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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Château de Méréglise

Méréglise, Eure-et-Loir, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit), in part
Protection
inscrit MH partiellement
Extent of protection
Les façades et toitures des deux châtelets ; les façades et toitures du corps de logis, à l'exception des deux adjonctions latérales de la cuisine et de la chaufferie (cad. B 56) : inscription par arrêté du 31 décembre 2001
Protection dates
2001/12/31 : inscrit MH
Type
château
Main period of construction
18e siècle, 19e siècle
Dates
1730
Ownership
propriété privée
Address
2 rue de la Pierre-Levée
Commune
Méréglise
Département
Eure-et-Loir
Region
Centre-Val de Loire
Country
France
Coordinates
48.29080, 1.19027
Mérimée reference
PA28000009

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1695 map "Composite Map: L'Evesche de Chartres Divise en Archidiaconez et Doyennez." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

Le bourg de Méréglise est situé à 29 kilomètres au sud-ouest de Chartres, à proximité d'Illiers-Combray. Il apparaît d'ailleurs dans l'oeuvre de Proust sous l'appellation adoucie de Méséglise, située, lors des promenades du narrateur, du côté de chez Swann. L'écrivain n'a, par ailleurs, jamais décrit le château de Méréglise. Celui-ci a été construit aux alentours de 1730 pour la famille de Ligneris : une brique de parement porte cette même date gravée de 1730, à l'angle d'une baie du rez-de-chaussée. La propriété a été vendue par les descendants de cette famille vers 1907, après quelques cessions suivies de rachats dans le dernier quart du 19e siècle. Il aurait été édifié à la place d'un château brûlé dont on ne trouve plus trace aujourd'hui. L'archaïsme de la construction des deux châtelets qui l'accompagnent, pour protéger l'accès de la plate-forme, inciterait à les rendre plutôt contemporains du château antérieur. Mais le châtelet est n'apparaît pas sur le premier plan napoléonien de 1804 conservé à la mairie de Méréglise. Il est possible qu'il ait été édifié entre 1804 et 1822, date où il apparaît sur le plan napoléonien conservé au cadastre de Chartres. Il semble donc que le châtelet est ait été édifié postérieurement au nouveau château sur le modèle du châtelet ouest préexistant. Le cadastre napoléonien de 1822 décrit un ensemble architectural organisé selon un axe est-ouest : perspective coupée par le chemin de Méréglise, menant à un portail en briques percé d'une porte charretière et d'une porte piétonne, basse-cour (n°73 du cad. napoléonien) menant à une plate-forme maçonnée (n°76) entourée de douves. L'accès à cette plate-forme s'effectuait par un châtelet défendu par un pont-levis à fléaux. Un deuxième châtelet est symétriquement disposé à l'autre extrémité de la plate-forme, dans le même axe. Le château est situé en dehors de l'axe, sur le long côté nord de la plate-forme maçonnée. Dans le même alignement, mais séparés, un bâtiment s'allonge vers l'ouest, à usage d'écurie, et un bâtiment plus petit, aujourd'hui disparu, est situé dans l'angle nord-est. Un réseau hydraulique est en place, alimenté par les eaux de la Thironne. La prise d'eau s'effectue en amont et permet d'isoler trois terrasses contiguës de forme rectangulaire. Les deux plus larges (n°75 et 80) , au nord et au sud, avaient un usage de jardins d'agrément. Elles encadraient la plate-forme maçonnée du château (n°76). Les eaux des douves passaient ensuite par un système de vannage dans un étang (n°88) qui alimentait la roue d'un moulin placé en contrebas (n°84). Les vestiges de ce moulin, désaffecté vers 1850, ont été utilisés comme fabrique pour orner le parc, puis ont disparu au début du 20e siècle, faute d'entretien. Le bief de dérivation repart ensuite en aval pour rejoindre les eaux de la Thironne. Quelques cartes postales anciennes montrent le château, particulièrement la façade sud, et indiquent l'existence, à l'époque, d'une grille fermant l'accès à la passerelle qui mène au jardin situé sur la plate-forme sud. La terrasse du château est alors entièrement fermée par ce qui semble être un grillage maintenu par des potelets métalliques au-dessus du mur bahut. Le cadastre actuel offre peu de différence avec son prédécesseur. L'organisation est toujours réglée par la présence des douves. Les parties maçonnées ont mieux résisté que les simples terrassements : la terrasse nord, transformée en parc boisé, n'est plus encadrée que de simples fossés, souvent à sec. La propriété a été lotie et vendue à deux propriétaires différents, en ce qui concerne l'ensemble bâti : la basse-cour et le château sont séparés par une haute clôture boisée et l'accès au château a du être modifiée. Un passage a été aménagé plus à l'est, avant 1932, perpendiculairement à la route devenue rue de la Pierre-Levée, au n°2. Ce passage longe l'ancienne terrasse nord. Cela a modifié la perception de l'axe de perspective, qui est de venu un axe nord-sud. Le propriétaire l'a amplifié en créant une allée centrale nord-sud qui traverse la plate-forme sud et qui -lorsqu'on s'y trouve- conduit l'oeil très logiquement vers la travée centrale du château, lequel est encadré par les deux châtelets disposés symétriquement de part et d'autre de l'édifice. Les bâtiments sont encore en place, à l'exception de la petite construction située à l'angle nord-est de la terrasse du château. Les bâtiments de l'ancienne basse-cour ont été plus profondément dénaturés par leur transformation en habitation (maison reconstruite en 1883) et la destruction de certains bâtiments, dont le pigeonnier. Les deux châtelets sont des corps de bâtiment rectangulaires, simples en profondeur, dont les façades sont entièrement parementées de briques, sous une toiture d'ardoise. Leur plan est constitué, sur deux niveaux surmontés de combles, de trois travées définies par les murs de refend du porche central. Ce porche s'ouvre sous un arc segmentaire. Les façades extérieures sont ornées d'un rainurage pour l'encastrement des flèches d'un pont-levis. Le tablier actuel est fixe. Des baies relativement étroites éclairent les niveaux des deux châtelets, une pour chaque travée, à l'exception des façades nord qui sont aveugles. Certaines ont été agrandies, en particulier celle de la travée centrale, surmontée d'une lucarne percée d'un oculus. Quoique probablement construits à des époques différentes, ces châtelets sont visuellement très semblables. La restauration projetée permettra sans doute une meilleure connaissance de leurs éventuelles particularités. Les niveaux intérieurs ont été très modifiés. Le châtelet est est l'exact pendant visuel du précédent. La toiture a reçu dans le cour

