Base Mérimée: Monuments historiques · France
Citadelle du Palais, à Belle-Ile-en-Mer
Le Palais, Morbihan, France
The record
- Designation
- Historic monument, classified (classé), in part
- Protection
- inscrit MH partiellement, classé MH partiellement, protection partielle
- Extent of protection
- Le mur de Haute-Boulogne (cad. AH 9, 12, 94) : inscription par arrêté du 9 mars 1994 - La citadelle, à savoir les façades et les toitures de l'ensemble de ses éléments constitutifs et parmi ceux-ci, la totalité de la poudrière circulaire, des vestiges des casemates réalisées par les architectes de Gondi et de la poudrière souterraine de l'Enveloppe (cad. AC 11 ; AH 14, 16 à 18) : classement par arrêté du 22 juin 2007
- Protection dates
- 1994/03/09 : inscrit MH, 2007/06/22 : classé MH
- Type
- citadelle
- Main period of construction
- milieu 19e siècle
- Ownership
- propriété de la commune, propriété d'une société privée
- Lieu-dit
- Haute Boulogne
- Commune
- Le Palais
- Département
- Morbihan
- Region
- Bretagne
- Country
- France
- Coordinates
- 47.35062, -3.15514
- Mérimée reference
- PA00091470
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The Ministère de la Culture's notice
Historique
A la suite de la révolution socialiste du printemps 1848, des manifestations populaires, des révoltes ouvrières, des insurrections et des répressions, ordre est donné au Génie d'aménager à Belle-Île-en-Mer, sur les glacis de la citadelle, au lieu dit Haut-Boulogne, des baraquements pouvant recevoir 3000 détenus. Ces baraquements devaient être entourés de palissades. Le 21 septembre 1848 est créé le Dépôt de Belle-Ile, dont Antony Béraud est nommé directeur. En mars 1849 débute à Bourges le procès en Haute-Cour d'Armand Barbès, d'Auguste Blanqui et de leurs co-inculpés. En avril 1849, le Colonel Pierre, officier de gendarmerie, est nommé commandant du Dépôt de Belle-Ile. Il fait construire le mur d'enceinte de Haute-Boulogne pour remplacer les palissades. Le 30 octobre 1850, Auguste Blanqui arrive à Belle-Ile où il retrouve au Dépôt les déportés de mai 1848 et ceux de juin 1849. Parmi ceux-ci se trouvent Armand Barbès et 300 autres révolutionnaires. En 1850, le Dépôt devient maison de détention et de déportation. De 1858 à 1976, la maison de détention de Haute-Boulogne a changé bien des fois de nom et de règlement et a vécu de nombreux drames. De tout ce grand passé d'héroïsme philosophique, il ne reste plus à Belle-Ile que ce mur de Haute-Boulogne, illustré par Barbès et Blanqui. Destiné à enclore la maison de détention de Haute-Boulogne, ce mur délimitait autrefois la propriété du Ministère de la Justice et celle de l'armée, c'est-à-dire le territoire de la citadelle. A l'origine, le mur de Haute-Boulogne avait une longueur de 670 mètres et délimitait un vaste quadrilatère sur trois côtés, le quatrième étant occupé par le fossé de la citadelle. Aujourd'hui, après des destructions successives, il ne reste plus que 338 mètres de ce mur, mais toute la partie longeant la côte est demeurée pratiquement intacte. C'est une construction très simple, en pierres de schiste, recouvertes d'un crépi ocre fait de sable et de chaux. Sa hauteur moyenne est de quatre mètres et son épaisseur de 60 centimètres. Il est renforcé, du côté de la mer, tous les 12 mètres environ, de 26 contreforts triangulaires ayant une petite arche à leur pied pour enjamber le fossé d'écoulement des eaux. La crête du mur est inclinée, du côté de la mer, donc du côté du domaine de la citadelle, et conserve à certains endroits une armature de tessons de verre.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
Following the socialist revolution of spring 1848, popular demonstrations, worker uprisings, insurrections and repressions, order is given to the Engineers to set up at Belle-Île-en-Mer, on the glacis of the citadel, at the place called Haut-Boulogne, barracks capable of receiving 3000 detainees. These barracks were to be surrounded by palisades. On 21 September 1848 the Belle-Ile Depot is created, of which Antony Béraud is appointed director. In March 1849 the trial begins in the High Court at Bourges of Armand Barbès, Auguste Blanqui and their co-defendants. In April 1849, Colonel Pierre, officer of the gendarmerie, is appointed commander of the Belle-Ile Depot. He has the enclosing wall of Haute-Boulogne built to replace the palisades. On 30 October 1850, Auguste Blanqui arrives at Belle-Ile where he finds at the Depot the deportees of May 1848 and those of June 1849. Among these are Armand Barbès and 300 other revolutionaries. In 1850, the Depot becomes a house of detention and deportation. From 1858 to 1976, the house of detention of Haute-Boulogne changed name and regulations many times and experienced numerous dramas. Of all this great past of philosophical heroism, there remains at Belle-Ile only this wall of Haute-Boulogne, illustrated by Barbès and Blanqui. Intended to enclose the house of detention of Haute-Boulogne, this wall formerly delimited the property of the Ministry of Justice and that of the army, that is to say the territory of the citadel. Originally, the wall of Haute-Boulogne had a length of 670 metres and delimited a vast quadrilateral on three sides, the fourth being occupied by the ditch of the citadel. Today, after successive destructions, only 338 metres of this wall remain, but the entire part running along the coast has remained practically intact. It is a very simple construction, in slates stones, covered with an ochre render made of sand and lime. Its average height is four metres and its thickness 60 centimetres. It is reinforced, on the sea side, at approximately 12-metre intervals, by 26 triangular buttresses having a small arch at their foot to span the water drainage ditch. The crest of the wall is inclined, on the sea side, thus on the side of the citadel domain, and retains in certain places an armature of glass shards.
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