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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Site archéologique de hauteur fortifié du Camp d'Affrique

Messein, Meurthe-et-Moselle, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
Site archéologique en totalité (cad. A 2, 3, 14 à 19) : inscription par arrêté du 7 septembre 1998
Protection dates
1998/09/07 : inscrit MH
Type
oppidum, site archéologique
Main period of construction
Age du fer
Ownership
propriété privée, propriété d'une société privée
Commune
Messein
Département
Meurthe-et-Moselle
Region
Grand Est
Country
France
Coordinates
48.61805, 6.14624
Mérimée reference
PA54000015

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1600 map "59. Lotharingiae (Lorraine) Ducatus superioris vera delineatio." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

A dix kilomètres environ au sud de Nancy, le Camp d'Affrique est situé dans un bois à l'extrémité sud-est du plateau de Haye. Ce plateau, terminé au sud par une falaise de vingt mètres et des terrasses qui descendent jusqu'à la vallée de la Moselle, domine la vallée de 200 mètres (altitude de 405 m). A cet endroit, il forme une saillie à angle droit dont un côté regarde la Moselle et l'autre le cours lointain de la Meurthe. Le site est installé sur un rebord de cuesta dont la partie supérieure est composée de calcaires à polypiers et à entroques du Bajocien, surmontant des calcaires sableux. Au pied des falaises, plusieurs couches de minerai de fer oolithique (minette lorraine) ont été exploité au 19e siècle et au début du 20e siècle. Le Camp d'Affrique est connu dès le 16e siècle (lettre de M. de Chateau-Roux en 1532). Au 18e siècle, Dom Calmet (1756) et Durival (1778) le qualifient de camp romain. Ce site a ensuite attiré plusieurs archéologues au 19e siècle (Beaulieu en 1840, Cournault en 1885 et Barthélémy en 1889). Intéressé par le site dès 1889, J. Beaupré le fait classer parmi les "sites et monuments de caractère artistique". Entre 1901 et 1912, il y effectue des fouilles qui lui permettent de dater la construction des remparts de la fin du Hallstatt grâce au mobilier recueilli. Les recherches les plus récentes sont dues à J.P. Lagadec, qui y a réalisé un sondage en 1980 et des fouilles programmées de 1981 à 1988. Ces dernières fouilles ont permis de situer le début de l'occupation dans le courant du 5e siècle (Hallstatt D3) et l'abandon du site au cours du 4e siècle avant notre ère (La Tène B1). L'enceinte, de type "rebord de plateau", s'appuie sur la falaise et le versant est de l'avancée du plateau. Sa forme correspond à un trapèze rectangle, aux angles arrondis, dont deux côtés seraient légèrement brisés. Elle mesure 360 m dans sa plus grande longueur et 225 m de large (soit une surface de 7 hectares) , et se complète le long du versant par une seconde enceinte rectangulaire de 220 m de long environ sur 70 m de large. Appelée "Vieux Marché", cette surface de 1, 5 hectare, en contrebas de la première enceinte, peut apparaître comme une annexe. La fortification principale est constituée de deux remparts successifs, précédés chacun par un fossé de 2 m de profondeur. Ces remparts, parallèles et hauts de 5 m, sont dissemblables par leur mode de construction. Le rempart extérieur est constitué par les matériaux de déblais issus du fossé alors que le rempart intérieur, composé d'une couche de calcaire calciné recouverte de pierres et de terre, repose sur un remblai de terre de 1, 5 m de haut. L'annexe du "Vieux Marché" n'est protégée que par un rempart de 3 m de haut précédé d'un fossé, en prolongement du mur extérieur de défense de l'enceinte principale. Le rempart qui englobe cette annexe semble composé de blocs de calcaire irréguliers. Il semblerait que son entrée primitive se trouve du côté est du rempart, à côté d'un puits, au pied de la rampe d'accès. L'espace enserré par la fortification a révélé des traces d'occupation dans l'angle nord-est. Six trous de poteaux, d'un diamètre variant de 0, 15 à 0, 30 m et d'une profondeur de 0, 15 à 0, 40 m, sont de forme circulaire ou ovalaire. Ils délimitent un bâtiment presque rectangulaire de 6 m de long sur 3 m de large environ. Deux aires de foyer, une ovale et une circulaire, se trouvent dans la partie sud du bâtiment. Un angle de deux solins de mur en pierre et en terre a été mis au jour dans le secteur nord de la fouille. Le premier solin, orienté