TreeAlive
‹ Base Mérimée: Monuments historiques, France

Base Mérimée: Monuments historiques · France

Point d’appui allemand LGS082

Torreilles, Pyrénées-Orientales, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
Le point d'appui allemand Lgs082, à savoir 14 constructions : 1 Ringstand Bf236, 4 Ringstand Bf58c, 5 Bf52a, 3 citernes, 1 casemate R612 (appelée communément blockhaus de Toreilles), en totalité, y compris son sol d'assiette, tel que délimité en rouge sur les plans annexés à l'arrêté, sis lieu-dit Camps de la Ribera (cad. AV 42, 43 et partiellement sur le Domaine maritime public) : inscription par arrêté du 10 décembre 2019
Protection dates
2019/12/10 : inscrit MH
Main period of construction
2e quart 20e siècle
Dates
1942, 1944
Ownership
propriété de l'État
Lieu-dit
Camps de la Ribera
Commune
Torreilles
Département
Pyrénées-Orientales
Region
Occitanie
Country
France
Coordinates
42.77373, 3.03770
Mérimée reference
PA66000058

Slide toward Today to fade the historical sheet and see the modern map underneath.

David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

2 historical maps cover this location, the earliest the 1764 map "Coste de Languedoc et Roussillon depuis Leucate jusqu'a Port Vendres." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

Get directions ↗

This record on the Ministère de la Culture's POP platform ↗

The Ministère de la Culture's notice

La défaite française face à l'invasion des troupes allemandes, lors de la campagne de France du printemps 1940, conduit à la signature d'un armistice franco-allemand du 22 juillet 1940 entrainant une partition de la France en une zone occupée au nord et une zone libre au sud, administrée par le régime de Vichy, séparées par une ligne de démarcation très contrôlée. Lorsque survient le débarquement allié sur les côtes d'Afrique du Nord le 8 novembre 1942, les Allemands craignent la menace d'un prochain débarquement des alliés sur les côtes méditerranéennes françaises. Ils mettent en place le plan Anton II pour occuper la zone « libre » et protéger la côte méditerranéenne. Le 11 novembre 1942 ils franchissent la ligne de démarcation et rejoignent la côte et les Pyrénées. Dès lors, les Allemands vont entreprendre la création de deux lignes de défense dans le département des Pyrénées-Orientales : - La première, appelée « Südwall » ou Mittelmeerwall (mur de la Méditerranée), est un dispositif semblable au mur de l'Atlantique. De Cerbère au Barcarés, il est constitué de grosses batteries de marine et d'autres ouvrages plus petits de type blockhaus qui abritaient pour la plupart des canons tournés vers la mer afin d'arrêter un débarquement allié. Le secteur fortifié le plus significatif est Port-Vendres, dernier port en eau profonde de la côte. Le mur catalan de la méditerranée aura en fait très peu servi car seuls quelques coups de canons ont été tirés durant cette période contre un sous-marin des forces navales françaises libres au large de Port-Vendres. Les principales constructions défensives étaient réparties et positionnées au Barcarès, à Torreilles, Sainte-Marie-la-Mer, Canet-en-Roussillon, Argelès, Collioure, Banyuls et surtout Port-Vendres où il convient de signaler, outre les ouvrages habituels (postes d'observation, Ringstande, abris, murs antichars, batteries...) l'existence d'un filet anti sous-marin rétractable à l'entrée du port afin de protéger la sixième flottille. - La seconde ligne dénommée « Speerlinie Pyrenäen » (ligne de front fortifiée des Pyrénées) le long de la frontière espagnole d'Hendaye à Cerbère. Moins étoffée que la ligne littorale, la plupart de ses ouvrages est positionnée près des cols et lieux de passage. Les principaux sites étaient Cerbère, les Albères, Maureillas, Céret, Prats de Mollo et la Cerdagne qui, outre la citadelle de Mont-Louis occupée, comprenait au moins 8 ouvrages qui fonctionnaient par paire au col de la Perche, à Eyne, Odeillo et Bolquère. Le Perthus jouissait de la plus forte concentration d'ouvrages de la ligne défensive avec six tourelles de char autour du Fort de Bellegarde. Le département a été rapidement quadrillé par quelques 150 « points d'appui », constitués d'un poste de commandement, renforcé par un canon. Ces fortifications ont été réalisées rapidement, en quelques semaines, soit en béton armé soit en moellons Todt, tantôt par des constructeurs allemands (organisation Todt, firme Müller, Bauleitung...), tantôt par des entreprises françaises avec des personnes volontaires ou réquisitionnées. À la fin de la guerre, le départ des occupants allemands se fit dans la précipitation en août 1944. Seuls furent dynamités les quais de Port-Vendres. Quelques dizaines de soldats allemands furent internés au Camp de Rivesaltes jusqu'à fin 1947. La construction allemande est très standardisée. Malgré tout la fortification allemande en Méditerranée a été plus tardive et moins continue, rendue plus difficile par la côte sableuse. Blockhaus ou Bunker ou Batterie (qui associe forcément l'artillerie) sont forcément des ouvrages de défense en béton armé. Il existait une grande diversité de constructions défensives : une trentaine de types différents : les casemates, les postes de direction, les encuvements, les abris ou soutes à munitions, les « Ringstand », les « tobrouks » pour les mitrailleuses. Au total, sur les 450 à 500 ouvrages érigés dans les Pyrénées-Orientales entre janvier 1942 et août 1944, seuls quelques 250 bunkers ont résisté à la destruction d'après-guerre puis à l'urbanisation moderne du littoral.

