Base Mérimée: Monuments historiques · France
Château
Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis, France
The record
- Designation
- Historic monument, classified (classé)
- Protection
- classé MH
- Extent of protection
- Le château en totalité, y compris la galerie périphérique située en sous-sol et le sol qui constitue sa couverture, tel que figurant cerné de rouge dans le plan annexé à l'arrêté (cad. G 122) : classement par arrêté du 9 mai 2019
- Protection dates
- 2019/05/09 : classé MH
- Type
- château
- Main period of construction
- 1er quart 19e siècle
- Dates
- 1821
- Architect or builder
- Huvé Jean-Jacques-Marie (architecte), Bellangé Pierre-Antoine (décorateur), Gérard François (peintre)
- Ownership
- propriété de la commune
- Address
- 12 à 46 rue Albert-Dhalène
- Commune
- Saint-Ouen
- Département
- Seine-Saint-Denis
- Region
- Île-de-France
- Country
- France
- Coordinates
- 48.91653, 2.32952
- Mérimée reference
- PA00079960
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The Ministère de la Culture's notice
Historique
L'actuel château, édifié sous la Restauration, remplace celui édifié par Antoine Le Pautre, en 1664-1672, pour le surintendant des finances Joachim Seiglières de Boisfranc. C'est là Louis XVIII signe la Déclaration de Saint-Ouen, le 2 mai 1814, qui prélude à l'établissement de la Charte sur laquelle se fonde la Restauration et établie un compromis avec certaines mesures révolutionnaires. En 1821, Louis XVIII le fait détruire pour construire à son emplacement un château néo-classique de forme cubique destiné à sa favorite, Zoé Talon, comtesse du Cayla. Le roi aurait lui-même contribué à tracer les plans et aurait confié des esquisses à l'architecte Jean-Jacques-Marie Huvé. Cette maison de plaisance est inaugurée le 2 mai 1823, jour anniversaire de la Déclaration de Saint-Ouen ; la chapelle souterraine est bénie le même jour. Une équipe comptant notamment Pierre-Antoine Bellangé s'occupe de l'ameublement et de la décoration, et six peintures sont confiées à François Gérard. Le parc était alors agrémenté d'arbres et de fabriques. Jusqu'à sa mort en 1852, la comtesse vit entre Saint-Ouen et son hôtel parisien. Par la suite, le domaine est transmis à sa fille qui loue le terrain à une société hippique en 1878, avant que l'ensemble ne soit acheté par la société industrielle Thomson-Houston en 1917. La succession des propriétaires entraine le morcellement et la totale transformation du terrain, qui sert désormais à la production industrielle et comporte des terrains de sport et des jardins partagés pour les ouvriers. Acquis par la municipalité en 1956, le château est restauré à partir de 1961 et un musée y est installé en 1965. Dans la lignée des folies du XVIIIe siècle et des châteaux d'inspiration italienne, et notamment palladienne, tels que Marly, le Petit Trianon ou la folie de Bagatelle, le château est bâti sur un plan carré avec des façades symétriques et un toit en pavillon. Il s'élève sur trois niveaux avec un rez-de-chaussée surélevé. Les fenêtres sont en plein cintre au rez-de-chaussée, rectangulaires au deuxième niveau, et le dernier niveau constitue un demi-étage carré. Un porche à deux colonnes doriques surmonté d'un entablement et d'un balcon à balustres encadre l'entrée sur deux façades. Les pièces du rez-de-chaussée, destinées à la réception, sont les seules à conserver leur décor d'origine presque intégralement. La salle à manger est scandée sur son pourtour de douze colonnes surélevées imitant le marbre et les portes sont plaquées de loupe d'orme. Dans la salle de billard, ornée de moulures et de dorures, six carreaux en marbre indiquent au centre de la pièce l'emplacement du billard, et quatre peintures de F. Gérard sur le thème des saisons étaient placées dans le lambris. Le salon est la pièce la plus richement ornée et elle comporte une inscription commémorant la Déclaration de Saint-Ouen placée à l'origine en face d'un portrait de Louis XVIII par F. Gérard. Le premier étage est desservi par un grand escalier d'apparat comportant une rampe en bronze partiellement dorée et sculptée avec une main courante en acajou. Le premier étage comprenait les appartements de la comtesse et de ses enfants, il a gardé en grande partie sa disposition originale mais seulement quelques très rares éléments de décor. Les deux derniers étages ont également connu des modifications mais les dispositions originales restent lisibles.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The present château, built under the Restoration, replaces the one built by Antoine Le Pautre, in 1664-1672, for the superintendent of finances Joachim Seiglières de Boisfranc. It was there that Louis XVIII signed the Declaration of Saint-Ouen, on 2 May 1814, which preceded the establishment of the Charter on which the Restoration was based and established a compromise with certain revolutionary measures. In 1821, Louis XVIII had it destroyed to build in its place a neo-classical château of cubic form intended for his favourite, Zoé Talon, countess of Cayla. The king himself would have contributed to drawing up the plans and would have entrusted sketches to the architect Jean-Jacques-Marie Huvé. This pleasure house was inaugurated on 2 May 1823, anniversary of the Declaration of Saint-Ouen; the underground chapel was blessed the same day. A team notably including Pierre-Antoine Bellangé took care of the furnishings and decoration, and six paintings were entrusted to François Gérard. The park was then embellished with trees and follies. Until her death in 1852, the countess lived between Saint-Ouen and her Parisian townhouse. Subsequently, the estate was transmitted to her daughter who rented the land to an equestrian society in 1878, before the whole was purchased by the industrial company Thomson-Houston in 1917. The succession of owners led to the fragmentation and complete transformation of the land, which now served industrial production and comprised sports grounds and shared gardens for workers. Acquired by the municipality in 1956, the château was restored from 1961 and a museum was installed there in 1965. In the tradition of the follies of the 18th century and châteaux of Italian inspiration, notably Palladian, such as Marly, the Petit Trianon or the folly of Bagatelle, the château is built on a square plan with symmetrical façades and a pavilion roof. It rises over three levels with a raised ground floor. The windows are round arch on the ground floor, rectangular on the second level, and the last level constitutes a half-storey square. A porch with two Doric columns surmounted by an entablature and a balcony with balusters frames the entrance on two façades. The rooms on the ground floor, intended for reception, are the only ones to retain their original décor almost entirely. The dining room is punctuated around its perimeter by twelve raised columns imitating marble and the doors are veneered with elm burl. In the billiard room, adorned with mouldings and gilding, six marble tiles indicate in the centre of the room the location of the billiard table, and four paintings by F. Gérard on the theme of the seasons were placed in the wainscoting. The drawing room is the most richly decorated room and it contains an inscription commemorating the Declaration of Saint-Ouen originally placed opposite a portrait of Louis XVIII by F. Gérard. The first floor is served by a grand staircase with a partially gilded and sculpted bronze handrail and a mahogany handrail. The first floor comprised the apartments of the countess and her children, it has retained largely its original layout but only very few rare elements of décor. The last two floors have also undergone modifications but the original layouts remain legible.
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