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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Domaine de Champs-sur-Marne

Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne, France

The record

Designation
Historic monument, classified (classé)
Protection
classé MH
Extent of protection
Le château, le jardin et le parc : classement par arrêté du 24 juillet 1935 ; Le domaine du château de Champs, en totalité, à Champs-sur-Marne, situé 31 rue de Paris, avec la crépine située au bord de la Marne à l'extrémité nord du domaine, comme figurant en rose sur le plan joint à l'arrêté (cad. AP 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, BC 65, BH 1, 67, 68, BD 97, 98) : classement par arrêté du 20 août 2019
Protection dates
1935/07/24 : classé MH, 2019/08/20 : classé MH
Type
château
Main period of construction
17e siècle, 1er quart 18e siècle
Architect or builder
Bullet Pierre (architecte)
Ownership
propriété de l'État
Address
31 rue de Paris
Commune
Champs-sur-Marne
Département
Seine-et-Marne
Region
Île-de-France
Country
France
Coordinates
48.85925, 2.60097
Mérimée reference
PA00086861

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1635 map "Ager Parisiensis vulgo l'Isle de France / Fr. Guilloterius ... describ. et Petro Pithoeo dedicabat" (University Library, Vrije Universiteit Amsterdam).

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The Ministère de la Culture's notice

