Base Mérimée: Monuments historiques · France
Maison dite du Pêcheur, puis maison du Bagnard
Le Diamant, Martinique, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- "La maison (cad. O 86, terrain de la " zone des cinquante pas géométriques " incorporé au domaine forestier) : inscription par arrêté du 8 décembre 2009"
- Protection dates
- 2009/12/08 : inscrit MH
- Type
- maison
- Main period of construction
- 3e quart 20e siècle
- Architect or builder
- Aribot Médard (auteur)
- Ownership
- propriété de l'Office national des forêts
- Address
- R.D. 37
- Lieu-dit
- Anse Cafard
- Commune
- Le Diamant
- Département
- Martinique
- Region
- Martinique
- Country
- France
- Coordinates
- 14.00000, -61.00000
- Mérimée reference
- PA97200009
The Ministère de la Culture's notice
Historique
Cette case pittoresque, située dans un site exceptionnel, est un lieu de mémoire populaire. Elle est l’œuvre de Médard Aribot, le fils d’une martiniquaise et d’un congolais. Cet homme né en 1901 était doté d’un tempérament discret voire taciturne, mais possédait un véritable don pour les activités artistiques, en particulier la sculpture. Il meurt le 17 octobre 1973 à l’hôpital des Trois-Îlets. Médard était un marginal dont les activités n’excluaient pas le vol occasionnel. En 1933, Il est condamné à un an de prison et à la relégation en Guyane. Il était accusé d’avoir sculpté l’effigie du Colonel de Coppens, propriétaire de la distillerie de Dizac et candidat aux élections municipales de 1925. Les archives confirment que ce buste fut brandi par la foule au cours des émeutes électorales, désignées par la mémoire populaire comme «la Guerre du Diamant», au cours de laquelle le colonel et neuf autres personnages ont trouvé la mort. Il passe ainsi plusieurs années en Guyane. Après la fermeture du bagne en 1945, il s’installe près de Saint-Laurent où il fabrique et vend des objets sculptés (jouets, statuettes…). En 1953, il est rapatrié à sa demande en Martinique, où il a reprend sa vie de solitaire et la sculpture. Pendant de longues années, il aurait habité une grotte située au bord de la mer dans la commune du Diamant. Il y réalise des objets inspirés par ce qu’il observe (paquebots, pianos, personnages…). Vers 1967, Médard Aribot demande au maire du Diamant un terrain pour y édifier sa maison. Il démonte alors sa première maison située à Sainte-Luce afin d’en réutiliser les matériaux sur ce terrain situé à l’Anse Cafard. Il l’habite pendant plusieurs années. En dehors de cette case, parmi ses créations dont il subsiste de rares traces, on compte le buste de Coppens, un paquebot coloré, un piano, le buste d’un roi africain et trois assiettes en argile. Jusqu'à la fin des années 80, la maison était appelée maison du Pêcheur, elle prend l'appellation de maison du Bagnard après sa première restauration vers 1987. Médard aurait construit une autre maison en 1973 au Morne Pavillon (appelé Morne l’Afrique). Cette maison, aujourd’hui détruite, est connue par des photographies. La maison de l’Anse Cafard a subi de nombreux actes de vandalisme. Des travaux de rénovation et de consolidation ont ainsi été réalisés en 1996 grâce au concours des fonds européens, de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) et de l’Office National des Forêts (ONF). Sa dernière restauration a été effectuée en 2017.
Description
La « maison du Bagnard » se caractérise par ses dimensions réduites et son architecture atypique. Elle se situe sur une parcelle au pied du Morne Larcher, en bordure de la R.D. 37, au niveau de l’Anse Cafard. Ce site offre des vues remarquables sur la baie du Diamant, le rocher et le rivage. La maison est construite avec des matériaux de récupération, essentiellement du bois de diverses essences dont des fruitiers locaux. Certaines pièces de charpente ont été taillées au coutelas. Les toits et les auvents sont couverts de tôles. Dépourvue de fondation et de soubassement, la maison repose sur des pierres posées aux angles. En revanche, elle possède un raffinement dû à son décor réalisé en bois et métal, décor que l’on ne retrouve pas dans les cases traditionnelles. L’ensemble de l’édifice a été peint de couleurs vives dès l’origine. La maison se compose de deux petites pièces, une partie de la vie se passant dans les abords immédiats. Elle mesure 2,42 m de large et 4,90 m de longueur, y compris la galerie antérieure profonde de 0,70 m. Une porte est percée dans la façade, avec de part et d’autre une fenêtre. Le linteaux et les appuis des fenêtres, sont des pièces de bois rapportées et découpées.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
This picturesque cottage, situated in an exceptional setting, is a place of popular memory. It is the work of Médard Aribot, the son of a Martinican woman and a Congolese man. This man born in 1901 was endowed with a discreet, even taciturn temperament, but possessed a genuine gift for artistic activities, particularly sculpture. He dies on 17 October 1973 at the hospital of Trois-Îlets. Médard was a marginal whose activities did not exclude occasional theft. In 1933, he is condemned to one year's imprisonment and relegation to French Guiana. He was accused of having sculpted the effigy of Colonel de Coppens, owner of the Dizac distillery and candidate in the municipal elections of 1925. The archives confirm that this bust was brandished by the crowd during the electoral riots, designated by popular memory as the "Diamond War", during which the colonel and nine other individuals lost their lives. He thus spends several years in French Guiana. After the closure of the penal settlement in 1945, he settles near Saint-Laurent where he manufactures and sells sculpted objects (toys, statuettes…). In 1953, he is repatriated at his request to Martinique, where he resumes his solitary life and sculpture. For many years, he is said to have lived in a cave located on the seashore in the commune of Diamant. He creates objects there inspired by what he observes (ocean liners, pianos, figures…). Around 1967, Médard Aribot asks the mayor of Diamant for land to build his house there. He then dismantles his first house located in Sainte-Luce in order to reuse its materials on this land situated at Anse Cafard. He inhabits it for several years. Apart from this cottage, among his creations of which few traces remain, there is the bust of Coppens, a coloured ocean liner, a piano, the bust of an African king and three clay plates. Until the end of the 1980s, the house was called the Fisherman's House; it takes the name of the Convict's House after its first restoration around 1987. Médard is said to have built another house in 1973 at Morne Pavillon (called Morne l'Afrique). This house, now destroyed, is known through photographs. The house at Anse Cafard has suffered numerous acts of vandalism. Renovation and consolidation works were thus carried out in 1996 thanks to European funds, the Directorate of Cultural Affairs (DAC) and the National Office of Forests (ONF). Its most recent restoration was carried out in 2017.
Description
The "Convict's House" is characterized by its reduced dimensions and its atypical architecture. It is situated on a plot at the foot of Morne Larcher, bordering the R.D. 37, at the level of Anse Cafard. This site offers remarkable views over the bay of Diamant, the rock and the shoreline. The house is built with salvaged materials, essentially wood of various species including local fruit trees. Some roof members have been cut with a machete. The roofs and eaves are covered with sheet metal. Lacking a foundation and base, the house rests on stones placed at the corners. However, it possesses a refinement due to its decoration executed in wood and metal, decoration which is not found in traditional cottages. The entire edifice has been painted in bright colours from the outset. The house consists of two small rooms, part of life taking place in the immediate surroundings. It measures 2.42 m wide and 4.90 m in length, including the gallery in front, which is 0.70 m deep. A door is pierced in the façade, with a window on either side. The lintels and sills of the windows are pieces of applied and cut wood.