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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Site archéologique de La Maxe

La Maxe, Moselle, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
Site archéologique, lieudit La Grange d'Anvie (cad. 5 7, lieudit La Lignère ; 2 180/30, lieudit La Lignère, 181/30, lieudit Pré de la Lignère, 373/30, d'est en ouest jusqu'à la limite du prolongement vers le sud de la délimitation est de la parcelle 183, lieudit Pré de la Lignère) : inscription par arrêté du 19 mai 1998
Protection dates
1998/05/19 : inscrit MH
Type
site archéologique
Main period of construction
Néolithique, Age du bronze, Gallo-romain, Haut Moyen Age
Ownership
propriété privée
Commune
La Maxe
Département
Moselle
Region
Grand Est
Country
France
Coordinates
49.16825, 6.19505
Mérimée reference
PA57000016

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1632 map "Lorraine vers Septentrion." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

Micro-relief situé immédiatement à l'est du village de La Maxe, près du lieu-dit "Grange d'Anvie", connu par les sources historiques depuis le 15e siècle. Cette légère éminence, d'environ 6 ha, atteint en son point culminant une altitude de 165 m NGF, dominant d'environ 2, 50 m les terrains avoisinants. Cette caractéristique topographique favorable, dans le secteur largement soumis aux crues de la Moselle, explique la concentration des occupations humaines qui s'y sont succédé depuis le Néolithique ancien (5 000 avant notre ère) jusqu'au haut Moyen Age. Le site est connu depuis 1991 où la prospection aérienne a révélé de nombreuses anomalies relatives à des bâtiments en pierre, des fossés et des fosses. La majeure partie des terrains concernés a fait l'objet d'une campagne de sondages d'évaluation archéologique, opérés en 1995. Enfin, les parcelles attenantes à l'ouest ont fait l'objet en 1995-1996 d'une fouille préventive partielle (surface décapée 5 000 m2) qui a confirmé les indications chronologiques fournies par les sondages et la densité des structures, particulièrement aux abords des terrains concernés. La phase la plus ancienne d'occupation est attribuable au Néolithique ancien, attesté par la présence dans l'emprise fouillée de deux bâtiments à poteaux - l'un large de 8 m a été reconnu sur 30 m de longueur - et de fosses, datables du Rubané récent (vers 5 000 avant notre ère). La protohistoire est représentée dans les sondages par des témoins de l'Age du Bronze ancien (1800-1500 avant notre ère) et du Bronze final 11b (1100-1000 avant notre ère). L'emprise fouillée a également livré des structures d'habitat de La Tène finale (Ier siècle avant notre ère). Les deux phases d'occupation les plus denses se rapportent toutefois aux périodes historiques : il s'agit d'un important établissement rural gallo-romain et d'un habitat du haut Moyen Age qui se superpose aux vestiges du site précédent. L'établissement rural antique a été partiellement reconnu dans le cadre de la fouille de 1995-1996, qui a occasionné la découverte de plusieurs bâtiments annexes à poteaux, ainsi que d'une cave isolée, de 5 X 4 m, construite à la fin du 1er siècle et abandonnée dans la seconde moitié du 4e siècle de notre ère. Vestiges de la partie résidentielle, nombreux murs et tranchées de récupération, ainsi que les vestiges d'un hypocauste (système de chauffage par le sol) qui indiquent la présence de bâti sur une surface totale d'au moins 8 000 m2 en comptant le bâtiment découvert par prospection aérienne. Un élément sculpté et de nombreux fragments de marbre blanc recueillis lors des sondages témoignent d'une décoration luxueuse. Le site du haut Moyen Age peut, au vu de l'emprise fouillée, être situé chronologiquement à la fin de la période mérovingienne et au début de l'époque carolingienne (8e-9e siècles). La fouille a mis à jour trois concentrations de poteaux correspondant probablement à plusieurs états de bâtiments, et 9 fonds de cabanes, petites installations annexes à vocation le plus souvent artisanale. Du matériel lié au travail du textile et de l'os a été rencontré, ainsi que deux silos (stockage de céréales) attribuables plus précisément à la période carolingienne. De plus, le sol médiéval était en place sur plus de 1 000 m2, caractéristique rare en milieu rural. Les sondages montrent que la densité des structures du haut Moyen Age est maximale dans le secteur occupé par le bâti gallo-romain (inclus dans les terrains, objet de la présente demande) , ce qui peut indiquer une réutilisation des vestiges antiques, comme il l'a déjà été constaté sur d'autres sites. Ce site diachronique de fond de vallée recèle donc un très riche potentiel concernant le peuplement ancien dans la vallée de la Moselle au néolithique et durant la protohistoire, comme pour les périodes historiques. La succession d'un important établissement rural, occupé au moins jusqu'au 4e siècle, et d'un habitat haut médiéval relativement précoce (une continuité d'occupation n'est pas exclue) est particulièrement intéressante.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