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

The town of Méréglise is located 29 kilometres south-west of Chartres, near Illiers-Combray. It appears, moreover, in Proust's work under the softened appellation of Méséglise, situated, during the narrator's walks, on the Swann side. The writer never described the château of Méréglise. This one was built around 1730 for the family of Ligneris: a facing brick bears this same date engraved 1730, at the corner of an opening on the ground floor. The property was sold by the descendants of this family around 1907, after a few transfers followed by repurchases in the last quarter of the 19th century. It is thought to have been built in place of a burnt château of which no trace is found today. The archaism of the construction of the two small châtelets which accompany it, to protect access to the platform, would suggest rendering them rather contemporary with the earlier château. But the small châtelet does not appear on the first Napoleonic plan of 1804 preserved at the town hall of Méréglise. It is possible that it was built between 1804 and 1822, the date when it appears on the Napoleonic plan preserved in the cadastral records of Chartres. It thus seems that the small châtelet was built subsequent to the new château on the model of the pre-existing western châtelet. The Napoleonic cadastre of 1822 describes an architectural ensemble organized according to an east-west axis: perspective cut by the road of Méréglise, leading to a brick gateway pierced with a cart gate and a pedestrian gate, farmyard (n°73 of the Napoleonic cadastre) leading to a masonry platform (n°76) surrounded by moats. Access to this platform was effected by a small châtelet defended by a drawbridge with flails. A second châtelet is symmetrically disposed at the other end of the platform, in the same axis. The château is situated outside the axis, on the long north side of the masonry platform. In the same alignment, but separated, a building extends towards the west, for use as a stable, and a smaller building, now disappeared, is situated in the north-east corner. A hydraulic network is in place, fed by the waters of the Thironne. Water intake is effected upstream and allows three contiguous rectangular terraces to be isolated. The two larger ones (n°75 and 80), to the north and south, were used as ornamental gardens. They flanked the masonry platform of the château (n°76). The water from the moats then passed through a system of sluices into a pond (n°88) which fed the wheel of a mill placed below (n°84). The vestiges of this mill, disused around 1850, were used as ornamental features for the park, then disappeared in the early 20th century, for lack of maintenance. The diversion channel then departs downstream to rejoin the waters of the Thironne. A few old postcards show the château, particularly the south façade, and indicate the existence, at the time, of a gate closing access to the footbridge which leads to the garden situated on the south platform. The château terrace was then entirely closed by what appears to be a grille maintained by metal posts above the wall. The current cadastre offers little difference from its predecessor. The organization is still governed by the presence of the moats. The masonry parts have better resisted than the simple earthworks: the north terrace, transformed into a wooded park, is now framed only by simple ditches, often dry. The property was subdivided and sold to two different owners, as regards the built ensemble: the farmyard and the château are separated by a high wooded fence and the access to the château had to be modified. A passage was created further east, before 1932, perpendicular to the road which became rue de la Pierre-Levée, at n°2. This passage borders the old north terrace. This modified the perception of the perspective axis, which became a north-south axis. The owner amplified it by creating a central north-south avenue which crosses the south platform and which—when one is there—leads the eye very logically towards the central bay of the château, which is framed by the two châtelets disposed symmetrically on either side of the building. The buildings are still in place, with the exception of the small construction situated at the north-east corner of the château terrace. The buildings of the old farmyard have been more profoundly altered by their transformation into a dwelling (house rebuilt in 1883) and the destruction of certain buildings, including the dovecote. The two châtelets are rectangular bodies of building, simple in depth, whose façades are entirely faced with brick, under a slate roof. Their plan consists, on two levels surmounted by roof space, of three bays defined by the partition walls of the central porch. This porch opens under a segmental arch. The outer façades are decorated with grooving for the fitting of the flails of a drawbridge. The current deck is fixed. Relatively narrow openings light the levels of the two châtelets, one for each bay, with the exception of the north façades which are blind. Some have been enlarged, particularly that of the central bay, surmounted by a dormer pierced with an oculus. Although probably built at different periods, these châtelets are visually very similar. The planned restoration will doubtless allow better knowledge of their possible particularities. The interior levels have been greatly modified. The east châtelet is the exact visual counterpart of the preceding one. The roof received in the court

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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