Base Mérimée: Monuments historiques · France
Spoulga dite des Églises
Bouan, Ariège, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- Les vestiges en élévation, les vestiges enfouis, le sol et le sous-sol de la spoulga dite des Églises, en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, situé sur la parcelle 490 section A : inscription par arrêté du 12 janvier 2023
- Protection dates
- 2023/01/12 : inscrit MH
- Type
- ouvrage militaire, grotte
- Main period of construction
- Moyen Age
- Ownership
- propriété de la commune
- Commune
- Bouan
- Département
- Ariège
- Region
- Occitanie
- Country
- France
- Coordinates
- 42.80500, 1.64060
- Mérimée reference
- PA09000038
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David Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesDavid Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesIGN France — Géoportail
3 historical maps cover this location, the earliest the 1781 map "40 Ax." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).
The Ministère de la Culture's notice
Historique
La spoulga ou grotte fortifiée dite des Églises se trouve sur la commune de Bouan, dans le département de l'Ariège, en plein cœur du Sabarthès. Elle bénéficie d'une inscription au titre des sites par un arrêté en date du 25 février 1943. L'Ariège coule en fond de vallée, dominée par la montagne du Quié. La RN 20 suit le cours de la rivière vers Ax-les-Thermes et l'Andorre, tout comme la ligne de chemin de fer. La spoulga est situé sur le versant de la montagne du Quié. Elle se situe sur la parcelle cadastrale A 490 et est la propriété de la commune de Bouan. Le chemin d'accès est praticable depuis le village de Bouan. Les aménagements anthropiques s'étendent sur plus de 100 mètres le long de la falaise et couvrent environ 2000 mètres carrés. Ils ont été développés à partir d'une dizaine de porches naturels présents dans la roche, qui, pour certains, s'ouvrent sur des réseaux karstiques qui communiquent entre eux. Une porte d'entrée défend l'entrée du site. Une première grotte est encore défendue par une enceinte à merlons et abrite trois citernes dont l'intérieur est recouvert de mortier de tuileau. Après une seconde porte, la deuxième grotte apparaît. Elle est là-encore défendue par une enceinte en grande partie conservée, avec des merlons et des traces d'aménagements intérieurs de types poutres et planchers. En partie supérieure, une seconde enceinte protège une citerne. Le terme de spoulga est dérivé du latin spelunca ou grotte, cavité. Il prend ici la signification d'un lieu fortifié. Ce phénomène des speluncae ou réduits défensifs tire son origine dès l'antiquité notamment autour de la Méditerranée et du Proche-Orient. Dans les Balkans, durant l'occupation ottomane, les chrétiens rebelles s'y réfugiaient, tout comme en Crète au début du XIXe siècle. À l'époque médiévale, les premières mentions de ces grottes fortifiées se trouvent dans les Chroniques de Frédégaire, les Annales de Metz et les Annales royales qui racontent les campagnes militaires de Pépin le Bref dans la seconde moitié du VIIIe siècle. En 767, Pépin, venant de Bourges et se dirigeant vers la Garonne, conquit plusieurs forteresses et des speluncae établies par ses ennemis. Les historiens de Terre Sainte et certaines archives ayant trait à l'Orient latin parlent également de ces grottes fortifiées utilisées par les chrétiens. Les speluncae de Tyron et de Suhet sont ainsi mentionnée en 1239 comme étant perdues pour le royaume latin. Les spoulgas du Sabarthès ont été étudiées ces dernières années par l'archéologue Florence Guillot. Elle a dénombré pas moins d'une trentaine de spoulgas dans cette vallée, certaines concentrées sur quelques kilomètres : 9 sur la basse vallée du Vicdessos sur 5 km de long et 12 dans la vallée de l'Ariège en amont de Tarascon sur 6 km de long. Parmi ces grottes fortifiées, certaines ne conservent que de rares vestiges : encoches de poutres et de plancher essentiellement, parfois traces de murs maçonnés. Les plus complètes sont celles d'Alliat, de Baychon, de l'Ermite, d'Ornolac, de Soloumbrié, de Verdun et de Bouan. La spoulga de Bouan est de loin celle qui est le mieux conservée en terme de vestiges en élévation et la plus vaste également. Ce réseau de sites fortifiés domine des voies de communication essentielles pour le comté de Foix, notamment la via mercadal qui reliait la Catalogne au Toulousain. Les spoulgas du Sabarthès dépendaient directement du pouvoir féodal des comtes de Foix et constituaient dès le XIIe siècle un glacis défensif pour protéger leurs domaines vers l'Aragon et la Catalogne. Les spoulgas du Sabarthès ont servi de refuge aux croyants et Parfaits cathares en fuite. Lors des guerres de Religion, qui frappèrent à plusieurs reprises le Sabarthès et Tarascon, les troupes protestantes se réfugièrent dans les montagnes environnantes.