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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Ancien centre social

Thouars, Deux-Sèvres, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
L’ancien centre social, en totalité, sur la parcelle n° 173, figurant au cadastre de la commune, section AZ, comme il est indiqué sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 7 novembre 2022
Protection dates
2022/11/07 : inscrit MH
Type
centre social
Main period of construction
2e quart 20e siècle
Dates
1929, 1930
Architect or builder
Brelet Adrien (architecte), Le Donné André (architecte), Nitzchké Oscar (architecte)
Ownership
propriété de la commune
Address
1 impasse Eugène Flaman
Commune
Thouars
Département
Deux-Sèvres
Region
Nouvelle-Aquitaine
Country
France
Coordinates
46.98312, -0.20131
Mérimée reference
PA79000051

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1579 map "(28) Andegavensium." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

Ce bâtiment est construit dans le village noir, quartier social, qui accueille les cheminots aux salaires les plus modestes, parmi lesquels beaucoup de familles nombreuses. La vie y est très particulière, rythmée par le passage des trains qui remplacent l'horloge pour ses habitants. A toute heure du jour et de la nuit, des cheminots en bleu de chauffe partent au travail ou en reviennent, souvent barbouillés de cambouis. On les surnomme les gueules noires (le terme « Village noir » vient de là). Une ambiance familiale règne au sein du quartier : les familles s'entraident, organisent des sorties ensemble. Ce quartier a gardé cette âme cheminote. Une grande partie des logements, devenus aujourd'hui propriétés privées, sont encore habités par des cheminots actifs ou retraités. Au milieu du quartier du village noir, une maison métallique accueillait une permanence d'une assistante sociale. Celle-ci recevait les femmes et les nourrissons et visitait les familles pour répondre à leurs besoins. Des activités pour les femmes y étaient organisées : travail manuel, cuisine, jeux. Depuis les années 1930, une assistante sociale y tenait des permanences pour aider les familles cheminotes dans leur vie de tous les jours.

La gare de Thouars entre en service en 1873. Pour loger ses employés la compagnie de chemins de fer construit des habitations. Les plus anciennes, en pierre sont situées en face de la gare, rue Danton. Après la rue Rabelais et l'ancien café du dépôt (récemment déconstruit), apparaît un nouveau quartier nommé « Village Noir » construit en deux tranches la première autour de la Première Guerre mondiale les premières sont bâties en briques et pierres, les secondes sont construites à partir d'une structure métallique et d'éléments préfabriqués. Ce type de logement à bon marché fut conçu par la société des Forges de Strasbourg pour plusieurs cités cheminotes en France comme à Nantes, Le Mans, Thouars et à Rouen et ses environs. Cette société avait lancé un concours en 1928 pour la production de logements métalliques en série. Les lauréats de ce concours seront le trio d'architectes Adrien Brelet, André Le Donné et Oscar Nitzchké, élèves de Auguste Perret. 500 maisons de ce type sont construites en 1929 et 1930 pour la Compagnie des Chemins de Fer de l'État. Les façades sont composées de tôles ondulées peintes en vert, couleur des voitures voyageurs et des locomotives à vapeur. Elles disposent d'une salle d'eau et de toilettes à l'intérieur de la maison. Cette maison vient d'obtenir le label Patrimoine du XXe siècle et dans quelques années à une protection Monument Historique (Inscription sur la liste Supplémentaire des Monuments Historiques) car elle est aujourd'hui la seule conservée. Les cités métalliques du Mans et de Nantes Blottereau ont été déconstruites. Au milieu du quartier une maison métallique accueillait la permanence d'une assistante sociale Des activités pour les femmes y étaient organisées : travail manuel, cuisine, jeux... Un centre de loisirs où les enfants se retrouvent. Au centre social est enseigné l'hygiène et la puériculture aux femmes du quartier. Elles peuvent y consulter gratuitement le médecin des chemins de fer.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

This building is constructed in the black village, a social district, which houses railwaymen with the most modest salaries, among whom many large families. Life there is very particular, marked by the passage of trains which replace the clock for its inhabitants. At all hours of the day and night, railwaymen in blue work clothes leave for work or return from it, often covered in grease. They are nicknamed the blackfaces (the term "Black Village" comes from this). A family atmosphere prevails within the district: families help each other, organise outings together. This district has retained this railway soul. A large part of the dwellings, now privately owned, are still inhabited by active or retired railwaymen. In the middle of the black village district, a metal building housed the office of a social worker. She would receive women and infants and visit families to meet their needs. Activities for women were organised there: manual work, cooking, games. Since the 1930s, a social worker held office hours there to help railway families in their everyday lives.

The Thouars railway station came into service in 1873. To house its employees, the railway company built residential dwellings. The oldest ones, in stone, are located opposite the station, on rue Danton. After rue Rabelais and the former depot café (recently dismantled), a new district named 'Village Noir' appears, built in two phases: the first around the First World War, the earliest built in bricks and stone, the later ones constructed from a metal framework and prefabricated elements. This type of affordable housing was designed by the Forges de Strasbourg company for several railway towns in France such as Nantes, Le Mans, Thouars and Rouen and its surroundings. This company had launched a competition in 1928 for the production of metal housing in series. The winners of this competition were the trio of architects Adrien Brelet, André Le Donné and Oscar Nitzchké, pupils of Auguste Perret. 500 houses of this type were built in 1929 and 1930 for the Compagnie des Chemins de Fer de l'État. The façades are composed of corrugated sheet metal painted green, the colour of passenger coaches and steam locomotives. They have a washroom and toilets inside the house. This house has just obtained the 20th-century Heritage label and in a few years will have the protection of Historic Monument (Registration on the Supplementary List of Historic Monuments) as it is today the only one preserved. The metal towns of Le Mans and Nantes Blottereau were demolished. In the middle of the district a metal house housed the office of a social worker. Activities for women were organised there: manual work, cooking, games... A leisure centre where children could meet. At the social centre, hygiene and childcare were taught to the women of the district. They could consult the railway doctor there free of charge.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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