Base Mérimée: Monuments historiques · France
Four à chaux et débarcadère de Manapany
Saint-Joseph, La Réunion, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- Le four à chaux et le débarcadère, situés au lieu-dit Manapany-les-Bains, sur une parcelle non cadastré, sur le domaine public maritime, tel que figurant en rouge sur le plan annexé : inscription par arrêté du 23 février 2026
- Protection dates
- 2026/02/23 : inscrit MH
- Type
- four à chaux, débarcadère
- Main period of construction
- 3e quart 19e siècle
- Dates
- 1852, 1853
- Ownership
- propriété de l'État
- Lieu-dit
- Manapany-les-Bains
- Commune
- Saint-Joseph
- Département
- La Réunion
- Region
- La Réunion
- Country
- France
- Coordinates
- -21.37612, 55.58976
- Mérimée reference
- PA97400165
The Ministère de la Culture's notice
Historique
Le four à chaux a été construit en 1852, également par Guy de Ferrières et Julien de Rontaunay, aussi propriétaires d'une usine sucrière à Manapany. Ceux -ci sont en effet associés depuis 1850 et ont racheté l'usine Leclerc sur la rive droite de la ravine Manapany, à laquelle ils ajoutent ensuite une guildiverie. En 1857, Julien de Rontaunay revend ses parts à Charles Guy de Ferrières et Anicet Orré qui conserve l'usine sous le nom de Caprice Orré. Le four à chaux, alimenté par le corail présent débarqué depuis les petits lagons de Grande Anse et Grands Bois, sert ainsi au fonctionnement de cette sucrerie, la chaux étant employé dans le processus de filtration du jus de canne afin d'éliminer les impuretés. Il est aussi utilisé pour la construction du débarcadère par ces mêmes entrepreneurs, ainsi que pour plusieurs bâtiments industriels et communaux à Saint-Joseph. Le milieu du XIXe siècle est marqué par la multiplication des marines le long du littoral réunionnais en raison des difficultés du transport routier avant la mise en place du chemin de fer. Ces établissements de batelages, fonctionnant grâce à des jetées en mer, permettent le transport des marchandises entre différentes rades de mouillage. La rade de Manapany sert ainsi au commerce et au ravitaillement de ce secteur du sud de La Réunion mal desservi par la route. Le débarcadère de Manapany est construit sur une pointe en contrefort rocheux fermant la baie. La création de marines devait être autorisé par le gouvernement, en raison de l'installation sur les pas géométriques. Julien de Rontaunay et Guy de Ferrières reçoivent ainsi l'autorisation de construire un embarcadère et un magasin d dépôt par arrêté du 17 mars 1853, avec permis de s'établir sur les pas géométriques. Julien de Rontaunay était déjà propriétaire d'une société de marines, il a construit le Patent Slip à Saint-Paul à partir de 1851. L'établissement de Manapany est resté peu d'années en fonction. On ne constate en effet plus de traces de cet établissement dans les rapports de relevés de marchandises de sociétés de batelages datant des années 1880. Le gouvernement colonial a depuis 1868 la volonté de supprimer des établissements de batelage afin de diminuer le nombre de rades ouvertes à la navigation. Il s'agit de centraliser les opérations maritimes dans les rades de Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Pierre. Ainsi les sucres produits de Saint-Philippe à l'Etang-Salé sont transportés par voie routière à Saint-Pierre. L'autorisation de la marine de Manapany est révoquée le 13 août 1869.
Description
Le four à chaux, construit en maçonnerie de moellons et basalte taillé, présente une forme cylindrique avec un foyer à quatre ouvertures. Il est en activité jusque dans les années 1890. Le chargement du corail se faisait par un gueulard situé au sommet du four, auquel les ouvriers accédaient par une passerelle. La situation du four, en contrebas de la falaise permettait en effet d'accéder plus aisément à son sommet. La chaux, ainsi fabriquée par la combustion du corail, était recueillie par les bouches situées à la base de l'édifice. Le débarcadère est construit par des murs maçonnés, aujourd'hui en partie érodés, posés sur la roche naturelle. L'ouvrage est constitué de murs de 13,40 m de long, de 4,8 m de haut et de 0,8 m d'épaisseur, avec une séparation de 6,40 entre les deux parties maçonnées, à l'origine reliées par un ponton en bois. L'ensemble mesure une longueur totale de 19 m. Il ne subsiste aujourd'hui que les parties maçonnées de cet ensemble. Le ponton en bois n'existait déjà plus sur les cartes postales de la première moitié du XXe siècle.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The lime kiln was built in 1852, also by Guy de Ferrières and Julien de Rontaunay, also owners of a sugar factory in Manapany. These were indeed associated from 1850 and bought back the Leclerc factory on the right bank of the Manapany ravine, to which they subsequently add a distillery. In 1857, Julien de Rontaunay sells his shares to Charles Guy de Ferrières and Anicet Orré who keeps the factory under the name of Caprice Orré. The lime kiln, fed by coral landed from the small lagoons of Grande Anse and Grands Bois, thus serves the functioning of this sugar factory, lime being used in the process of filtering sugarcane juice in order to eliminate impurities. It is also used for the construction of the landing place by these same entrepreneurs, as well as for several industrial and communal buildings in Saint-Joseph. The middle of the 19th century is marked by the multiplication of boatyards along the coast of Réunion due to the difficulties of road transport before the establishment of the railway. These boating establishments, operating thanks to jetties at sea, allow the transport of goods between different anchorage roads. The anchorage of Manapany thus serves the trade and supply of this sector in the south of Réunion poorly served by road. The landing place of Manapany is built on a rocky promontory closing the bay. The creation of boatyards had to be authorised by the government, due to installation on the geometric plots. Julien de Rontaunay and Guy de Ferrières thus receive authorisation to build a landing stage and a storage warehouse by decree of 17 March 1853, with permission to establish themselves on the geometric plots. Julien de Rontaunay was already owner of a boatyard company, he built the Patent Slip in Saint-Paul from 1851. The establishment in Manapany remained in operation for only a few years. No traces of this establishment are indeed found in the reports of inventories of goods of boating companies dating from the 1880s. The colonial government has since 1868 the will to suppress boating establishments in order to reduce the number of anchorages open to navigation. This is to centralise maritime operations in the anchorages of Saint-Denis, Saint-Paul and Saint-Pierre. Thus the sugars produced from Saint-Philippe to Etang-Salé are transported by road to Saint-Pierre. The authorisation for the Manapany boatyard is revoked on 13 August 1869.
Description
The lime kiln, constructed in rubble stone and cut basalt masonry, presents a cylindrical form with a hearth having four openings. It is in operation until the 1890s. The coral was loaded through a mouth situated at the top of the kiln, which workers accessed by a footbridge. The situation of the kiln, below the cliff, made it easier to access its top. The lime, thus manufactured by the combustion of coral, was collected by the mouths situated at the base of the building. The landing place is built by masoned walls, today partly eroded, placed on the natural rock. The structure consists of walls 13.40 m long, 4.8 m high and 0.8 m thick, with a separation of 6.40 m between the two masoned parts, originally connected by a wooden pontoon. The whole measures a total length of 19 m. Today only the masoned parts of this ensemble remain. The wooden pontoon no longer existed on the postcards of the first half of the 20th century.
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