Base Mérimée: Monuments historiques · France
Internat du lycée de jeunes filles, actuel lycée Marguerite de Navarre
Bourges, Cher, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit), in part
- Protection
- inscrit MH partiellement
- Extent of protection
- Les façades, les terrasses, les roseraies (cad. EX 273) : inscription par arrêté du 28 juin 2001
- Protection dates
- 2001/06/28 : inscrit MH
- Type
- lycée, pensionnat
- Main period of construction
- milieu 20e siècle
- Dates
- 1950
- Architect or builder
- Barge Jacques (architecte), Lerat Jean (céramiste), Lerat Jacqueline (céramiste), Malvaux Henri (peintre), Gili Marcel (sculpteur)
- Ownership
- propriété de l'État
- Address
- 57 à 61 rue de Vauvert
- Commune
- Bourges
- Département
- Cher
- Region
- Centre-Val de Loire
- Country
- France
- Coordinates
- 47.08155, 2.38048
- Mérimée reference
- PA18000018
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The Ministère de la Culture's notice
Historique
L'internat du lycée de jeunes filles, rue de Vauvert, à Bourges, fut construit de 1950 à 1952, sous la direction de l'architecte Jacques Barge, dont l'oeuvre la plus connue est l'église de Sainte-Odile, à Paris (1935-1946). Il est aussi l'auteur du Centre social de Châteauroux (1936-1941). Dans la période difficile d'après-guerre, l'architecte réalise l'internat de Vauvert dans le double souci d'une exécution aussi soignée que possible et d'une recherche de solutions économiques. Divers procédés de préfabrication industrielle étaient tentés. Jacques Barge dit avoir conçu cet édifice comme un prototype, un modèle pour l'architecture à venir. L'internat est une réalisation audacieuse par la mise en oeuvre de techniques nouvelles, pensées et mises au point spécialement pour l'exécution de cet ensemble : l'application d'une trame régulière et d'une ossature simple de poutres en béton armé, préfabriquées. Aux impératifs d'ordre économique, se sont ajoutées les exigences précises du programme hygiéniste des constructions scolaires. L'internat de Vauvert est le premier établissement scolaire réalisé suivant les instructions du ministère de l'Education nationale du 28 janvier 1949. La mise en oeuvre économique de matériaux de qualité, la préfabrication et l'observation des principes élémentaires de confort, ont permis une Nouvelle école, remarquable par ses solutions constructives et l'étude de son équipement. Le plan-masse forme une composition en peigne, fonctionnelle, qui donne les avantages de la vie en pavillon tout en facilitant au maximum la surveillance et l'économie d'exploitation. Pour avoir les meilleures orientations possibles, les services et les salles d'hygiène s'alignent sur la façade nord tandis que les six pavillons perpendiculaires, consacrés aux salles d'études, aux salles à manger et aux dortoirs, sont orientés est-ouest. Rigueur géométrique, références à l'Antiquité et à la Renaissance, sont manifestes dans la longue façade monumentale de la rue de Vauvert, où jouent verticales et horizontales, pleins et vides, reliefs, opposition entre surfaces en appareil de pierre de taille et pierre simplement piquetée. La volonté du maître d'oeuvre d'inscrire sa réalisation pilote dans le cadre de la tradition s'exprime aussi dans le décor où s'affirme un souci pédagogique. L'architecte et la directrice de l'établissement confièrent la décoration aux professeurs de l'Ecole des Arts Appliqués de Bourges. Les céramistes Jean et Jacqueline Lerat réalisèrent une série de médaillons de terre cuite évoquant des figures exemplaires de femmes françaises. Une toile d'Henri Malvaux, représentant des jeunes filles dans un verger, devait donner aux enfants la certitude d'un séjour gai et vivifiant. L'Eveil ou Jeune femme se coiffant, sculpture en pierre de Marcel Gili orne l'une des roseraies du parc.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The boarding house of the girls' secondary school, rue de Vauvert, at Bourges, was constructed from 1950 to 1952, under the direction of architect Jacques Barge, whose best-known work is the church of Sainte-Odile, in Paris (1935-1946). He is also the author of the Social Centre of Châteauroux (1936-1941). In the difficult post-war period, the architect realized the Vauvert boarding house in the dual concern for execution as careful as possible and a search for economic solutions. Various processes of industrial prefabrication were attempted. Jacques Barge stated that he conceived this edifice as a prototype, a model for architecture to come. The boarding house is a daring achievement through the implementation of new techniques, devised and developed specially for the execution of this complex: the application of a regular grid and a simple framework of prefabricated reinforced concrete beams. To economic imperatives were added the precise requirements of the hygienist programme for school buildings. The Vauvert boarding house is the first educational establishment realized according to the instructions of the Ministry of National Education of 28 January 1949. The economic implementation of quality materials, prefabrication and the observance of elementary principles of comfort, made possible a New school, remarkable for its constructive solutions and the study of its equipment. The site plan forms a comb composition, functional, which gives the advantages of pavilion living while maximizing surveillance and economy of operation. To have the best possible orientations, services and hygiene rooms are aligned on the north façade while the six perpendicular pavilions, devoted to study rooms, dining halls and dormitories, are oriented east-west. Geometric rigour, references to Antiquity and the Renaissance, are evident in the long monumental façade of rue de Vauvert, where verticals and horizontals play against each other, solids and voids, reliefs, opposition between surfaces in ashlar stonework and simply pecked stone. The master of works' desire to inscribe his pilot achievement within the framework of tradition is also expressed in the decoration where a pedagogical concern is affirmed. The architect and the director of the establishment entrusted the decoration to teachers of the School of Applied Arts of Bourges. Ceramicists Jean and Jacqueline Lerat created a series of terracotta medallions evoking exemplary figures of French women. A canvas by Henri Malvaux, representing young girls in an orchard, was to give the children the certainty of a cheerful and invigorating stay. Awakening or Young woman combing herself, stone sculpture by Marcel Gili ornaments one of the rose gardens of the park.
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