TreeAlive
‹ Base Mérimée: Monuments historiques, France

Base Mérimée: Monuments historiques · France

monument aux morts

Morteau, Doubs, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
Le monument aux morts, en totalité, situé Esplanade du 24 août 1944, assis sur une parcelle non cadastrée, contiguë à la parcelle 22 de la section AA du cadastre, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 décembre 1944
Protection dates
2022/12/19 : inscrit MH
Type
monument
Main period of construction
1er quart 20e siècle
Dates
1921, 1922
Architect or builder
Serraz Georges (sculpteur), Hertig Louis (sculpteur)
Ownership
propriété de la commune
Address
Esplanade du 24 août 1944
Commune
Morteau
Département
Doubs
Region
Bourgogne-Franche-Comté
Country
France
Coordinates
47.05687, 6.60470
Mérimée reference
PA25000099

Slide toward Today to fade the historical sheet and see the modern map underneath.

swisstopo — Federal Office of Topography

5 historical maps cover this location, the earliest the 1880 map "Swiss Topo Map 1880" (swisstopo — Federal Office of Topography).

Get directions ↗

This record on the Ministère de la Culture's POP platform ↗

The Ministère de la Culture's notice

Dès septembre 1919, le conseil municipal de Morteau décide d'ériger un monument commémorant les 146 Mortuaciens morts au combat durant la Grande guerre. Le 29 octobre 1920, la commune lance un concours diffusé dans la presse afin de trouver « autant que possible un projet original » et refuse tout monument produit en série. Le 26 février 1921, le conseil municipal et la délégation des combattants retiennent deux projets, ceux de Georges Serraz et de « Guillemot ». Puis, en mars et avril, ils convoquent les familles des victimes qui retiennent, à la lecture des lettres envoyées par les deux artistes, le projet de Serraz à l'unanimité. Le 23 juillet 1921, un marché de gré à gré est passé avec Georges Serraz artiste peintre à Dijon et Louis Hertig sculpteur à Besançon, pour un budget de 32 000 francs. L'emplacement retenu se situe à l'angle droit de la place de l'Hôtel de ville. Le 29 octobre 1921, on annonce dans la presse que « la maquette de Georges Serraz » est arrivée à l'Hôtel de ville est qu'elle est validée le 9 décembre. Les sources ne permettent pas de dire si Serraz est le seul concepteur du monument, exécuté ensuite par Hertig ou si les deux artistes travaillent en collaboration sur le projet. Le monument est inauguré le 1er novembre 1922. Georges Serraz (1883-1964) est un peintre et sculpteur bourguignon formé à l'École des Beaux Arts de Besançon. Dès sa démobilisation après la Grande Guerre, il se consacre à la sculpture pour des monuments aux morts (Morteau, Genlis, concours pour Verdun), puis pour des monuments religieux. Il réalise plusieurs statues monumentales en béton : un Christ-Roi aux Ouches (Haute-Savoie - 1934), la Vierge du Mas Rillier à Miribel (Ain - 1941), un Christ pour l'église du Sacré-cœur de Dijon. Il érige également le monument à la mémoire des maquisards de la Forêt de Châtillon-sur-Seine. Dans les années 1920-1930, son atelier est situé à Paris, boulevard Brune. C'est peut-être à cause de cet éloignement que Serraz collabore avec Hertig pour élaborer le monument de Morteau. Louis Hertig (1880-1958) est né à Besançon, dans une famille d'origine suisse et protestante, le sculpteur est formé à l'École des Beaux-Arts de Besançon. Il expose au Salon des artistes français à Paris dès 1907, où il obtient une mention en 1923 et en reçoit la médaille d'or en 1937. Après la Grande guerre où il est mobilisé pour la Suisse, il exécute de nombreux monument aux morts dans son atelier rue Midol, pour des communes du Doubs et de Haute-Saône.

Le monument de Morteau offre une représentation réaliste d'un assaut saisi à la manière d'une photographie : le haut relief représente quatre poilus dont trois sortent de la tranchée pour monter au front, l'un hurlant, alors que le quatrième gît dans la boue. Serraz et Hertig remploieront en partie le modèle de Morteau pour un monument inauguré à Genlis (Côte-d'Or) le 19 avril 1925, ainsi que pour un concours ouvert pour l'érection d'un mémorial à Verdun (inauguré en 1928) où il obtint le 2e prix. En 1990, le monument est déplacé de quelques mètres lors du réaménagement de la place de l'Hôtel de ville de Morteau. Les grilles avaient été démontées avant cette date.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

As early as September 1919, the municipal council of Morteau decided to erect a monument commemorating the 146 Mortuaciens who fell in combat during the Great War. On 29 October 1920, the commune launched a competition circulated in the press in order to find "as much as possible an original project" and refused any mass-produced monument. On 26 February 1921, the municipal council and the delegation of combatants selected two projects, those of Georges Serraz and of "Guillemot". Then, in March and April, they summoned the families of the victims who selected, upon reading the letters sent by the two artists, the project of Serraz unanimously. On 23 July 1921, a contract was entered into with Georges Serraz artist painter in Dijon and Louis Hertig sculptor in Besançon, for a budget of 32,000 francs. The location chosen was situated at the right angle of the town hall square. On 29 October 1921, it was announced in the press that "the maquette of Georges Serraz" had arrived at the town hall and that it was validated on 9 December. The sources do not allow us to say whether Serraz is the sole designer of the monument, executed afterwards by Hertig or if the two artists worked in collaboration on the project. The monument was inaugurated on 1 November 1922. Georges Serraz (1883-1964) is a Burgundy painter and sculptor trained at the École des Beaux Arts of Besançon. From his demobilisation after the Great War, he devoted himself to sculpture for war memorials (Morteau, Genlis, competition for Verdun), then for religious monuments. He created several monumental statues in concrete: a Christ-King at Les Ouches (Haute-Savoie - 1934), the Virgin of Mas Rillier at Miribel (Ain - 1941), a Christ for the church of the Sacré-cœur of Dijon. He also erected the monument in memory of the resistance fighters of the Châtillon-sur-Seine Forest. In the 1920s-1930s, his studio was located in Paris, boulevard Brune. It was perhaps because of this distance that Serraz collaborated with Hertig to develop the monument of Morteau. Louis Hertig (1880-1958) was born in Besançon, in a family of Swiss and Protestant origin, the sculptor was trained at the École des Beaux-Arts of Besançon. He exhibited at the Salon des artistes français in Paris from 1907, where he obtained a mention in 1923 and received its gold medal in 1937. After the Great War where he was mobilised for Switzerland, he executed numerous war memorials in his studio rue Midol, for communes of the Doubs and Haute-Saône.

The monument of Morteau offers a realistic representation of an assault captured in the manner of a photograph: the high relief represents four poilus of whom three emerge from the trench to go to the front, one screaming, while the fourth lies in the mud. Serraz and Hertig would partly reuse the model of Morteau for a monument inaugurated at Genlis (Côte-d'Or) on 19 April 1925, as well as for a competition opened for the erection of a memorial at Verdun (inaugurated in 1928) where it obtained the 2nd prize. In 1990, the monument was moved a few metres when the town hall square of Morteau was remodelled. The railings had been dismantled before that date.

Nearby in the register

Other entries of the same register within about three miles of this one, by straight line.

Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
See your own family's places on a living map