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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Barrage des Mazelles (également sur commune de Pouillé)

Thésée, Loir-et-Cher, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
Le barrage mobile à aiguilles des Mazelles ainsi que les aménagements construits qui lui sont liés, à savoir : l'écluse, la maison éclusière et les deux pavillons à aiguilles (cad. barrage mobile et écluse, non cadastrés, situés sur le Cher canalisé et jouxtant les parcelles BD 144 (à Thésée) et ZB 191 (à Pouillé) ; Thésée, BD 144 : maison éclusière et pavillons à aiguilles) : inscription par arrêté du 23 décembre 1998
Protection dates
1998/12/23 : inscrit MH
Type
barrage mobile
Main period of construction
2e quart 19e siècle
Dates
1839
Ownership
propriété de l'État
Lieu-dit
les Mazelles
Commune
Thésée
Département
Loir-et-Cher
Region
Centre-Val de Loire
Country
France
Coordinates
47.32892, 1.28859
Mérimée reference
PA41000013

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5 historical maps cover this location, the earliest the 1825 map "V.1:1-5: I: Frankreich. DEP: 38. Der Indre und Loire. 39. Des Loire und Cher. 44. Des Cher" (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

Ensemble technique qui a fait figure de jalon essentiel dans l'histoire du patrimoine hydraulique. Le barrage à aiguilles des Mazelles est du type de ceux inventés par M. Poirée en 1833 et mis en oeuvre pour la première fois à Basseville sur l'Yonne, en 1834. Il présente en outre quelques particularités communes aux barrages du Cher canalisé édifiés dans leur ensemble entre 1838 et 1843, lors des travaux de canalisation du Cher, de Saint-Aignan à Tours. Ces barrages ont en effet bénéficié d'une amélioration technique mise au point par l'ingénieur en chef et Directeur de la canalisation du Cher, monsieur d'Haranguier de Quincenot, qui a imaginé de remplacer le pont en planches par des tabliers en tôle solidaires des fermettes et servant à les relier. La difficulté engendrée par le surpoids a été alors compensée par l'utilisation d'un petit treuil mobile pour lever le barrage. Ce dispositif, adopté ensuite sur les barrages de la Meuse Belge, permettant d'effectuer le levage du barrage en une seule manoeuvre (au lieu de trois dans le système initial) , autorise un gain de temps. Comme les autres barrages mobiles du Cher, il se caractérise de surcroît par une taille relativement réduite des fermettes (n'excédant pas 2, 50 mètres et appropriées à la taille de la rivière) , par l'existence d'un déversoir diminuant les risques de submersion en cas d'éclusée ou de crue (adjoint pour la première fois au barrage d'Epineau sur l'Yonne en 1837). Enfin, au lieu d'un radier avec un seuil en maçonnerie, les barrages du Cher possèdent en guise de seuil une longrine qui est apparue plus appropriée à l'entretien de ce type de barrage, permettant un changement plus aisé de cette pièce, particulièrement exposée. Remontant très haut dans la chronologie de ce type d'ouvrages, soit après le barrage d'Epineau sur l'Yonne, ils précèdent les ouvrages de la canalisation de la Seine. Ils seraient par conséquent les premiers barrages à aiguilles élaborés pour la canalisation de rivière et des prototypes en ce domaine ayant fait école en Europe, mais aussi aux Etats-Unis (Ohio etc.). Ils apparaissent donc comme des jalons et des témoins essentiels de l'âge industriel, mais appartiennent, il est vrai, à un domaine du patrimoine fort menacé par les mutations techniques. Le barrage des Mazelles à Thésée est un barrage à fermettes mobiles et à aiguilles du type de ceux mis au point par Poirée en 1833-1834. Il est traditionnellement constitué d'un pertuis navigable pouvant être barré, d'une écluse en maçonnerie permettant la communication avec les biefs d'amont et d'aval pour le passage des bateaux, fermée à chaque extrémité par deux vantaux métalliques (non originaux) , et d'un déversoir assurant l'écoulement des eaux en cas de trop grand débit de la rivière quand celle-ci est barrée. La partie mobile du barrage est constituée de fermettes trapézoïdales orientées parallèlement au courant et qui peuvent être couchées dans le fond de la rivière ou bien relevées en pivotant sur leur base qui est ici fixée à un radier grâce à une longrine. Les fermettes sont maintenues solidaires entre elles au moyen de plaques métalliques, les tabliers, articulés chacun sur une fermette, qui constituent en outre une passerelle de service sur laquelle les barragistes peuvent circuler. Les aiguilles en sapin du Nord destinées à former la retenue d'eau sont plaquées à l'amont des fermettes par le courant et s'appuient au fond contre un seuil dans le radier et en haut contre les tabliers. Le débit de l'écoulement de l'eau peut être régulé en fonction du nombre des aiguilles mises en place (et aussi, comme à Montrichard, en fonction de la position des aiguilles, petit ou grand côté face au courant). L'espacement entre deux fermettes est de 1 mètre, tandis que les aiguilles mesurent 2, 75 mètres de longueur, permettant une retenue d'eau de 2, 10 mètres environ. Ici la hauteur des fermettes est proche des 1, 50 mètres, indiquant une date ancienne de c onstruction.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