Situé à Torreilles-Plage, à l'embouchure de l'Agly, entre la mer et les dunes, le site de défense installé par les Allemands correspond à deux parcelles longilignes AV 42 et 43, certaines des constructions se trouvant partiellement enfouies sur la plage. Ce site a fait l'objet d'une étude de Guilhem Castellvi, spécialiste de bunker archéologie, dans le cadre d'un Inventaire des fortifications allemandes de la seconde guerre mondiale dans les Pyrénées-Orientales (Conseil départemental 66 et SRA). Ce point d'appui est établi pour ralentir un débarquement ennemi : c'est un avant-poste de la ligne de fortification allemande, couverte par des batteries à Torreilles, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Le Barcarès, Saint-Hippolyte. Le point d'appui codé Lgs082, comprend 14 constructions : 10 Bf : 1 Ringstand Bf236 pour tourelle de char, 4 Ringstande Bf58c pour mitrailleuse ou mortier, 1 Bf52a abri pour 6 hommes ou soute à munitions, 4 Bf52a abri pour 12 hommes, 3 citernes, 1 R612 casemate. Il pouvait accueillir 50 hommes. Les ouvrages sont dotés d'un camouflage d'incrustations de galets dans le béton frais pour la partie supérieure et les murs sont maçonnés. L'ouvrage le plus important est la casemate R612, qui est communément appelé le « blockhaus de Torreilles », il couvrait l'accès sud du point d'appui. Les Ringstande Bf58c assuraient la défense frontale et nord. Tandis que les abris à l'arrière permettaient la protection du personnel et le stockage des munitions. Le rapport de de Guilhem Castellvi indique que ce point d'appui est le seul subsistant sur le littoral des Pyrénées-Orientales à avoir conservé une casemate pour canon.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

