Base Mérimée: Monuments historiques · France
Monument aux morts
Bailleul, Nord, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- Le monument aux morts en totalité avec son jardin (y compris les murets et l’emmarchement le délimitant, et les éléments architecturaux en faisant partie), située rue du Collège, sur la parcelle n° 417 figurant au cadastre section AC : inscription par aarêté du 24 novembre 2025
- Protection dates
- 2025/11/24 : inscrit MH
- Type
- monument aux morts
- Main period of construction
- 1er quart 20e siècle
- Dates
- 1923, 1925
- Architect or builder
- Barbotin Jacques (architecte), Debert Camille (sculpteur), Debert Frères (marbriers), Legaud Jean (entrepreneur)
- Ownership
- propriété de la commune
- Address
- rue du Collège
- Commune
- Bailleul
- Département
- Nord
- Region
- Hauts-de-France
- Country
- France
- Coordinates
- 50.73984, 2.73160
- Mérimée reference
- PA59000232
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The Ministère de la Culture's notice
Historique
Au sortir des violents combats de la Première Guerre Mondiale, 98% de la ville de Bailleul est rasée, et on compte plus de 500 morts parmi les soldats bailleulois, auxquels s'ajoutent une cinquantaine de victimes civiles. Dans un jardin dont le tracé des allées et des plantations évoque un plan d'église - rappel de l'église Saint-Amand dont il occupe l'emplacement - le monument conçu dans le style régionaliste par le sculpteur Debert avec l'aide de l'architecte Jacques Barbotin se présente comme une ruine. Édifié entre 1924 et 1925, sa maçonnerie mêle des briques neuves à des pierres provenant d'édifices bailleulois ruinés par le conflit. Sur la façade principale est plaquée une statue de Victoire en bronze, très expressive et typique des allégories académiques. Elle rappelle que la victoire de 1918 a été acquise grâce à un coût humain et matériel très élevé. La citation de la ville, qui reçut la croix de guerre, figure en bonne place sur la façade. Cas quasiment unique en France, les ruines ne sont pas sculptées, ni symbolisées, mais constituées en partie de véritables décombres du conflit, matérialisant de façon saisissante la réalité de la guerre. Le monument a aussi la particularité d'intégrer dès l'origine la commémoration d'un autre conflit franco-allemand, la guerre de 1870, pour réutiliser les crédits d'un monument détruit par la Grande Guerre. Par la suite ont été ajoutées des commémorations d'autres conflits (Seconde Guerre mondiale, guerres de décolonisation), dans un style reprenant celui du monument d'origine. Les monuments aux morts de la Grande Guerre intégrant des ruines sont un corpus extrêmement réduit - seuls trois exemples sont repérés actuellement, tous dans le Nord. Le monument de Bailleul est donc exceptionnel, et se démarque par son traitement pittoresque et son ampleur, évoquant des édifices détruits de la ville en taille réelle. Il est mis en valeur par un jardin, qui a subi quelques modifications mais qui faisait partie de la composition d'ensemble dès l'origine, et intègre lui aussi des ruines. Il joue un rôle essentiel par le tracé des allées et des plantations qui évoquaient un plan d'église en rappel de Saint-Amand dont il occupe l'emplacement. Comme pour d'autres monuments de ville quasi-rasées, les victimes civiles sont listées au même titre que les militaires.
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
At the end of the violent fighting of the First World War, 98% of the city of Bailleul was razed, and there were more than 500 deaths among Bailleul soldiers, to which were added about fifty civilian victims. In a garden whose layout of paths and plantings evokes the plan of a church - a reminder of the church of Saint-Amand whose site it occupies - the monument designed in the regionalist style by the sculptor Debert with the help of the architect Jacques Barbotin presents itself as a ruin. Built between 1924 and 1925, its masonry mixes new bricks with stones from buildings in Bailleul destroyed by the conflict. On the main façade is placed a statue of Victory in bronze, very expressive and typical of academic allegories. It recalls that the victory of 1918 was achieved at a very high human and material cost. The citation of the city, which received the croix de guerre, is prominently displayed on the façade. An almost unique case in France, the ruins are not sculpted or symbolised, but consist in part of actual debris from the conflict, strikingly materialising the reality of war. The monument also has the particularity of incorporating from its origin the commemoration of another Franco-German conflict, the war of 1870, in order to reuse credits for a monument destroyed by the Great War. Subsequently, commemorations of other conflicts (Second World War, wars of decolonisation) were added, in a style echoing that of the original monument. Monuments to the dead of the Great War incorporating ruins form an extremely small corpus - only three examples are currently identified, all in the North. The monument of Bailleul is therefore exceptional, and stands out for its picturesque treatment and its scale, evoking destroyed buildings of the city in real size. It is enhanced by a garden, which underwent some modifications but which was part of the overall composition from the outset, and itself also integrates ruins. It plays an essential role through the layout of paths and plantings which evoked a church plan as a reminder of Saint-Amand whose site it occupies. As with other monuments in almost-razed cities, civilian victims are listed on the same basis as military ones.
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