Plusieurs seigneurs se succèdent à Champs à partir du XIe siècle, d'Adam de Champs à Jeanne II de Champs qui le vend en 1399 à la famille d'Orgemont. Pierre d'Orgemont, chancelier de Charles V, fait construire un hôtel particulier en 1499-1500, édifié par Claude Fany. Après sa sœur, Louise d'Orgemont, et son fils, Claude de Montmorency, le domaine est la propriété de Jean Duval, seigneur de Dampierre, trésorier de François Ier, qui l'obtient par échange. Jean Morin lui achète en 1563, qui l'échange à Jean du Faur de Saint-Jory en 1567 ; le domaine s'étend alors sur 26 hectares. Ce-dernier le vend à Jean Dugué, collecteur d'impôts, en 1577. Il fait construire un château, légué à sa femme, Anne Leclerc, en 1584, puis à sa fille, Anne de Ligny. Achat par Giulia Savelli en 1604 ; legs à sa fille, Catherine de Rambouillet, en 1606. Vente à Guichart Faure en 1607 ; legs à son petit-fils Jules-César II Faure en 1636 ; legs à son fils, Nicolas Faure de Berlize en 1681. Ce-dernier modernise le château en instaurant un plan en U et un appareil en brique et pierre. Achat en 1699 de Charles Renouard de La Touanne, financier. Charles Renoaurd de La Touanne commande une nouvelle demeure à Pierre Bullet et son fils, Jean-Baptiste Bullet de Chamblain, avant que le financier ne soit dessaisi de son domaine en 1701. Achat de Paul Poisson de Bourvallais, financier, en 1702. Il finance la réalisation du château actuel, dont la réalisation était peut-être déjà commencée. Les plans définitifs sont arrêtés en 1703, la construction se termine autour de 1708. Le jardin est commencé en 1702 sur des plans de Claude Desgots, petit-neveu d'André Le Nôtre. Le château de Champs s'impose comme un modèle de demeure de villégiature idéale, qui ménage espaces de réception et espaces de vie dans une recherche de davantage de confort, qui trouve un équilibre entre la richesse et la simplicité, qui allie un jardin régulier et des terres agricoles. Il est publié dans plusieurs ouvrages (Jean Mariette, 1727 ; Jacques-François Blondel, 1737 et 1771-1777 ; Charles-Etienne Briseux, 1743 ; Claude Sauvageot, 1879). Legs à sa nièce, Louise-Thérèse Chindré, en 1716, après avoir fait faillite. Achat de Marie-Anne de Bourbon, princesse de Conti, en 1718, qui l'offre à son cousin, Charles-François de La Baume Le Blanc, duc de La Vallière, tout en conservant les parties agricoles, qu'il obtient en 1739. Legs la même année à son fils, Louis-César de La Baume Le Blanc, duc de Vaujours et de La Vallière, qui commande une modification des jardins à Jean-Charles Garnier d'Isle (gendre de Claude Desgots), ainsi qu'une modernisation des intérieurs à la mode rocaille à Jean Charpentier en 1748. La marquise de Pompadour loue le château entre 1757 et 1759, puis achat par Gabriel Michel en 1763, qui modernise les intérieurs. Legs à sa femme, Anne Bernier, en 1765, puis à leur fille, Henriette-Françoise, marquise de Marbeuf, qui rénove le château et commande un jardin paysager à Balthazar Legras en 1792, dont fait partie une grotte, construite en 1792-1793, avec un belvédère en bois et chaume aujourd'hui disparu. Une laiterie de propreté est conçue en 1793 et attribuée à Jacques-Guillaume Legrand et Jacques Molinos. Arrêtée en 1793 et exécutée en 1794, de même que son conjoint et plusieurs membres de sa famille, le château est mis sous séquestre jusqu'en 1800. Son neveu, Pierre-Marc-Gaston de Lévis, l'achète aux enchères en 1801 et rachète la ferme dite de la Haute-Maison en 1703. Il rénove et réaménage le parc autour de 1820 dans un goût paysager et fait construire la maison du chef jardinier. Legs à son fils en 1830 qui vend à Jacques-Maurice Grosjean en 1831. Ce-dernier supprime la toiture du château au profit d'une terrasse à balustrade, ainsi qu'un donjon datant du duc de La Vallière et le belvédère abîmé de la grotte ; restaure les décors intérieurs et en fait créer sur le modèle du XVIIe siècle ; créé un lac. Achat d'Ernest Santerre en 1858, agent de change, qui fait faire des restaurations après l'occupation de l'armée prussienne en 1870. Des quatre cours du XVIIIe siècle, deux sont conservées autour de la ferme à l'est et de l'orangerie et des écuries à l'ouest. Achat de Louis Cahen le 5 août 1895 pour 1 200 000 francs dont 85 920 francs pour les meubles. Le domaines s'étend alors sur 70 hectares. Louis Cahen commande des travaux à Walter-André Destailleur, réalisés entre 1896 et 1898 : restitution de la couverture à pans brisés et construction d'un second étage sous-combles, restauration des décors, transformation de la chapelle en chambre, peinture de la majorité des pièces en blanc, installation de réseaux électriques et de l'eau courante, transformation des gardes-robes en salles de bain, construction d'une nouvelle orangerie (l'ancienne servant de remise pour les voitures), construction de l'ensemble dit La France au sud-ouest, agrandissement de la maison du jardinier. Henri Duchêne et son fils Achille sont sollicités pour redessiner un jardin régulier intégré dans un parc paysager. A la mort d'Henri Duchêne en 1902, Destailleur prend sa suite en s'inspirant du plan des jardins publié par Mariette, et tend davantage que son prédécesseur à la restitution d'un état XVIIIe siècle. Construction du Salon de Madame, installation de statues notamment inspirées du Versailles de Louis XIV. Louis Cahen demande en 1912 à Destailleur que les écuries deviennent un hôpital, et durant la Première Guerre mondiale, un hôpital militaire est effectivement installé dans les communs. Son fils, Charles Cahen d'Anvers, hérite du domaine en 1922. Il réalise quelques modifications en changeant la fonction de certaines pièces, les travaux sont confiés à Destailleur. Souhaitant la préservation de son domaine dans un contexte troublé, il fait part de son souhait de donner son bien à l'Etat en 1934. L'acte de donation est signé le 9 avril 1935, l'Etat l'accepte officiellement par décret le 27 juin, le domaine est classé au titre des monuments historiques le 24 juillet et le château est classé parmi les palais nationaux (BCPN) le 13 août. Charles Cahen d'Anvers cède ensuite le mobilier le 31 décembre, pour 2 millions de francs ; les employés du domaine deviennent fonctionnaires. Il vend également en 1948 un terrain situé rue Pierre Weczerka, situé face au bâtiment La France, où se situent une chaufferie et des édifices construits durant la première moitié du XXe siècle. Propriété de l'Etat, le domaine de 85 hectares ouvre au public puis est rapidement dévolu à recevoir les chefs d'Etats étrangers, essentiellement africains entre 1960 et 1969 (dont L. S. Senghor en 1961). Albert Grégoire est chargé de mener des travaux de modernisation ; Jean Taralon supervise l'ameublement. Le domaine perd son statut de résidence présidentielle en 1971, et est dévolu au ministère de la culture, qui en confie la gestion à la CNMH devenue le CMN. Le LRMH est installé dans les communs sud-ouest depuis 1970, dont un bâtiment sert également d'antenne à l'UDAP de Seine-et-Marne. Le parc subit d'importants dommages durant la tempête de 1999. Le plafond du salon chinois s'effondre en 2006 à cause de la présence de mérule ; il est restauré entre 2009 et 2013, période durant laquelle sont effectués également des travaux de restauration suivant les dispositions de Destailleur. Tout au long du XXe siècle le domaine est également un lieu de tournage prisé.