ouest-est, mesure 3 m de long sur 0, 75 m de large. Le deuxième solin, orienté sud-nord, est perpendiculaire au premier. Il mesure 0, 70 m de large et 6 m de long. Deux autres aires de foyer sont situées dans le secteur sud. Une troisième, de 1 m de diamètre, se trouve placée dans le prolongement d'une des lignes de trous de poteaux. Le matériel archéologique abondant trouvé en association avec ces structures a permis d'étudier les activités des habitants du Camp d'Affrique. Les nombreuses meules à grain témoignent de la culture des céréales et de la transformation de celles-ci en farine. Les ossements d'animaux trouvés sur le site montrent une pratique majoritaire de l'élevage, les espèces provenant de la chasse étant peu représentées. Les fragments de creusets, les gouttelettes de bronze (de 2 à 10 mm de diamètre) et quelques jets de coulée sont autant de traces de la fonte de ce métal. Des morceaux de fine tôle de bronze portant des traces de découpe, de la matière bitumineuse (utilisée pour fixer des perles de corail dans les timbales des fibules) et plusieurs outils montrent l'existence d'un atelier de fabrication et de décoration des objets de parure en bronze. L'abondance des fibules et des épingles permet d'ailleurs d'envisager leur production dans cet atelier. Quelques scories, résultats de la réduction de minerai de fer, démontrent que ce métal était également produit sur place, même si l'atelier de production est en dehors de la zone fouillée. Les haches, clous et vrilles témoignent du travail du bois. Un couteau à lame recourbée est probablement un couteau de vannier, seul indice du travail de l'osier qui est encore présent aujourd'hui dans la vallée de la Moselle. Enfin, la quantité importante de fusaïoles et d'aiguilles à chas permet d'ajouter à toutes ces activités le travail du textile. Armes, outils, objets de toilette et vases en céramique viennent compléter cet important ensemble mobilier. Ce site, datant de la période allant du Hallstatt D3 à La Tène B1, présente un intérêt particulier car il représente un ensemble cohérent de fortifications occupé durant une période relativement restreinte. Il faut souligner la calcination volontaire du rempart, identique à celle que l'on peut observer sur les sites de hauteur fortifiés de la Fourasse à Champigneulles et de la butte de Sainte-Geneviève à Essey-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle). L'autre intérêt de ce site est de présenter les traces d'un habitat permanent, avec les témoignages d'une occupation dense et continue, ainsi que d'un artisanat florissant.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

About ten kilometres to the south of Nancy, the Camp d'Affrique is situated in a wood at the south-east extremity of the plateau of Haye. This plateau, terminated to the south by a cliff of twenty metres and terraces which descend to the valley of the Moselle, dominates the valley by 200 metres (altitude of 405 m). At this location, it forms a salient at a right angle, one side of which overlooks the Moselle and the other the distant course of the Meurthe. The site is installed on the edge of a cuesta whose upper part is composed of limestones with polyps and entrochites from the Bajocian period, surmounting sandy limestones. At the foot of the cliffs, several layers of oolitic iron ore (Lorraine minette) were exploited in the 19th century and at the beginning of the 20th century. The Camp d'Affrique has been known since the 16th century (letter from M. de Chateau-Roux in 1532). In the 18th century, Dom Calmet (1756) and Durival (1778) describe it as a Roman camp. This site subsequently attracted several archaeologists in the 19th century (Beaulieu in 1840, Cournault in 1885 and Barthélémy in 1889). Interested in the site from 1889, J. Beaupré had it classified among "sites and monuments of artistic character". Between 1901 and 1912, he carried out excavations there which enabled him to date the construction of the ramparts to the end of the Hallstatt period thanks to the finds collected. The most recent research is due to J.P. Lagadec, who carried out a survey there in 1980 and planned excavations from 1981 to 1988. These latter excavations made it possible to place the beginning of occupation in the course of the 5th century (Hallstatt D3) and the abandonment of the site during the 4th century before our era (La Tène