Micro-relief situated immediately east of the village of La Maxe, near the place-name "Grange d'Anvie", known from historical sources since the 15th century. This slight eminence, of approximately 6 hectares, reaches at its highest point an altitude of 165 m NGF, dominating by approximately 2.50 m the neighbouring lands. This favourable topographical characteristic, in the sector widely subject to flooding by the Moselle, explains the concentration of human occupations which succeeded one another there from the Early Neolithic (5000 BCE) until the early Middle Ages. The site has been known since 1991 when aerial survey revealed numerous anomalies relating to stone buildings, ditches and pits. The majority of the land concerned was the subject of a campaign of archaeological evaluation test pits, carried out in 1995. Finally, the plots adjacent to the west were the subject in 1995-1996 of a partial preventive excavation (stripped surface 5000 m2) which confirmed the chronological indications provided by the test pits and the density of structures, particularly around the edges of the lands concerned. The earliest phase of occupation is attributable to the Early Neolithic, attested by the presence within the excavated area of two post-built buildings - one 8 m wide was identified over 30 m in length - and pits, datable to the Recent Linearbandkeramik (around 5000 BCE). Protohistory is represented in the test pits by evidence of the Early Bronze Age (1800-1500 BCE) and Late Bronze Age IIb (1100-1000 BCE). The excavated area also yielded Late La Tène settlement structures (1st century BCE). The two most densely occupied phases relate, however, to historical periods: these are an important rural Gallo-Roman establishment and early Middle Ages settlement which overlies the remains of the previous site. The ancient rural establishment was partially identified within the scope of the 1995-1996 excavation, which led to the discovery of several post-built annexe buildings, as well as an isolated cellar, 5 × 4 m, built in the late 1st century and abandoned in the second half of the 4th century CE. Remains of the residential part, numerous walls and robber trenches, as well as remains of a hypocaust (underfloor heating system) which indicate the presence of buildings over a total surface of at least 8000 m2 including the building discovered by aerial survey. A sculptured element and numerous fragments of white marble collected during the test pits testify to luxurious decoration. The early Middle Ages site can, in view of the excavated area, be situated chronologically at the end of the Merovingian period and the beginning of the Carolingian period (8th-9th centuries). The excavation revealed three concentrations of posts corresponding probably to several states of buildings, and 9 hut foundations, small annexe installations usually devoted to craft purposes. Material related to textile and bone working was encountered, as well as two silos (cereal storage) attributable more precisely to the Carolingian period. Moreover, the medieval ground surface was in place over more than 1000 m2, a rare characteristic in rural contexts. The test pits show that the density of early Middle Ages structures is maximal in the sector occupied by Gallo-Roman buildings (included in the lands, object of the present request), which may indicate a reuse of ancient remains, as has already been observed at other sites. This diachronic valley-floor site therefore contains very rich potential concerning early settlement in the Moselle valley in the Neolithic and during Protohistory, as well as for historical periods. The succession of an important rural establishment, occupied at least until the 4th century, and relatively early early Middle Ages settlement (continuity of occupation is not excluded) is particularly interesting.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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