Le château de Champs-sur-Marne s'insère dans un vaste domaine, constitué d'un jardin régulier entouré d'un parc paysager. L'avant-cour, divisée en quatre parterres, est entourée de murs rythmés par une suite d'arcatures aveugles garnies de lierre avec au milieu une porte à fronton, et aux extrémités des pavillons. La façade antérieure présente un avant corps central entre deux ailes terminées par des pavillons saillant. Les deux niveaux d'élévation de la façade, séparés par un bandeau, sont rythmés de chaînes d'angle. Une forte corniche souligne le toit brisé percé de lucarnes. Le rez-de-chaussée est percé de grandes baies rectangulaires et l'étage de baies à arc segmentaire. L'avant corps est couronné par un fronton triangulaire. Au rez-de-chaussée, deux pilastres et deux colonnes d'ordre toscan forment un péristyle. A l'étage, quatre pilastres à chapiteau ionique encadrent la fenêtre d'axe. La façade postérieure montre une même élévation. L'avant-corps central, de forme arrondie, est ouvert au rez-de-chaussée de trois baies en plein cintre. L'étage est percé de trois baies rectangulaires ; au centre, un balcon en fer forgé est soutenu par des consoles. Un fronton triangulaire couronne l'attique sculpté. L'intérieur actuel renferme un riche décor : dessus de porte de la salle à manger peints par Oudry et Desportes, boiseries Rocaille attribuées à Verberck, mobilier et décors de Jacob, Aubert, Boudin, Chenevat, Lebas, Van Risenbuburgh et des manufactures de Sèvres et de Vincennes.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

