 1998
Protection dates
1998/04/09 : inscrit MH
Type
immeuble
Main period of construction
1er quart 19e siècle
Dates
1822
Architect or builder
LECLERE Achille (architecte)
Ownership
propriété privée
Address
1 place Franz-Liszt ; 91 rue d'Hauteville
Commune
Paris 10e Arrondissement
Département
Paris
Region
Île-de-France
Country
France
Coordinates
48.87751, 2.35131
Mérimée reference
PA75100001

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1776 map "Li Contorni di Parigi" (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

L'avènement de Charles X en 1824, 10 ans après la restauration de la monarchie, apparaît comme une circonstance décisive dans l'histoire de l'urbanisme parisien. C'est en effet à cette époque que les premiers grands lotissements de la capitale vont voir le jour. Ils marquent une rupture complète avec la tradition des faubourgs ; le tracé de ces nouveaux quartiers va modifier profondément le paysage urbain de l'agglomération. L'année 1824 va voir naître les plus grands lotissements de l'histoire parisienne : à l'intérieur de l'enceinte des Fermiers Généraux, le quartier Saint-Vincent de Paul, suivi plus tard du quartier de l'Europe (de part et d'autre de la Nouvelle Athènes). Dès 1821, on décida de céder à un groupe de financiers, Jacques Lafitte, César Ernest André et Louis Mathilde Cottier, l'enclos Saint-Lazare qui appartenait encore à la fin de l'Empire au Département. Il devait y créer un quartier et des voies nouvelles, il s'agissait d'un véritable projet d'urbanisme et d'architecture ; un monument, une église en l'occurrence, devait en former le temps fort. C'est le nom d'Achille Leclère qui fut associé à ce projet, que l'on doit retenir ; Leclère habitait à l'époque 2, rue d'Hauteville. A la rencontre des rues d'Hauteville et Lafayette, il forme une place hexagonale au nord de laquelle doit s'élever la nouvelle église Saint-Vincent de Paul, dont les plans seront confiés à Jean-Baptiste Lepère. L'église est établie sur "la butte Saint-Lazare" ; on devait y accéder par un grand emmarchement avec quatre paliers de repos : disposition inspirée de la Trinité des Monts, place d'Espagne à Rome. Neufs rues devaient être formées aux alentours de la place (rue Chabrol, Saint-Vincent de Paul, Bossuet, Fénelon, rue des Petits Hôtels, rue Charles X puis rue Lafayette...). Cette place constitue un véritable laboratoire de l'architecture et de l'urbanisme du "nouveau quartier Poissonnière" dans le premier tiers du 19e siècle. La place telle que l'a conçue Achille Leclère, était tout à fait remarquable par son plan. Leclère ne traça pas réellement une place que l'on qualifie souvent d'hexagonale en tenant compte des seules façades, mais il traça un dodécagone, donnant aux pleins, la même valeur qu'aux vides. Façades et rues devaient avoir la même largeur de 20 mètres, ce qui était effectif pour la rue Lafayette et l'escalier de l'église, mais pas pour les autres rues. L'ordonnance des façades fut respectée, à l'exception du n° 6 bâti vers 1850 et remanié 10 ans plus tard. Cependant l'unité de la place fut totalement anéantie lorsque Hittorf succéda à Lepère pour achever l'église Saint-Vincent de Paul. Il projeta un grand système de rampes qui dégageait totalement la façade de l'église ; ce parti pris était à l'encontre de l'effet qu'avait souhaité Leclère. En effet, celui-ci recherchait une relation articulée entre le monument et la place ; la place réduite à une sorte de demi-lune devenait une espèce de parvis. Pour les façades, Leclère fit quatre propositions, dont deux avec frontons. C'est un parti plus simple dans l'esprit de la rue de Rivoli qui fut adopté. Il construisit lui-même, à partir de 1825, la maison au 5-7 de la place et 107, rue Lafayette. Les numéros 1-2-3-7 sont de la même époque, le n° 4, en revanche, ne fut construit qu'en 1835 par l'architecte Pellechet. Cette place dénommée Charles X en 1825, devint place Lafayette en 1830 et Frantz Liszt depuis 1962. L'ensemble qui offre un intérêt certain est très généralement ignoré des parisiens. Dominée au Nord par l'église Saint-Vincent de Paul, commencée en 1824 par Lepère, continuée et terminée en 1844 par Hittorf et précédée par un escalier monumental à trois paliers, la place Franz Liszt épouse la forme d'un dodécagone. Traversée d'ouest en est par la rue Lafayette et percée au sud par la rue d'Hauteville qui ouvre une profonde perspective vers le sud de Paris, elle est bordée d'immeubles dont la plupart ont été construits dans le premier tiers du 19e siècle. Les immeubles sont élevés de trois étages sur rez-de-chaussée et de combles dont certains ont été surélevés et percés de lucarnes. Un balcon avec balustrade en fonte court sur les façades au niveau de l'étage noble et du 3e étage. Les façades sont percées de fenêtres rectangulaires surmontées de frontons triangulaires à l'étage noble. Les angles des façades sont soulignés de bossages. A noter le soin apporté aux proportions, au décor et à la modénature et au travail de la fonte. Les rez-de-chaussée ont été défigurés par l'aménagement de commerces. Malgré ces modifications, l'ensemble des façades a conservé une certaine unité.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

