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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Briqueterie Lambert

Saint-Piat, Eure-et-Loir, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit), in part
Protection
inscrit MH partiellement
Extent of protection
Le bâtiment abritant le four, les séchoirs, le local moteur et la zone de production (cad. D 1420) : inscription par arrêté du 4 mars 1999
Protection dates
1999/03/04 : inscrit MH
Type
briqueterie
Main period of construction
2e moitié 19e siècle, 1er quart 20e siècle
Architect or builder
Lambert Jean-Baptiste (entrepreneur)
Ownership
propriété privée
Address
15 rue de Dionval
Commune
Saint-Piat
Département
Eure-et-Loir
Region
Centre-Val de Loire
Country
France
Coordinates
48.54161, 1.58807
Mérimée reference
PA28000005

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1821 map "Etat-Major Paris 1:10,000 (c. 1821)" (IGN France — Géoportail).

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The Ministère de la Culture's notice

En 1859, le préfet d'Eure-et-Loir autorise Jean-Baptiste Lambert à construire un four à tuile sur des terres qu'il possède au lieu-dit la Lumière à Saint-Piat. Le premier four de plan carré a aujourd'hui pratiquement disparu ; seuls subsistent quelques vestiges de la chambre de chauffe et la cheminée incluse dans le bâtiment abritant le four actuel. Ce dernier, sans doute élevé entre 1880 et 1910, est un four à doubles galeries de type Hoffmann : la capacité de production est ainsi considérablement améliorée puisque le feu est continu ; en effet les opérations d'enfournement et de défournement se font en même temps, à des endroits opposés du four. Le four lui-même se compose de deux galeries longues de 32 mètres. ; chaque galerie est percée de neuf portes permettant l'enfournement et le défournement. L'allumage du feu s'effectuait à l'extrémité sud de la galerie est. La montée en température durait 15 jours ; 15 autres jours étaient nécessaires pour que le feu fasse le tour des galeries. L'alimentation du feu se faisait au moyen de charbon introduit grâce à des trous ménagés dans la voûte des galeries. L'approvisionnement en charbon était effectué au moyen de distributeurs à charbon composés d'appareils cylindriques rehaussés d'entonnoirs en céramique. Ces distributeurs étaient déplacés selon la progression du feu dans le four. Les briques disposées dans le four étaient posées de chant et superposées en quinconce pour permettre la circulation de la fumée lors de la combustion. Le défournement s'effectuait à l'opposé de la zone d'enfournement et de cuisson. L'air frais s'introduisant dans les galeries se réchauffait au contact des briques et les refroidissait progressivement. Huit jours étaient nécessaires au refroidissement d'une chambre. La cheminée située à l'Est était reliée au four par des galeries souterraines. Un système de registres métalliques permettait de réguler le tirage des fumées. Des séchoirs composés d'étagères en bois sont disposés tout autour du four ainsi qu'au niveau correspondant à la voûte du four. Un petit monte-charge et des rampes en bois calibrées pour le guidage des brouettes permettaient d'y acheminer les briques crues. La ventilation s'effectuait au moyen de volets de bois à lames orientables que l'on peut encore voir sur le mur pignon nord. Des chaudières maçonnées disposées dans les halles de séchages permettaient, le cas échéant, de réchauffer l'air. Sur le flanc est du four, un séchoir tunnel a été construit à une date indéterminée. Muni de rails, il permettait de faire circuler les cargaisons de briques sur des wagonnets. Les machines qui servaient au broyage, au calibrage ou au malaxage de la terre ont actuellement disparu ; les tapis roulant et les trémies donnent toutefois une bonne image de cette zone de fabrication. Ces machines étaient alimentées par un moteur diesel Ruston datant des environs de 1930. Il remplaçait une machine à vapeur et a fonctionné jusqu'en 1995, année de la dernière cuisson. La briqueterie est restée dans la famille Lambert depuis son origine. Elle fabriquait aussi des tuiles jusqu'en 1950 et a cessé d'estampiller ses briques quand sa production a été vendue à des négociants. Parmi ses clients on trouve notamment des entreprises de Normandie. Des briques auraient aussi servi pour la construction de l'hôpital Bichat à Paris. Ce type de four est peu représenté dans la région ; seuls les sites de Grossouvre et de La Guerche peuvent lui être comparés, mais il ne semble pas qu'ils aient conservés leur disposition et leur matériels d'origine. Ceci suffit à faire de la briqueterie Lambert un édifice incontournable pour la compréhension du développement de l'industrialisation au 19e siècle. Elle témoigne aussi clairement de l'histoire économique et industrielle de ce petit village de la vallée de l'Eure depuis le milieu du 19e siècle. Son bon état de conservation et surtout le maintient sur place de l'outillage en font un témoin précieux pour comprendre le mode de fabrication des briques, mais aussi le fonctionnement d'un four tout à la fois industriel et artisanal (presque tout était fait à la main).

