Base Mérimée: Monuments historiques · France
Vestiges du castrum et de la chapelle Saint-Barthélemy
Montauroux, Var, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- L’ensemble formé par les vestiges du castrum et la chapelle Saint-Barthélemy, en totalité, tel que délimité sur le plan annexé à l’arrêté, comprenant : la chapelle Saint-Barthélemy avec son esplanade au Sud, les vestiges du castrum sis sur la parcelle K 338 avec son chemin d’accès à l’Est et son mur de soutènement situés sur le domaine public, le cimetière avec ses murs de soutènement, l’aire à battre au Sud de la chapelle. Cet ensemble est situé rue de la Fontaine sur le domaine public ainsi que sur les parcelles n° 338, 339 et 340, figurant au cadastre section K : inscription par arrêté du 10 juillet 2023
- Protection dates
- 2023/07/10 : inscrit MH
- Type
- fortification, chapelle
- Main period of construction
- 14e siècle, 17e siècle, 18e siècle
- Ownership
- propriété de la commune
- Address
- Rue de la Fontaine
- Commune
- Montauroux
- Département
- Var
- Region
- Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Country
- France
- Coordinates
- 43.61960, 6.76402
- Mérimée reference
- PA83000055
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David Rumsey Map Collection, Stanford LibrariesBibliothèque nationale de France (Gallica)IGN France — GéoportailBibliothèque nationale de France (Gallica)David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries
5 historical maps cover this location, the earliest the 1708 map "Le Gouvernement General de Provence." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).
The Ministère de la Culture's notice
Historique
Montauroux apparaît dans les textes au XIe siècle en même temps vraisemblablement que se développe un premier castrum sur le sommet du village. Le mouvement de fortification qui touche également Montauroux au XIVe siècle complète le dispositif défensif. Les sources ne permettent pas d'établir la forme et l'emprise du castrum mais attestent en revanche de la présence d'une première chapelle castrale déjà dédiée à Saint-Barthélemy. Durant les guerres de religion de la fin du XVIe siècle, la place de Montauroux est aux mains de la Ligue soutenue par la maison de Savoie. Le duc d'Epernon, venu dans la région défendre les intérêts du roi de France, se lance en 1592 à la conquête de la place. Le castrum compte, selon les témoins, entre 5 et 18 compagnies de gens de pied. Le duc parvient à ses fins. Il réprime durement les soldats qui la tenaient et fait démolir le castrum. Cet évènement est à l'origine de la configuration actuelle du site historique qui demeure malgré tout investi par la présence de la chapelle Saint-Barthélemy ruinée ainsi que par le cimetière qui reste en fonction jusqu'en 1909. Le renouveau de la chapelle s'opère grâce à la confrérie des pénitents blancs qui, au début des années 1630, se trouve trop à l'étroit dans l'église paroissiale. Les confrères jettent leur dévolu sur la chapelle Saint-Barthélemy qui est restaurée et agrandie entre 1634 et 1639 par le maître maçon Vincens Gastaud. A l'intérieur, les parements sont simplement blanchis à la chaux. Il est vraisemblable que les confrères réutilisent l'ancien retable et le redimensionnent aux mesures du retable en gypseries qui est réalisé dans les années 1640-1650. Au milieu du XVIIIe siècle, l'accès à la chapelle est reporté en façade Nord en réponse à la problématique de l'accès par le cimetière. L'autre affaire de ce siècle concerne la création des décors intérieurs de la chapelle. Cette entreprise se fait au moins en deux temps. La création des peintures de chevalet (cycle sur les Mystères du rosaire ou Vie de la Vierge) en serait le premier jalon en 1743 ou plus vraisemblablement en 1753. Cet ensemble de toiles peintes vient ponctuer des lambris peints sur les parements latéraux et sur la voûte cintrée, créés dans la 2e moitié du XVIIIe siècle (début du règne de Louis XVI). Jean-Paul de Lombard (marquis de Gourdon), dont les armes sont figurées, pourrait en être l'auteur. A l'instar de toutes les confréries, les pénitents de Montauroux disparaissent à la Révolution. Toutefois, l'usage que les institutions révolutionnaires font du lieu la sauvegarde sans doute d'une vente comme Bien national. Après la Révolution la confrérie se reconstitue. En 1815, les pénitents modifient à nouveau l'accès à leur chapelle qui se fait désormais en façade Sud. Cette entreprise nécessite d'importants travaux de terrassement. Le désenrochement de la zone située au Sud de la chapelle permet de créer une vaste plateforme qui est aménagée en aire à battre en 1825-26. La confrérie disparaît définitivement en 1854-55.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
Montauroux appears in texts in the 11th century at the same time as a first castrum presumably developed on the summit of the village. The fortification movement which also affected Montauroux in the 14th century completed the defensive system. The sources do not allow us to establish the form and extent of the castrum but do attest to the presence of a first castle chapel already dedicated to Saint-Barthélemy. During the Wars of Religion at the end of the 16th century, the stronghold of Montauroux was in the hands of the League supported by the House of Savoy. The Duke of Épernon, who came to the region to defend the interests of the King of France, launched himself in 1592 into the conquest of the stronghold. The castrum counted, according to witnesses, between 5 and 18 companies of foot soldiers. The Duke achieved his aims. He harshly repressed the soldiers who held it and had the castrum demolished. This event is at the origin of the current configuration of the historical site which remains nonetheless invested by the presence of the ruined chapel of Saint-Barthélemy as well as by the cemetery which remained in use until 1909. The renewal of the chapel came about thanks to the confraternity of white penitents who, in the early 1630s, found themselves too cramped in the parish church. The confraternity members set their sights on the chapel of Saint-Barthélemy which was restored and enlarged between 1634 and 1639 by the master mason Vincens Gastaud. Inside, the wall surfaces are simply whitewashed with lime. It is probable that the confraternity members reused the old altarpiece and resized it to the measurements of the altarpiece in gypseries which was created in the 1640s-1650s. In the middle of the 18th century, access to the chapel was moved to the north façade in response to the problem of access through the cemetery. The other matter of this century concerns the creation of the interior décor of the chapel. This undertaking took place in at least two phases. The creation of easel paintings (cycle on the Mysteries of the Rosary or Life of the Virgin) would be the first milestone in 1743 or more probably in 1753. This set of painted canvases came to punctuate painted wainscoting on the lateral wall surfaces and on the barrel vault, created in the second half of the 18th century (beginning of the reign of Louis XVI). Jean-Paul de Lombard (marquis de Gourdon), whose arms are represented, could be the author. Like all confraternities, the penitents of Montauroux disappeared at the Revolution. However, the use which the revolutionary institutions made of the place undoubtedly preserved it from sale as national property. After the Revolution the confraternity reconstituted itself. In 1815, the penitents again modified access to their chapel which was henceforth on the south façade. This undertaking required significant earthwork. The clearing of rocks in the area south of the chapel allowed the creation of a vast platform which was fitted out as a threshing floor in 1825-26. The confraternity disappeared definitively in 1854-55.
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