Base Mérimée: Monuments historiques · France
La Grosse Forge
Charenton-du-Cher, Cher, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit), in part
- Protection
- inscrit MH partiellement
- Extent of protection
- Les façades et les toitures de la maison du maître des forges (cad. F 814, lieudit Les Forges) ; les murs de clôture de la cour et du jardin de la maison du maître de forges (cad. F 813, 814, 824, 825, lieudit Les Forges) ; les façades et les toitures du bâtiment d'habitation des ouvriers (cad. F 137, lieudit Les Forges) ; les façades et les toitures de l'écurie-grange (cad. F 137, lieudit Les Forges) ; les murs de clôture de la cour commune à l'écurie-grange et au bâtiment d'habitation des ouvriers (cad. F 137, lieudit Les Forges) ; les vestiges de la fenderie (cad. F 135, lieudit Le Grand Bief) ; le mur de retenue qui prolonge la fenderie à l'est (cad. F 135, lieudit Le Grand Bief) ; le pont du déversoir (cad. F 821, lieudit Les Forges) ; le sol des parcelles cadastrales correspondant à l'ancienne emprise du site de la forge, à savoir les parcelles F 135 (ancien étang de la forge, en grande partie) , lieudit Le Grand Bief, 136, 137, 813 à 819, 821 à 825, lieudit Les Forges : inscription par arrêté du 19 décembre 2002
- Protection dates
- 2002/12/19 : inscrit MH
- Type
- grosse forge
- Main period of construction
- 1ère moitié 19e siècle
- Dates
- 1824
- Ownership
- propriété privée
- Lieu-dit
- les Forges ; le Grand Bief
- Commune
- Charenton-du-Cher
- Département
- Cher
- Region
- Centre-Val de Loire
- Country
- France
- Coordinates
- 46.72492, 2.65653
- Mérimée reference
- PA18000021
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The Ministère de la Culture's notice
Historique
La Grosse forge de Charenton, à 11 kilomètres à l'est de Saint-Amand-Montrond, est l'un des cinq sites qui composaient l'établissement métallurgique de Meillant-Charenton, fondé probablement vers 1590-1600. Trois affineries, La Grosse forge, attestée en 1635, la forge de Renouard, créée entre 1657 et 1661 et appelée plus tard la Petite forge, à Charenton, et la forge de Boutillon, fondée entre 1764 et 1774, à Saint-Pierre-les-Etieux, transformaient en fer la fonte des fourneaux de Meillant et Champange. C'était, après Clavières, dans l'Indre, fondé par le Prince de Condé en 1660, le plus grand établissement métallurgique en Berry. Modernisé au cours de la seconde moitié du 18e siècle par le duc de Béthune-Charost, esprit éclairé et physiocrate, l'entreprise connut son apogée au cours de la première moitié du 19e siècle. Le duc de Mortemart afferma ses forges à des capitaines d'industrie tel Jean-Baptiste Déchanet, qui, en 1845, fit entrer Meillant dans la grande société de Châtillon-Commentry. Les forges de Meillant cessèrent de fonctionner en 1885. Celles de Charenton s'étaient arrêté dès 1845. Au début du 19e siècle, la Grosse forge de Charenton comprenait une forge et une fenderie. De 1815 à 1825 furent construites une longue écurie, la plus grande de ce type connue en Berry, une maison de maître de forges (construite en 1824) dont l'architecture est représentative des demeures rurales du Boischaut sud à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle, et une barre de logements ouvriers en U, témoin original et assez bien conservé de l'habitat de la première révolution industrielle. Les ateliers, constitués d'une affinerie et d'une fenderie, sont situés au bord de l'ancien étang. De l'affinerie, il ne reste que deux coursiers couverts sous la chaussée. La fenderie, probablement reconstruite dans la période 1830-1840, est la seule parmi la cinquantaine qui a existé en région Centre, a avoir conservé d'importants vestiges de son système hydraulique, en particulier ses deux coursiers maçonnés, partiellement voûtés. Rien ne subsiste du haut-fourneau du bourg de Meillant. Celui de Champange, très bien conservé, témoigne de l'évolution technique et architecturale de la métallurgie du fer dans la seconde moitié du 18e siècle. A la Petite forge de Charenton, un grand moulin a remplacé la forge. De la forge de Boutillon ne subsistent que des logements ouvriers très remaniés.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The Grosse forge of Charenton, 11 kilometres east of Saint-Amand-Montrond, is one of the five sites that made up the metallurgical establishment of Meillant-Charenton, probably founded around 1590-1600. Three refineries, the Grosse forge, attested in 1635, the forge of Renouard, created between 1657 and 1661 and later called the Petite forge, at Charenton, and the forge of Boutillon, founded between 1764 and 1774, at Saint-Pierre-les-Etieux, transformed into iron the cast iron from the furnaces of Meillant and Champange. It was, after Clavières, in the Indre, founded by the Prince de Condé in 1660, the largest metallurgical establishment in Berry. Modernized during the second half of the 18th century by the duc de Béthune-Charost, an enlightened spirit and physiocrat, the enterprise reached its peak during the first half of the 19th century. The duc de Mortemart leased his forges to industrialists such as Jean-Baptiste Déchanet, who, in 1845, brought Meillant into the large company of Châtillon-Commentry. The forges of Meillant ceased to operate in 1885. Those of Charenton had stopped as early as 1845. At the beginning of the 19th century, the Grosse forge of Charenton comprised a forge and a slitting mill. From 1815 to 1825 were constructed a long stable, the largest of this type known in Berry, a forge master's house (built in 1824) whose architecture is representative of rural dwellings of south Boischaut at the end of the 18th century and at the beginning of the 19th century, and a bar of worker housing in a U shape, an original and fairly well preserved witness to the habitat of the first industrial revolution. The workshops, consisting of a refinery and a slitting mill, are situated at the edge of the former pond. Of the refinery, only two covered channel ways remain under the causeway. The slitting mill, probably rebuilt in the period 1830-1840, is the only one among the fifty or so that existed in the Centre region to have preserved significant remains of its hydraulic system, in particular its two masonry channel ways, partially vaulted. Nothing remains of the blast furnace of the town of Meillant. That of Champange, very well preserved, testifies to the technical and architectural evolution of iron metallurgy in the second half of the 18th century. At the Petite forge of Charenton, a large mill replaced the forge. Of the forge of Boutillon, only greatly altered worker housing remains.
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