TreeAlive
‹ Base Mérimée: Monuments historiques, France

Base Mérimée: Monuments historiques · France

57 bornes armoriées en forêt d’Halatte

Aumont-en-Halatte;Senlis, Oise, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
Les 57 bornes armoriées datant de 1540 en forêt d’Halatte (anciens bois de la Livrée, bois de Fosses et bois de la borne-Morel), le tout figurant au cadastre d’Aumont-en-Halatte, section OC parcelle 105 et de Senlis, section OB parcelles 82 et 83, tel que délimité sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 4 décembre 2024
Protection dates
2024/12/04 : inscrit MH
Type
borne
Main period of construction
2e quart 16e siècle
Dates
1540
Ownership
propriété de l'État
Address
forêt d'Halatte
Lieu-dit
anciens bois de la Livrée, bois de Fosses et bois de la borne-Morel
Commune
Aumont-en-Halatte;Senlis
Département
Oise
Region
Hauts-de-France
Country
France
Coordinates
49.23686, 2.55848
Mérimée reference
PA60000119

Slide toward Today to fade the historical sheet and see the modern map underneath.

David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1756 map "2 Beauvais." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

Get directions ↗

This record on the Ministère de la Culture's POP platform ↗

The Ministère de la Culture's notice

Dans la forêt d'Halatte, au pied du mont Alta, Anne de Montmorency possède deux bois, le bois de la Livrée (au nord) et le bois de Fosses (au sud), transmis par son père Guillaume de Montmorency qui les avaient achetés en 1496. Le chapitre Saint-Rieul de Senlis est quant à lui propriétaire du bois de la borne-Morel, qui se situe entre les deux bois du connétable. Le bornage de ces trois parcelles forestières, en 1540, marque les débuts du bornage armoriée en forêt de Halatte. 60 édicules - 57 sont toujours conservés in situ - sont plantés tous les 30 à 100 mètres, sur les talus de délimitations des parcelles forestières. En calcaire blanc, ils mesurent 0,80 mètres de haut en moyenne et sont généralement plus étroit dans leur partie haute lorsque celle-ci est arrondie. Les bornes possèdent d'une à quatre faces, chacune d'entre elles portant le blason gravé du propriétaire concerné - le roi de France, des établissements religieux et des seigneurs et familles laïcs -, indiquant ainsi le partage de propriété. La qualité de ces gravures est inégale et un même dessin peut connaître des modulations d'une borne à une autre, ce qui laisse supposer que plusieurs mains y ont travaillé avec différentes méthodes de copie de modèles. La valeur mémorielle du bornage est celle de l'acquisition, à la fin du XVe siècle, des bois de la Livrée et de Fosses par la famille de Montmorency. Anne de Montmorency est un grand personnage de la Renaissance française et européenne et une figure incontournable dans le sud de l'Oise au XVIe siècle. Si ses acquisitions, restaurations et constructions de châteaux sont bien connues, la commande du bornage des deux bois de la forêt d'Halatte met en lumière l'étendue de ses possessions forestières et l'importance qu'il leur accorde. En effet, le connétable fait des forêts de Chantilly et d'Halatte, au cœur d'un domaine royal et proche de son château de Chantilly, un enjeu stratégique pour assoir sa fortune, son pouvoir et son influence. Il est à noter qu'aucune borne aux armoiries d'Anne de Montmorency n'est à ce jour protégée au titre des monuments historiques, malgré les campagnes de grande ampleur de bornage qu'il a effectué sur ses terres. D'un point de vue historique, le bornage du connétable (bois de la Livrée et de Fosses) et du chapitre Saint-Rieul de Senlis (bois de la borne-Morel) marque en 1540 les débuts du bornage armorié dans le massif des Trois forêts, qui sera systématisé et réglementé, à l'échelle nationale, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est à ce titre un témoin rare et intéressant de la politique de gestion foncière de parcelles forestières de la Couronne, des seigneurs et familles laïcs et des établissements religieux au Moyen Âge puis à la Renaissance, des luttes d'influences qui la sous-tend, mais aussi de l'administration et de la protection des forêts. Bien que les auteurs des armoiries gravées ne soient pas connus, la valeur artistique de ces dernières est notable. Le nombre important de blasons - dix différents (connétable Anne de Montmorency, Roi de France, chapitre Saint-Rieul de Senlis, évêché de Senlis, abbaye Saint-Vincent de Senlis, prieuré Saint-Maurice de Senlis, commanderie de Laigneville, fabrique Saint-Gervais d'Aumont, famille de Romain et Nicolas Morel) - sur seulement 55 bornes est tout à fait inédit. La diversité des formes des bornes et des qualités des gravures laisse à penser que plusieurs ateliers de tailleurs et de sculpteurs ont présidé à leur exécution, avec des techniques de copie de modèles plus ou moins perfectionnées. Cet ensemble est représentatif de la diversité des acteurs de la taille de pierre au milieu du XVIe siècle, des ouvriers des petites carrières de pierre aux artisans du connétable. La qualité artistique de certains blasons est remarquable, renforcé par leur état de conservation exceptionnel.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

