Base Mérimée: Monuments historiques · France
Monument à la Résistance du plateau des Glières
Glières-Val-de-Borne, Haute-Savoie, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- En totalité, le monument à la Résistance du plateau des Glières, situé au lieu-dit Le Gérat, ainsi que les parcelles sur lesquelles il se trouve : les parcelles n°93 et n°94, figurant au cadastre section E : inscription par arrêté du 27 mai 2020
- Protection dates
- 2020/05/27 : inscrit MH
- Type
- monument commémoratif
- Main period of construction
- 20e siècle
- Dates
- 1973
- Architect or builder
- Gilioli Emile (sculpteur), Schoendorffer Etienne (ingénieur)
- Ownership
- propriété du département
- Lieu-dit
- Le Gérat
- Commune
- Glières-Val-de-Borne
- Département
- Haute-Savoie
- Region
- Auvergne-Rhône-Alpes
- Country
- France
- Coordinates
- 45.96497, 6.33342
- Mérimée reference
- PA74000038
Slide toward Today to fade the historical sheet and see the modern map underneath.
swisstopo — Federal Office of Topographyswisstopo — Federal Office of Topographyswisstopo — Federal Office of Topographyswisstopo — Federal Office of Topographyswisstopo — Federal Office of Topography
5 historical maps cover this location, the earliest the 1880 map "Swiss Topo Map 1880" (swisstopo — Federal Office of Topography).
The Ministère de la Culture's notice
Historique
Le plateau des Glières, en Haute-Savoie, a été entre janvier et août 1944 le théâtre de combats violents entre les Résistants du maquis des Glières, qui y réceptionnaient des armes par parachutage, et la Wehrmacht épaulée par la Milice. Après un nouveau parachutage aux Glières le 1er Août, la Haute-Savoie, cas unique en France, est libérée par les seules forces de la Résistance dès le 19 août. Le plateau des Glières est ainsi devenu le symbole de la France résistante. Le monument national de la Résistance a fait l'objet d'un concours lancé par l'association des Rescapés des Glières, et qui a permis de sélectionner le sculpteur Emile Gilioli (1911-1977). Installé à Saint-Martin-de-la-Cluze près de Grenoble après la guerre, son œuvre sera souvent liée à la thématique de la 2nde Guerre mondiale : Mémorial de Voreppe (1946), monument aux morts des déportés de Grenoble (1950), Gisant de Vassieux en Vercors (1952). Disciple de Brancusi, Gilioli deviendra à partir des années 1950 un des représentants de la sculpture abstraite française. Le monument a été inauguré le 2 septembre 1973 par André Malraux. La construction a été mise en place avec l'aide de l'ingénieur Etienne Schoendorffer. L'ensemble est complété par un circuit et un espace mémoire, la visite pouvant être complétée par les lieux de mémoire de Morette. Le Monument a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » en 2003.
Description
Le monument de la Résistance du Plateau des Glières est une œuvre inscrite dans le mouvement de l'abstraction et du symbolisme. On trouve des ressemblances avec l'œuvre de Brancusi de la même époque mais aussi et surtout avec d'autres sculptures de Gilioli réalisées au début des années 1970. La sculpture représente le V de la victoire dont l'une des ailes est cassée pour rappeler que la victoire a un prix. Ce V est surmonté par un cercle représentant un disque solaire en déséquilibre, pour signifier que la liberté est un équilibre instable. A l'intérieur se trouve la devise des maquisards « vivre libre ou mourir » et un texte gravé expliquant les événements qui se sont déroulés sur le plateau entourant un dessin de Gilioli. Entre ces deux œuvres, contre le mur de la flèche est installée une « Jeanne d'Arc » créée par Gilioli. Un oculus reprenant le symbole du disque solaire, et une aile d'avion rappelant à la fois les parachutages et l'aile du monument complètent la décoration symbolique intérieure. Le monument, qui abrite une salle de recueillement, est censé par la figuration d'une roue solaire de quatre-vingt tonnes, sur une flèche inclinée de 15 mètres de hauteur, "une espérance en train de se lever". Le concepteur s'est associé pour la réalisation technique les compétences d'un ingénieur spécialiste de béton armé, Schoendoerffer. Le monument a été construit en béton légèrement armé, de couleur claire, et le chantier a été réalisé grâce à des entreprises locales, dirigées par d'anciens maquisards. La sculpture représente le V de la victoire dont l'une des ailes est cassée pour rappeler que la victoire a un prix. Ce V est surmonté par un cercle représentant un disque solaire en déséquilibre, pour signifier que la liberté est un équilibre instable.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
The Glières plateau in Haute-Savoie was the scene of violent combat between January and August 1944 between Resistance fighters from the Glières maquis, who were receiving weapons by parachute drop, and the Wehrmacht supported by the Milice. After a new parachute drop at the Glières on 1 August, Haute-Savoie, a unique case in France, was liberated by the Resistance forces alone from 19 August onwards. The Glières plateau thus became the symbol of resistant France. The national Resistance monument was the subject of a competition launched by the association of Glières survivors, which made it possible to select sculptor Emile Gilioli (1911-1977). Installed in Saint-Martin-de-la-Cluze near Grenoble after the war, his work would often be linked to the theme of the Second World War: Voreppe Memorial (1946), monument to the dead deported from Grenoble (1950), Effigy of Vassieux in Vercors (1952). A disciple of Brancusi, Gilioli became from the 1950s onwards one of the representatives of French abstract sculpture. The monument was inaugurated on 2 September 1973 by André Malraux. The construction was carried out with the help of engineer Etienne Schoendorffer. The whole is completed by a circuit and a memorial space, the visit being able to be completed by the memorial sites of Morette. The Monument received the label "Heritage of the 20th Century" in 2003.
Description
The Resistance monument of the Plateau des Glières is a work inscribed in the movement of abstraction and symbolism. One finds resemblances with Brancusi's work from the same period but also and especially with other sculptures by Gilioli created in the early 1970s. The sculpture represents the V of victory, one of whose wings is broken to remind that victory has a price. This V is surmounted by a circle representing a solar disk in disequilibrium, to signify that freedom is an unstable balance. Inside is found the motto of the resistance fighters "live free or die" and an engraved text explaining the events that took place on the plateau surrounding a drawing by Gilioli. Between these two works, against the wall of the arrow is installed a "Jeanne d'Arc" created by Gilioli. An oculus taking up the symbol of the solar disk, and an aircraft wing recalling both the parachutages and the wing of the monument complete the interior symbolic decoration. The monument, which houses a room for contemplation, is suggested by the figuration of a solar wheel of eighty tonnes, on an inclined arrow of 15 metres in height, "a hope rising up". The designer associated for the technical realisation the expertise of an engineer specialist in reinforced concrete, Schoendoerffer. The monument was built in lightly reinforced concrete, of light colour, and the construction was carried out thanks to local companies, run by former resistance fighters. The sculpture represents the V of victory, one of whose wings is broken to remind that victory has a price. This V is surmounted by a circle representing a solar disk in disequilibrium, to signify that freedom is an unstable balance.