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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Église Saint-Denis

Alix, Rhône, France

The record

Designation
Historic monument, classified (classé), in part
Protection
classé MH partiellement, inscrit MH partiellement
Extent of protection
Rotonde centrale et partie ancienne de la nef (cad. U 714) : classement par arrêté du 29 août 1984 ; Toutes les parties non classées de l'église Saint-Denis située rue de l'Eglise, incluant façades et toitures, les accès, les greniers, le clocher, le chœur ouest, la sacristie et la crypte ainsi que la parcelle sur laquelle l'église se trouve, parcelle n° 714, l'inscription inclut le chevet et sa façade ouest, les escaliers et le hall d'entrée ouest, le rez-de-chaussée accédant à la crypte qui se trouvent tout ou partie sur les parcelles n° 1403 et n° 1402, le tout figurant au cadastre section U : inscription du 28 septembre 2023
Protection dates
1984/08/29 : classé MH, 2023/09/28 : inscrit MH
Type
chapelle
Main period of construction
3e quart 18e siècle
Dates
1768
Architect or builder
MARIN-DECRENICE l'aîné, (maître de l'oeuvre)
Ownership
propriété de la commune, propriété d'un établissement public de santé
Address
Rue de l'Eglise
Commune
Alix
Département
Rhône
Region
Auvergne-Rhône-Alpes
Country
France
Coordinates
45.91270, 4.65367
Mérimée reference
PA00117705

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1708 map "La Bresse, Le Bugey..." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

Un premier prieuré mixte aurait été fondé à Alix dès le VIIIe siècle. En 1219, le chapitre des bénédictines de Saint-Denis apparait dans une charte, il est sous la protection Philippe Auguste ; Guichard III de Beaujeu y déclare vouloir protéger les sœurs des convoitises de l'archevêque de Lyon. Les bénédictines sont également voisines des seigneurs châtelains de Marzé qui se font ensevelir au prieuré. En 1558, les religieuses sollicitent Marie Stuart, épouse de François II qui les prend sous son aile. Ce qui n'empêche pas leur dispersion, sous le coup des attaques des troupes protestantes et les exactions du Baron des Adrets. Depuis le Moyen Age, le grand prieur de Savigny était le supérieur majeur du prieuré et des aumôniers en assuraient le service religieux. En 1598, Henri IV les aide à recouvrir les biens perdus grâce à l'intervention du sénéchal de Lyon. Néanmoins, le couvent décline jusqu'en 1753. A cette date, Louise de Musy de Véronin (1694-1780) qui avait intégré le chapitre en 1723 en est devenue la prieure, ayant l'affection de Louis XV, elle n'eut de cesse de lui demander des subsides pour reconstruire un chapitre de chanoinesses digne de ce nom et une nouvelle église. Une plaque gravée rappelle l'épisode en 1768 de la pose de la première pierre par Madame de Muzy au dos de la façade ouest. Lors de la suppression de l'abbaye de Savigny en 1780, les chanoinesses récupèrent une partie des biens de celle-ci et le couvent prend le titre d'abbaye qui abrite alors 43 chanoinesses. Après leur dispersion à la Révolution, le prieuré est mis sous séquestre avant d'être racheté sur ses propres deniers par le cardinal Fesch en 1807 qui y installe un séminaire. L'école fonctionne avec les anciens bâtiments dans un premier temps, puis, l'afflux de séminaristes et la vétusté des locaux incitent le diocèse à des travaux qui débutent vers 1841 avec la construction du bâtiment du séminaire. A partir de 1865, des modifications importantes concernent l'église. L'architecte caladois Drevet est chargé de ces travaux qui sembles s'achever vers 1873. Le séminaire est supprimé en 1904 et devient propriété du département qui décide d'y installer un lazaret et un hospice. En 1915, en août « l'asile départemental » est confié aux HCL, en décembre une partie de l'hôpital reste consacré aux tuberculeux. Un bâtiment annexe est construit en 1922. Dans les années 1980, une maison de retraite prend place dans le complexe.