The French defeat facing the invasion of German troops during the French campaign of spring 1940 led to the signing of a Franco-German armistice on 22 July 1940 resulting in a partition of France into an occupied zone in the north and a free zone in the south, administered by the Vichy regime, separated by a strictly controlled demarcation line. When the Allied landing on the coasts of North Africa occurs on 8 November 1942, the Germans fear the threat of an imminent Allied landing on the French Mediterranean coasts. They implement plan Anton II to occupy the "free" zone and protect the Mediterranean coast. On 11 November 1942 they cross the demarcation line and reach the coast and the Pyrenees. From then on, the Germans will undertake the creation of two lines of defence in the department of Pyrénées-Orientales: - The first, called "Südwall" or Mittelmeerwall (Mediterranean wall), is a device similar to the Atlantic wall. From Cerbère to Barcarés, it consists of large naval batteries and other smaller works of blockhouse type which mostly housed guns facing the sea in order to stop an Allied landing. The most significant fortified sector is Port-Vendres, the last deep-water port on the coast. The Catalan wall of the Mediterranean actually saw very little use as only a few cannon shots were fired during this period against a submarine of the Free French naval forces off Port-Vendres. The main defensive constructions were distributed and positioned at Barcarés, Torreilles, Sainte-Marie-la-Mer, Canet-en-Roussillon, Argelès, Collioure, Banyuls and especially Port-Vendres where it should be noted, besides the usual works (observation posts, Ringstande, shelters, anti-tank walls, batteries...) the existence of a retractable anti-submarine net at the entrance to the port in order to protect the sixth flotilla. - The second line called "Speerlinie Pyrenäen" (fortified front line of the Pyrenees) along the Spanish border from Hendaye to Cerbère. Less substantial than the coastal line, most of its works are positioned near the passes and passage points. The main sites were Cerbère, the Albères, Maureillas, Céret, Prats de Mollo and Cerdagne which, besides the occupied citadel of Mont-Louis, comprised at least 8 works which operated in pairs at the Perche pass, at Eyne, Odeillo and Bolquère. Le Perthus enjoyed the highest concentration of works of the defensive line with six tank turrets around Fort de Bellegarde. The department was rapidly crisscrossed by some 150 "strongpoints", consisting of a command post, reinforced by a gun. These fortifications were carried out rapidly, in a few weeks, either in reinforced concrete or in Todt rubble stone, sometimes by German builders (Organisation Todt, Müller firm, Bauleitung...), sometimes by French companies with voluntary or requisitioned persons. At the end of the war, the departure of the German occupiers took place in haste in August 1944. Only the quays of Port-Vendres were blown up. A few dozen German soldiers were interned at Camp de Rivesaltes until the end of 1947. German construction is highly standardized. Despite this, the German fortification in the Mediterranean was later and less continuous, made more difficult by the sandy coast. Blockhouse or Bunker or Battery (which necessarily associates artillery) are necessarily reinforced concrete defensive works. There existed a great diversity of defensive constructions: some thirty different types: casemates, direction posts, gun emplacements, shelters or ammunition stores, "Ringstande", "tobruks" for machine guns. In total, of the 450 to 500 works erected in Pyrénées-Orientales between January 1942 and August 1944, only about 250 bunkers survived post-war destruction and then modern development of the coastline.

Located at Torreilles-Plage, at the mouth of the Agly, between the sea and the dunes, the defence site installed by the Germans corresponds to two long strips of parcels AV 42 and 43, some of the constructions being partially buried on the beach. This site was the subject of a study by Guilhem Castellvi, specialist in bunker archaeology, within the framework of an Inventory of German fortifications of the Second World War in Pyrénées-Orientales (Departmental Council 66 and SRA). This strongpoint was established to slow down an enemy landing: it is an outpost of the German fortification line, covered by batteries at Torreilles, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Le Barcarés, Saint-Hippolyte. The strongpoint coded Lgs082 comprises 14 constructions: 10 Bf: 1 Ringstand Bf236 for tank turret, 4 Ringstande Bf58c for machine gun or mortar, 1 Bf52a shelter for 6 men or ammunition store, 4 Bf52a shelter for 12 men, 3 tanks, 1 R612 casemate. It could accommodate 50 men. The works are fitted with camouflage consisting of pebble inlays in fresh concrete for the upper part and the walls are masoned. The most important work is the R612 casemate, which is commonly called the "blockhouse of Torreilles", it covered the southern access to the strongpoint. The Ringstande Bf58c ensured the front and north defence. Whilst the shelters at the rear allowed protection of personnel and storage of ammunition. The report by Guilhem Castellvi indicates that this strongpoint is the only surviving one on the littoral of Pyrénées-Orientales to have preserved a casemate for a gun.

Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
See your own family's places on a living map