B1). The enclosure, of the "plateau edge" type, rests on the cliff and the eastern slope of the plateau's projection. Its shape corresponds to a right-angled trapezium, with rounded angles, two sides of which would be slightly broken. It measures 360 m in its greatest length and 225 m wide (i.e. a surface area of 7 hectares), and is completed along the slope by a second rectangular enclosure of approximately 220 m long by 70 m wide. Called "Vieux Marché", this surface area of 1.5 hectares, below the first enclosure, may appear as an annex. The main fortification consists of two successive ramparts, each preceded by a ditch of 2 m depth. These ramparts, parallel and 5 m high, are dissimilar in their mode of construction. The outer rampart is constituted by the spoil materials from the ditch whereas the inner rampart, composed of a layer of calcined limestone covered with stones and earth, rests on an earth embankment of 1.5 m high. The annex of "Vieux Marché" is protected only by a rampart of 3 m high preceded by a ditch, in extension of the outer defensive wall of the main enclosure. The rampart which encompasses this annex appears to be composed of irregular limestone blocks. It would seem that its original entrance is to be found on the eastern side of the rampart, next to a well, at the foot of the access ramp. The space enclosed by the fortification revealed traces of occupation in the north-east angle. Six post holes, with a diameter varying from 0.15 to 0.30 m and a depth of 0.15 to 0.40 m, are of circular or oval shape. They delimit an almost rectangular building of 6 m long by approximately 3 m wide. Two hearth areas, one oval and one circular, are found in the southern part of the building. An angle of two stone and earth wall footings was uncovered in the northern sector of the excavation. The first footing, oriented west-east, measures 3 m long by 0.75 m wide. The second footing, oriented south-north, is perpendicular to the first. It measures 0.70 m wide and 6 m long. Two other hearth areas are situated in the southern sector. A third, of 1 m diameter, is placed in the extension of one of the lines of post holes. The abundant archaeological material found in association with these structures made it possible to study the activities of the inhabitants of the Camp d'Affrique. The numerous grain mills testify to the cultivation of cereals and their transformation into flour. The animal bones found on the site show a predominantly pastoral practice, the species from hunting being poorly represented. Fragments of crucibles, droplets of bronze (2 to 10 mm in diameter) and a few casting jets are traces of the smelting of this metal. Pieces of fine bronze sheet bearing traces of cutting, bituminous material (used to fix coral beads in the cups of fibulae) and several tools demonstrate the existence of a workshop for the manufacture and decoration of bronze ornamental objects. The abundance of fibulae and pins moreover allows us to envisage their production in this workshop. A few slags, results of the reduction of iron ore, demonstrate that this metal was also produced on site, even if the production workshop is outside the excavated zone. Axes, nails and gimlets testify to woodworking. A knife with a curved blade is probably a basketmaker's knife, the sole evidence of basketwork which is still present today in the valley of the Moselle. Finally, the considerable quantity of spindle whorls and needles with eyes allows us to add to all these activities the working of textiles. Weapons, tools, toiletries and ceramic vessels complete this important set of moveable objects. This site, dating from the period from Hallstatt D3 to La Tène B1, presents a particular interest because it represents a coherent set of fortifications occupied during a relatively restricted period. It should be emphasised that the deliberate calcination of the rampart is identical to that which can be observed on the fortified hilltop sites of la Fourasse at Champigneulles and the butte of Sainte-Geneviève at Essey-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle). The other interest of this site is that it presents traces of permanent habitation, with evidence of dense and continuous occupation, as well as of a flourishing craft industry.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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