Base Mérimée: Monuments historiques · France
Moulin dit des Olieux
Villeneuve-d’Ascq, Nord, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- Le moulin dit des Olieux, situé rue Albert Samain, sur la parcelle n° 248 figurant au cadastre section RA : inscription par arrêté du 5 novembre 2024
- Protection dates
- 2024/11/05 : inscrit MH
- Type
- moulin
- Main period of construction
- 2e quart 18e siècle
- Dates
- 1743
- Ownership
- propriété de la commune
- Address
- rue Albert Samain
- Commune
- Villeneuve-d’Ascq
- Département
- Nord
- Region
- Hauts-de-France
- Country
- France
- Coordinates
- 50.63747, 3.14435
- Mérimée reference
- PA59000229
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David Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford Libraries
5 historical maps cover this location, the earliest the 1714 map "Carte Du Comte De Flandre" (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).
The Ministère de la Culture's notice
Historique
La localité d'implantation la plus ancienne dont on ait trace pour le moulin dit des olieux est Audruicq, dans le Pas-de-Calais. C'est un "tordoir" à huile construit au milieu du XVIIIe siècle. Mais il a probablement amené à Audruicq depuis une commune des Flandres. Outre que cette typologie du tordoir y était plus répandue, le moulin porte la signature d'un maitre-charpentier de moulins d'Arnèke, Ingelbertus Martinus de Smyttère. D'après une inscription sur le rouet, le moulin des olieux date de 1743 (la date du rouet, pièce maitresse, est en général celle de construction du moulin). C'est un moulin-pivot, qui fabriquait de l'huile grâce à des pilons. Sa forme est caractéristique d'un tordoir à huile, avec une cage étroite, et des poutres plus fortes pour renforcer le premier étage. La production d'huile a longtemps été une des sources de la richesse du Nord de la France, bien avant le charbon. Le sol fertile de la région permet en effet la culture de plusieurs plantes oléagineuses, dont l'usage n'est pas limité à l'alimentation (éclairage, médecine, etc..). Son activité de tordoir cesse à la Révolution. Au début du XIXe siècle le mécanisme est modifié pour en faire un moulin à farine. Les tordoirs à huiles sont en effet durement concurrencés à partir de 1814 par l'utilisation de la machine à vapeur, qui a un rendement bien supérieur et l'avantage de ne pas dépendre des aléas climatiques. La plupart disparaissent avant la Grande Guerre. Le moulin cesse son activité à la fin du XIXème siècle. En 1901-1902, il est démonté et remonté à Offekerque par son nouveau propriétaire, le meunier Alphonse Gourdin. Le moulin produit de la farine grâce à deux meules. En 1928 et 1931 il reçoit il visite d'Herman Armour Webster, artiste peintre américain passionné de moulins, qui décrit le moulin, le photographie et recueille des éléments sur son histoire. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le moulin sert de poste d'observation aux Allemands. Il reste en activité jusqu'en 1948, date à laquelle il perd deux de ses ailes. Laissé ensuite à l'abandon, il tombe peu à peu en ruine. Vers 1954, les ailes restantes sont démontées et remontées sur le moulin Lianne, également situé à Offekerque. Vers 1960 l'entrebut suit le même chemin. Il est sauvé in extremis par l'ARAM (Association régionale des amis des moulins), qui le rachète en 1974. Cette association consacrée à la connaissance et au sauvetage des moulins a comme vocation d'une part la valorisation, et d'autre part la restauration. Décidée à monter l'exemple en matière de sauvegarde, l'association le remonte à Villeneuve-d'Ascq, sur le principe d'un musée de plein air permettant d'appréhender la riche histoire de la meunerie dans la région, sous influence flamande. Il est restauré avec soin pendant 7 ans, entre 1977 et 1983. Aucun tordoir à vent en subsistant dans la région, la décision est prise de lui redonner à cette occasion sa fonction première, celle de moulin à huile. Un maximum de pièces d'origine sont conservées et les plans du mécanisme sont étudiés à partir d'exemples anciens et de plans fournis par le spécialiste hollandais De Kramer et inspirés d'un exemple brugeois. A la valeur pédagogique et historique s'ajoute aussi l'intérêt technique avec une mise en œuvre utilisant les techniques traditionnelles, fidèles à la réalité historique.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The oldest locality of which there is trace for the mill known as the mill des olieux is Audruicq, in the Pas-de-Calais. It is an oil press built in the middle of the 18th century. But it was probably brought to Audruicq from a commune in Flanders. Apart from the fact that this type of press was more widespread there, the mill bears the signature of a master mill-carpenter from Arnèke, Ingelbertus Martinus de Smyttère. According to an inscription on the main gear, the mill des olieux dates from 1743 (the date of the main gear, the key component, is generally that of the mill's construction). It is a pivot mill, which produced oil by means of pestles. Its form is characteristic of an oil press, with a narrow body, and stronger beams to reinforce the first floor. Oil production was long one of the sources of wealth of northern France, long before coal. The fertile soil of the region indeed allows the cultivation of several oil-bearing plants, whose use is not limited to food (lighting, medicine, etc.). Its activity as an oil press ceases at the Revolution. In the early 19th century the mechanism is modified to make it a flour mill. Oil presses are indeed hard pressed from 1814 onwards by the use of the steam engine, which has far superior efficiency and the advantage of not depending on climatic uncertainties. Most disappear before the Great War. The mill ceases activity at the end of the 19th century. In 1901-1902, it is dismantled and reassembled in Offekerque by its new owner, the miller Alphonse Gourdin. The mill produces flour by means of two millstones. In 1928 and 1931 it receives a visit from Herman Armour Webster, American painter artist passionate about mills, who describes the mill, photographs it and gathers information on its history. During the Second World War, the mill serves as an observation post for the Germans. It remains in operation until 1948, the date when it loses two of its sails. Left subsequently to decay, it gradually falls into ruin. Around 1954, the remaining sails are dismantled and reassembled on the Lianne mill, also located in Offekerque. Around 1960 the main post (entrebut) follows the same path. It is saved in the nick of time by the ARAM (Association régionale des amis des moulins), which purchases it in 1974. This association devoted to the knowledge and rescue of mills has as its vocation on the one hand enhancement, and on the other restoration. Determined to set an example in matters of preservation, the association reassembles it in Villeneuve-d'Ascq, on the principle of an open-air museum allowing one to understand the rich history of milling in the region, under Flemish influence. It is carefully restored over 7 years, between 1977 and 1983. As no oil press survives in the region, the decision is made to restore to it on this occasion its original function, that of an oil mill. A maximum of original pieces are preserved and the plans of the mechanism are studied from ancient examples and plans provided by the Dutch specialist De Kramer and inspired by an example from Bruges. To the educational and historical value is added also technical interest with an implementation using traditional techniques, faithful to historical reality.
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