L'église est enchâssée au nord et au sud dans le bâtiment de l'ancien séminaire, propriété de l'hôpital. La place publique à l'ouest est cernée par d'anciennes maisons de chanoinesses et par le logis des pupilles du roi, toutes devenues maisons individuelles, à droite de l'entrée principale de l'église, se trouve une entrée de service de l'hôpital. Le sud de la nef, au bas-côté peu décoré, est bordé par un jardin clos par un portail majestueux en pierre ocre rouge et un mur en pierre, laissant à voir les fenêtres de la sacristie et la façade d'un ancien bâtiment des chanoinesses. L'orientation de l'église est inversée, le chœur se trouvant dans la partie ouest de l'édifice. La façade principale de l'église a une hauteur égale à sa largeur formant un carré surmonté d'un fronton triangulaire, lui-même surmonté par une croix de pierre. A l'intérieur, côté entrée principale, la nef voûtée en plein cintre, allongée au cours des travaux d'aménagement vers 1873, ne présente pas de rupture visible. Les décors ont été refaits en grande partie du XIXe siècle avec de faux marbres et faux joints. Le chœur circulaire se présente à la manière d'une tholos à la périphérie de laquelle sont installées les stalles de Lefevre de 1770 avec sa stalle prieurale à baldaquin et la chaire à prêcher plus tardive vers 1870. Une coupole où est figuré le Saint Esprit couvre la rotonde, éclairée par deux baies cintrées dont les vitraux représentent, l'un les symboles attachés à Pie V et l'autre ceux du Cardinal de Bonald. Sous l'église se trouve une crypte où étaient ensevelies les prieures, il s'agit d'un crypte voûté, transformée en chambre froide par l'hôpital. Le plan en coupe de l'église côté ouest présente une sorte d'avancée de l'abside au-dessus du hall d'entrée de l'hôpital, la façade ouest de l'église Saint-Denis couvre cette entrée et elle est soulignée par le perron permettant d'y accéder. La protection, imprécise et incomplète exclue de l'inscription même, les intérieurs de cette partie ouest et une partie indéterminée de la nef ainsi que la crypte et le grenier tous situés sur la même parcelle d'assiette.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

A first mixed priory would have been founded at Alix as early as the 8th century. In 1219, the chapter of the Benedictines of Saint-Denis appears in a charter, it is under the protection of Philip Augustus; Guichard III of Beaujeu declares his wish to protect the sisters from the designs of the archbishop of Lyon. The Benedictines are also neighbours of the lord castellans of Marzé who have themselves buried at the priory. In 1558, the religious women solicit Mary Stuart, wife of Francis II who takes them under her wing. This does not prevent their dispersal, under the blow of attacks by Protestant troops and the exactions of the Baron of Adrets. Since the Middle Ages, the grand prior of Savigny was the major superior of the priory and chaplains ensured its religious service. In 1598, Henry IV helps them recover lost property through the intervention of the seneschal of Lyon. Nevertheless, the convent declines until 1753. At that date, Louise de Musy de Véronin (1694-1780) who had joined the chapter in 1723 became its prioress; having the affection of Louis XV, she never ceased to ask him for subsidies to rebuild a chapter of canonesses worthy of the name and a new church. An engraved plaque recalls the episode in 1768 of the laying of the foundation stone by Madame de Muzy on the back of the west façade. Upon the suppression of the abbey of Savigny in 1780, the canonesses recover a part of its property and the convent takes the title of abbey which then houses 43 canonesses. After their dispersal at the Revolution, the priory is placed under sequestration before being repurchased with his own funds by Cardinal Fesch in 1807 who installs a seminary there. The school operates with the old buildings initially, then, the influx of seminarists and the dilapidation of the premises incite the diocese to works which begin around 1841 with the construction of the seminary building. From 1865, significant modifications concern the church. The architect from Cadiz Drevet is charged with these works which seem to end around 1873. The seminary is suppressed in 1904 and becomes property of the department which decides to install a lazaretto and a hospice there. In 1915, in August 'the departmental asylum' is entrusted to the HCL, in December part of the hospital remains devoted to tuberculosis patients. An annex building is constructed in 1922. In the 1980s, a retirement home takes place in the complex.

The church is set north and south within the building of the former seminary, property of the hospital. The public square to the west is surrounded by former houses of canonesses and by the lodging of the king's wards, all of which have become individual houses; to the right of the main entrance of the church is found a service entrance to the hospital. The south of the nave, at the little-decorated aisle, is bordered by a garden enclosed by a majestic gateway in ochre-red stone and a stone wall, allowing a view of the windows of the sacristy and the façade of a former building of the canonesses. The orientation of the church is inverted, the choir being in the west part of the building. The main façade of the church has a height equal to its width forming a square surmounted by a triangular pediment, itself surmounted by a stone cross. Inside, on the side of the main entrance, the nave vaulted in round arch, lengthened during the works of modification around 1873, presents no visible break. The decorations have been largely remade in the 19th century with false marbles and false joints. The circular choir presents itself in the manner of a tholos at the periphery of which are installed the stalls of Lefevre of 1770 with its prioral stall with baldachin and the pulpit later around 1870. A dome where the Holy Spirit is depicted covers the rotunda, lit by two round-arched bays whose stained glass windows represent, one the symbols attached to Pius V and the other those of Cardinal de Bonald. Under the church is found a crypt where the prioresses were buried, it is a vaulted crypt, transformed into a cold room by the hospital. The cross-section plan of the church on the west side presents a sort of advance of the apse above the entrance hall of the hospital, the west façade of the church of Saint-Denis covers this entrance and it is underlined by the perron allowing access to it. The protection, imprecise and incomplete, excludes from the registration itself, the interiors of this west part and an indeterminate part of the nave as well as the crypt and the attic all located on the same plot.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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