The accession of Charles X in 1824, 10 years after the restoration of the monarchy, appears as a decisive circumstance in the history of Parisian urban planning. It was indeed at this time that the first major developments of the capital were to see the light of day. They mark a complete break with the tradition of the faubourgs; the layout of these new districts was to profoundly modify the urban landscape of the agglomeration. The year 1824 was to see the birth of the greatest developments in Parisian history: within the enclosure of the Fermiers Généraux, the Saint-Vincent de Paul district, followed later by the district of Europe (on either side of the Nouvelle Athènes). From 1821, it was decided to cede to a group of financiers, Jacques Lafitte, César Ernest André and Louis Mathilde Cottier, the Saint-Lazare enclosure which still belonged at the end of the Empire to the Department. It was to create a district and new roads there, it was a genuine urban planning and architecture project; a monument, a church in this case, was to form its focal point. It is the name of Achille Leclère that must be retained in connection with this project; Leclère lived at the time at 2, rue d'Hauteville. At the intersection of the rues d'Hauteville and Lafayette, he forms a hexagonal square to the north of which the new church of Saint-Vincent de Paul was to rise, whose plans would be entrusted to Jean-Baptiste Lepère. The church is established on "the Saint-Lazare hill"; access was to be gained by a great flight of steps with four resting landings: arrangement inspired by the Trinité des Monts, place d'Espagne in Rome. Nine streets were to be formed around the square (rue Chabrol, Saint-Vincent de Paul, Bossuet, Fénelon, rue des Petits Hôtels, rue Charles X then rue Lafayette...). This square constitutes a genuine laboratory of the architecture and urban planning of the "new Poissonnière district" in the first third of the 19th century. The square as Achille Leclère conceived it was quite remarkable in its plan. Leclère did not really trace a square that is often described as hexagonal taking into account only the façades, but he traced a dodecagon, giving the solids the same value as the voids. Façades and streets were to have the same width of 20 metres, which was the case for rue Lafayette and the church steps, but not for the other streets. The arrangement of the façades was respected, with the exception of no. 6 built around 1850 and remodelled 10 years later. However the unity of the square was totally destroyed when Hittorf succeeded Lepère to complete the church of Saint-Vincent de Paul. He projected a large system of ramps which completely cleared the façade of the church; this approach was contrary to the effect that Leclère had wished for. Indeed, he sought an articulated relationship between the monument and the square; the square reduced to a sort of crescent became a kind of parvis. For the façades, Leclère made four proposals, two of which with pediments. It was a simpler approach in the spirit of the rue de Rivoli that was adopted. He built himself, from 1825 onwards, the house at 5-7 of the square and 107, rue Lafayette. Numbers 1-2-3-7 are from the same period, no. 4, on the other hand, was only built in 1835 by the architect Pellechet. This square named Charles X in 1825, became place Lafayette in 1830 and Franz Liszt since 1962. The ensemble which presents a certain interest is very generally ignored by Parisians. Dominated to the North by the church of Saint-Vincent de Paul, begun in 1824 by Lepère, continued and completed in 1844 by Hittorf and preceded by a monumental staircase with three landings, the place Franz Liszt is in the shape of a dodecagon. Crossed from west to east by rue Lafayette and pierced to the south by rue d'Hauteville which opens a deep perspective towards the south of Paris, it is lined with buildings, most of which were built in the first third of the 19th century. The buildings are raised three storeys above ground floor and roof space, some of which have been heightened and pierced with dormers. A balcony with cast-iron balustrade runs along the façades at the level of the noble floor and the 3rd storey. The façades are pierced with rectangular windows surmounted by triangular pediments at the noble storey. The angles of the façades are emphasised with rustication. Note the care devoted to proportions, decoration and mouldings and to the cast-iron work. The ground floors have been defaced by the arrangement of shops. Despite these modifications, the ensemble of façades has retained a certain unity.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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