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

In 1859, the prefect of Eure-et-Loir authorised Jean-Baptiste Lambert to construct a tile kiln on land he owned at the locality known as la Lumière in Saint-Piat. The first kiln, which was square in plan, has now practically disappeared; only a few vestiges of the firing chamber and the chimney, which is incorporated into the building housing the present kiln, remain. The latter, no doubt erected between 1880 and 1910, is a double-gallery kiln of Hoffmann type: the production capacity is thus considerably improved since the fire is continuous; indeed the loading and unloading operations take place at the same time, at opposite ends of the kiln. The kiln itself consists of two galleries 32 metres long. Each gallery is pierced with nine doors allowing loading and unloading. The fire was lit at the southern end of the eastern gallery. The temperature rise lasted 15 days; a further 15 days were necessary for the fire to travel around the galleries. The fire was fed by means of coal introduced through holes made in the vault of the galleries. Coal supply was carried out by means of coal distributors composed of cylindrical apparatus fitted with ceramic funnels. These distributors were moved according to the progress of the fire in the kiln. The bricks laid in the kiln were placed on edge and stacked in a staggered pattern to allow the circulation of smoke during combustion. Unloading took place opposite to the loading and firing zone. Fresh air entering the galleries was warmed by contact with the bricks and gradually cooled them. Eight days were necessary for the cooling of a chamber. The chimney situated to the East was connected to the kiln by underground galleries. A system of metal dampers allowed the draught of the fumes to be regulated. Drying rooms composed of wooden shelves are arranged all around the kiln as well as at the level corresponding to the kiln vault. A small hoist and wooden ramps calibrated for guiding wheelbarrows allowed the raw bricks to be transported there. Ventilation was carried out by means of wooden shutters with adjustable blades which can still be seen on the northern gable wall. Brick-built boilers arranged in the drying sheds allowed the air to be reheated if necessary. On the eastern side of the kiln, a tunnel drying room was constructed at an undetermined date. Fitted with rails, it allowed cargoes of bricks to be circulated on small wagons. The machines that were used for grinding, sizing or kneading the clay have now disappeared; however the conveyor belts and hoppers give a good picture of this manufacturing area. These machines were powered by a Ruston diesel engine dating from around 1930. It replaced a steam engine and operated until 1995, the year of the last firing. The brickworks has remained in the Lambert family since its origin. It also manufactured tiles until 1950 and ceased to stamp its bricks when its production was sold to merchants. Among its clients are notably enterprises from Normandy. Bricks are also said to have been used for the construction of Bichat hospital in Paris. This type of kiln is poorly represented in the region; only the sites of Grossouvre and La Guerche can be compared to it, but it does not appear that they have preserved their original layout and equipment. This is sufficient to make the Lambert brickworks an essential building for understanding the development of industrialisation in the 19th century. It also clearly bears witness to the economic and industrial history of this small village in the Eure valley since the middle of the 19th century. Its good state of preservation and especially the retention on site of the tools make it a precious record for understanding the method of brick manufacture, but also the operation of a kiln that was at once industrial and artisanal (almost everything was done by hand).

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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