Technical complex which was a milestone in the history of hydraulic heritage. The needle dam of the Mazelles is of the type invented by M. Poirée in 1833 and implemented for the first time at Basseville on the Yonne, in 1834. It moreover presents some features common to the dams of the canalized Cher built as a whole between 1838 and 1843, during the works to canalize the Cher, from Saint-Aignan to Tours. These dams indeed benefited from a technical improvement devised by the chief engineer and Director of the canalization of the Cher, Monsieur d'Haranguier de Quincenot, who imagined replacing the plank bridge with sheet metal decking integral with the panels and serving to connect them. The difficulty caused by the extra weight was then compensated by the use of a small mobile winch to lift the dam. This device, subsequently adopted on the dams of the Belgian Meuse, allowing the raising of the dam to be carried out in a single operation (instead of three in the initial system), permits a time saving. Like the other mobile dams of the Cher, it is moreover characterized by a relatively small size of the panels (not exceeding 2.50 metres and suited to the size of the river), by the existence of a spillway reducing the risks of submersion in case of sluicing or flood (added for the first time to the dam of Epineau on the Yonne in 1837). Finally, instead of a raft with a masonry sill, the Cher dams have in place of a sill a longrine which appeared more suited to the maintenance of this type of dam, allowing easier replacement of this part, particularly exposed. Dating very far back in the chronology of this type of structures, that is after the dam of Epineau on the Yonne, they precede the structures of the canalization of the Seine. They would therefore be the first needle dams developed for river canalization and prototypes in this field that set an example in Europe, but also in the United States (Ohio etc.). They thus appear as milestones and essential witnesses to the industrial age, but belong, it is true, to an area of heritage much threatened by technical changes. The dam of the Mazelles at Thésée is a dam with mobile panels and needles of the type developed by Poirée in 1833-1834. It is traditionally made up of a navigable weir that can be dammed, of a masonry lock allowing communication with the upstream and downstream reaches for the passage of boats, closed at each end by two metal gates (not original), and of a spillway ensuring the discharge of water in case of excessively high discharge of the river when it is dammed. The mobile part of the dam consists of trapezoidal panels oriented parallel to the current and which can be laid at the bottom of the river or raised by pivoting on their base which here is fixed to a raft by means of a longrine. The panels are held together by means of metal plates, the decking, articulated each on a panel, which moreover constitute a service footbridge on which the dam workers can move about. The spruce needles from the North intended to form the water storage are pressed against the upstream side of the panels by the current and rest at the bottom against a sill in the raft and at the top against the decking. The discharge of water flow can be regulated according to the number of needles in place (and also, as at Montrichard, according to the position of the needles, small or large side facing the current). The spacing between two panels is 1 metre, while the needles measure 2.75 metres in length, allowing a water storage of approximately 2.10 metres. Here the height of the panels is close to 1.50 metres, indicating an early date of construction.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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