Several lords succeeded one another at Champs from the 11th century onwards, from Adam de Champs to Jeanne II de Champs who sold it in 1399 to the d'Orgemont family. Pierre d'Orgemont, chancellor of Charles V, had a hôtel particulier built in 1499-1500, constructed by Claude Fany. After his sister, Louise d'Orgemont, and his son, Claude de Montmorency, the estate became the property of Jean Duval, lord of Dampierre, treasurer of François Ier, who obtained it by exchange. Jean Morin purchased it in 1563, which he exchanged to Jean du Faur de Saint-Jory in 1567; the estate then extended over 26 hectares. The latter sold it to Jean Dugué, tax collector, in 1577. He had a château built, bequeathed to his wife, Anne Leclerc, in 1584, then to his daughter, Anne de Ligny. Purchase by Giulia Savelli in 1604; bequest to her daughter, Catherine de Rambouillet, in 1606. Sale to Guichart Faure in 1607; bequest to his grandson Jules-César II Faure in 1636; bequest to his son, Nicolas Faure de Berlize in 1681. The latter modernised the château by introducing a U-shaped plan and a construction in brick and stone. Purchase in 1699 by Charles Renouard de La Touanne, financier. Charles Renouard de La Touanne commissioned a new residence from Pierre Bullet and his son, Jean-Baptiste Bullet de Chamblain, before the financier was dispossessed of his estate in 1701. Purchase by Paul Poisson de Bourvallais, financier, in 1702. He financed the construction of the present château, whose construction may already have begun. The definitive plans were settled in 1703, construction was completed around 1708. The garden was begun in 1702 from plans by Claude Desgots, great-nephew of André Le Nôtre. The château de Champs established itself as a model of ideal country residence, which balanced reception spaces and living spaces in a quest for greater comfort, which found equilibrium between richness and simplicity, which combined a formal garden and agricultural lands. It was published in several works (Jean Mariette, 1727; Jacques-François Blondel, 1737 and 1771-1777; Charles-Etienne Briseux, 1743; Claude Sauvageot, 1879). Bequest to his niece, Louise-Thérèse Chindré, in 1716, after having gone bankrupt. Purchase by Marie-Anne de Bourbon, princess of Conti, in 1718, who offered it to her cousin, Charles-François de La Baume Le Blanc, duke of La Vallière, while retaining the agricultural parts, which he obtained in 1739. Bequest the same year to his son, Louis-César de La Baume Le Blanc, duke of Vaujours and La Vallière, who commissioned a modification of the gardens from Jean-Charles Garnier d'Isle (son-in-law of Claude Desgots), as well as a modernisation of the interiors in rocaille fashion from Jean Charpentier in 1748. The marquise de Pompadour rented the château between 1757 and 1759, then purchase by Gabriel Michel in 1763, who modernised the interiors. Bequest to his wife, Anne Bernier, in 1765, then to their daughter, Henriette-Françoise, marquise de Marbeuf, who renovated the château and commissioned a picturesque garden from Balthazar Legras in 1792, which included a grotto, built in 1792-1793, with a wooden belvedere thatched with straw now disappeared. A dairy building was designed in 1793 and attributed to Jacques-Guillaume Legrand and Jacques Molinos. Arrested in 1793 and executed in 1794, as were her husband and several members of her family, the château was placed under sequester until 1800. Her nephew, Pierre-Marc-Gaston de Lévis, purchased it at auction in 1801 and repurchased the farm known as Haute-Maison in 1703. He renovated and rearranged the park around 1820 in a picturesque style and had the house of the head gardener built. Bequest to his son in 1830 who sold to Jacques-Maurice Grosjean in 1831. The latter removed the roofing of the château in favour of a balustraded terrace, as well as a keep dating from the duke of La Vallière and the damaged belvedere of the grotto; restored the interior decoration and had new decoration created in the model of the 17th century; created a lake. Purchase by Ernest Santerre in 1858, stock exchange agent, who had restoration work carried out following the occupation by the Prussian army in 1870. Of the four courtyards of the 18th century, two are preserved around the farm to the east and around the orangery and stables to the west. Purchase by Louis Cahen on 5 August 1895 for 1,200,000 francs of which 85,920 francs for the furniture. The estate then extended over 70 hectares. Louis Cahen commissioned work from Walter-André Destailleur, carried out between 1896 and 1898: restoration of the mansard roof and construction of a second storey in the roof space, restoration of decoration, transformation of the chapel into a bedroom, painting of the majority of rooms in white, installation of electrical and running water networks, transformation of wardrobes into bathrooms, construction of a new orangery (the former serving as a storage for vehicles), construction of the complex called La France to the south-west, enlargement of the gardener's house. Henri Duchêne and his son Achille were asked to redesign a formal garden integrated into a picturesque park. At the death of Henri Duchêne in 1902, Destailleur took over from him, drawing inspiration from the plan of gardens published by Mariette, and tended more than his predecessor towards the restoration of an 18th-century state. Construction of the Salon de Madame, installation of statues notably inspired by Versailles under Louis XIV. Louis Cahen requested in 1912 from Destailleur that the stables become a hospital, and during the First World War, a military hospital was indeed installed in the outbuildings. His son, Charles Cahen d'Anvers, inherited the estate in 1922. He carried out some modifications by changing the function of certain rooms, the work being entrusted to Destailleur. Wishing to preserve his estate in a troubled context, he expressed his wish to give his property to the State in 1934. The deed of donation was signed on 9 April 1935, the State officially accepted it by decree on 27 June, the estate was classified as historic monuments on 24 July and the château was classified among the national palaces (BCPN) on 13 August. Charles Cahen d'Anvers subsequently transferred the furnishings on 31 December for 2 million francs; the employees of the estate became civil servants. He also sold in 1948 a plot of land situated on rue Pierre Weczerka, situated opposite the building La France, where are located a boiler room and buildings constructed during the first half of the 20th century. Property of the State, the 85-hectare estate opened to the public and was then rapidly devoted to receiving foreign heads of state, essentially African between 1960 and 1969 (including L. S. Senghor in 1961). Albert Grégoire was responsible for conducting modernisation work; Jean Taralon supervised the furnishing. The estate lost its status as presidential residence in 1971, and was devoted to the ministry of culture, which entrusted its management to the CNMH which became the CMN. The LRMH has been installed in the south-west outbuildings since 1970, of which one building also serves as an office for the UDAP of Seine-et-Marne. The park suffered significant damage during the 1999 storm. The ceiling of the Chinese salon collapsed in 2006 due to the presence of dry rot; it was restored between 2009 and 2013, a period during which restoration work was also carried out following the provisions of Destailleur. Throughout the 20th century the estate was also a favoured filming location.

The château de Champs-sur-Marne is set within a vast estate, consisting of a formal garden surrounded by a picturesque park. The forecourt, divided into four parterres, is surrounded by walls articulated by a series of blind arcatures filled with ivy with in the middle a door with a pediment, and at the extremities pavilions. The front façade presents a projecting central avant-corps between two wings terminated by projecting pavilions. The two levels of elevation of the façade, separated by a band, are articulated by corner chains. A strong cornice emphasises the mansard roof pierced with dormers. The ground floor is pierced with large rectangular openings and the upper storey with openings with a segmental arch. The avant-corps is crowned by a triangular pediment. On the ground floor, two pilasters and two columns of Tuscan order form a peristyle. On the upper storey, four pilasters with Ionic capitals frame the axial window. The rear façade shows the same elevation. The central avant-corps, of rounded form, is open on the ground floor with three round-arch openings. The upper storey is pierced with three rectangular openings; in the centre, a wrought-iron balcony is supported by consoles. A triangular pediment crowns the sculpted attic. The present interior contains rich decoration: overmantels of the dining room painted by Oudry and Desportes, Rocaille woodwork attributed to Verberck, furniture and decoration by Jacob, Aubert, Boudin, Chenevat, Lebas, Van Risenbuburgh and from the Sèvres and Vincennes manufactories.

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