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The spoulga or fortified cave known as des Églises is located in the commune of Bouan, in the department of Ariège, in the heart of Sabarthès. It benefits from registration as a protected site by an order dated 25 February 1943. The Ariège flows at the bottom of the valley, dominated by the mountain of Quié. The RN 20 follows the course of the river towards Ax-les-Thermes and Andorra, as does the railway line. The spoulga is situated on the slope of the Quié mountain. It is located on the cadastral plot A 490 and is the property of the commune of Bouan. The access path is practicable from the village of Bouan. The anthropogenic structures extend over more than 100 metres along the cliff and cover approximately 2000 square metres. They were developed from about ten natural cave entrances present in the rock, which, for some, open onto karstic networks that communicate with each other. An entrance gate defends the entrance to the site. A first cave is still defended by an enclosure with merlon and houses three cisterns whose interior is covered with tuileau mortar. After a second gate, the second cave appears. It is again defended by an enclosure largely preserved, with merlons and traces of interior fittings of the type of beams and floorboards. In the upper part, a second enclosure protects a cistern. The term spoulga is derived from the Latin spelunca or cave, cavity. It takes here the meaning of a fortified place. This phenomenon of speluncae or defensive refuges takes its origin from antiquity, notably around the Mediterranean and the Near East. In the Balkans, during Ottoman occupation, Christian rebels took refuge there, as they did in Crete in the early 19th century. In the medieval period, the first mentions of these fortified caves are found in the Chronicles of Fredegarius, the Annals of Metz and the Annals of the Kings which recount the military campaigns of Pepin the Short in the second half of the 8th century. In 767, Pepin, coming from Bourges and heading towards the Garonne, conquered several fortresses and speluncae established by his enemies. Historians of the Holy Land and certain archives relating to the Latin East also speak of these fortified caves used by Christians. The speluncae of Tyron and Suhet are thus mentioned in 1239 as being lost to the Latin kingdom. The spoulgas of Sabarthès have been studied in recent years by archaeologist Florence Guillot. She has counted no fewer than thirty spoulgas in this valley, some concentrated over a few kilometres: 9 in the lower valley of the Vicdessos over 5 km long and 12 in the valley of the Ariège upstream of Tarascon over 6 km long. Among these fortified caves, some retain only rare vestiges: beam and floorboard notches essentially, sometimes traces of masonry walls. The most complete are those of Alliat, Baychon, l'Ermite, Ornolac, Soloumbrié, Verdun and Bouan. The spoulga of Bouan is by far the best preserved in terms of standing vestiges and also the most extensive. This network of fortified sites overlooks essential communication routes for the county of Foix, notably the via mercadal which linked Catalonia to Toulouse. The spoulgas of Sabarthès were directly dependent on the feudal power of the counts of Foix and constituted from the 12th century a defensive glacis to protect their domains towards Aragon and Catalonia. The spoulgas of Sabarthès served as refuge for believers and Perfect Cathars in flight. During the Wars of Religion, which struck Sabarthès and Tarascon several times, the Protestant troops took refuge in the surrounding mountains.
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