In the forest of Halatte, at the foot of Mont Alta, Anne de Montmorency owns two woods, the wood of la Livrée (to the north) and the wood of Fosses (to the south), transmitted by his father Guillaume de Montmorency who had purchased them in 1496. The chapter of Saint-Rieul of Senlis is for its part owner of the wood of borne-Morel, which is situated between the two woods of the constable. The demarcation of these three forest parcels, in 1540, marks the beginnings of heraldic demarcation in the forest of Halatte. 60 edificules - 57 are still preserved in situ - are planted every 30 to 100 metres, on the boundary slopes of the forest parcels. In white limestone, they measure 0.80 metres high on average and are generally narrower in their upper part when this is rounded. The boundary stones have from one to four faces, each of them bearing the engraved coat of arms of the owner concerned - the King of France, religious establishments and lay lords and families - thus indicating the division of property. The quality of these engravings is unequal and the same design may undergo variations from one boundary stone to another, which suggests that several hands worked on them with different methods of copying models. The memorial value of the demarcation is that of the acquisition, at the end of the 15th century, of the woods of la Livrée and Fosses by the Montmorency family. Anne de Montmorency is a great figure of the French and European Renaissance and an inescapable figure in southern Oise in the 16th century. If his acquisitions, restorations and constructions of châteaux are well known, the commission of the demarcation of the two woods of the forest of Halatte highlights the extent of his forest possessions and the importance he accorded them. Indeed, the constable made the forests of Chantilly and Halatte, at the heart of a royal domain and close to his château of Chantilly, a strategic issue for establishing his fortune, power and influence. It is to be noted that no boundary stone bearing the coat of arms of Anne de Montmorency is to date protected as a historic monument, despite the large-scale demarcation campaigns he carried out on his lands. From a historical point of view, the demarcation of the constable (woods of la Livrée and Fosses) and of the chapter of Saint-Rieul of Senlis (wood of borne-Morel) marks in 1540 the beginnings of heraldic demarcation in the massif of the Three forests, which would be systematised and regulated, on a national scale, in the 17th and 18th centuries. It is as such a rare and interesting witness to the policy of land management of forest parcels of the Crown, of lay lords and families and of religious establishments in the Middle Ages and then in the Renaissance, of the struggles of influence which underpin it, but also of the administration and protection of forests. Although the authors of the engraved coats of arms are not known, the artistic value of the latter is notable. The large number of coats of arms - ten different ones (constable Anne de Montmorency, King of France, chapter of Saint-Rieul of Senlis, bishopric of Senlis, abbey of Saint-Vincent of Senlis, priory of Saint-Maurice of Senlis, commandery of Laigneville, church fund of Saint-Gervais of Aumont, Romain family and Nicolas Morel) - on only 55 boundary stones is quite unprecedented. The diversity of the forms of the boundary stones and the qualities of the engravings suggest that several workshops of stone-cutters and sculptors presided over their execution, with techniques of copying models more or less perfected. This ensemble is representative of the diversity of the actors in stone-cutting in the middle of the 16th century, from workers in small stone quarries to the craftsmen of the constable. The artistic quality of certain coats of arms is remarkable, enhanced by their exceptional state of preservation.

Nearby in the register

Other entries of the same register within about three miles of this one, by straight line.

Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
See your own family's places on a living map