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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Ateliers Célestin Gérard, devenus Société française de matériel agricole et industriel, puis usine Case

Vierzon, Cher, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit), in part
Protection
inscrit MH partiellement
Extent of protection
Halles de fonderie (cad. DL 226, rue Maxime-Gorki) ; atelier de traitement thermique (cad. DK 255, 4, rue Bernard-Palissy) ; passerelle qui traverse la rue Bernard-Palissy (cad. non cadastré, reliant les ateliers situés sur la parcelle DK 129 et l'atelier situé sur la parcelle DK 255) ; façades et toitures de la demeure patronale dite maison de Célestin Gérard (cad. DK 129, 10, avenue Pierre-Sémard) : inscription par arrêté du 8 mars 1999
Protection dates
1999/03/08 : inscrit MH
Type
usine de construction mécanique
Main period of construction
2e moitié 19e siècle, 1er quart 20e siècle
Ownership
propriété d'une société privée, propriété de la commune
Address
10 avenue Pierre-Sémard ; 4 rue Bernard-Palissy ; rue du Bas-de-Grange ; rue Maxime-Gorki
Commune
Vierzon
Département
Cher
Region
Centre-Val de Loire
Country
France
Coordinates
47.22412, 2.06040
Mérimée reference
PA18000012

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1825 map "V.1:1-5: I: Frankreich. DEP: 38. Der Indre und Loire. 39. Des Loire und Cher. 44. Des Cher" (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

Le 15 octobre 1848, Célestin Gérard, fils d'agriculteurs vosgiens, compagnon menuisier, ouvrit un atelier pour la réparation et la construction de divers instruments et machines agricoles. La révolution de 1848 ayant arrêté l'activité économique du pays, il eut alors l'idée de construire à ses frais des machines avec lesquelles il allait de ferme en ferme battre les récoltes à forfait. Le succès de cette première entreprise itinérante lui permit de donner à ses ateliers l'extension et l'outillage nécessaire pour construire le moteur désormais inséparable de la batteuse, la machine à vapeur locomobile. En 1861 sortit de ses ateliers la première locomobile destinée à remplacer le manège à chevaux. Cinq ans plus tard, il construisit la première batteuse mobile, l'ancêtre de toutes celles qui travaillèrent en France jusque dans les années 1950-1960. La prospérité de l'entreprise due aux qualités personnelles de son fondateur mais aussi à l'excellente situation géographique de la ville choisie pour son installation, l'obligea à s'agrandir en cherchant des capitaux. C'est ainsi que naquit en 1879 la Société Française de Matériel Agricole, devenue en 1889 Société Française de Matériel Agricole et Industriel. Ses batteuses et ses tracteurs lui valurent une très grande notoriété. Jusqu'à son rachat, en 1959, par la société américaine Case, elle fut l'une des plus importantes usines de construction de matériel agricole de France. Les ateliers de Célestin Gérard étaient installés dans le nouveau quartier de la gare, entre celle-ci et la route nationale de Nevers à Tours. L'acquisition par la Société Française fut le point de départ d'une multitude d'achats successifs au terme desquels l'usine couvrit une surface d'environ sept hectares au centre de la ville. Les principaux bâtiments de cette importante usine subsistent. Le dossier de protection présente trois bâtiments emblématiques, qui sont conservés dans le projet de réaménagement du site : la maison de Célestin Gérard, fondateur de l'usine, construite entre 1867 et 1879. D'un intérêt architectural modeste, seuls sa situation géographique, dans l'usine, et le décor de sa façade sur rue, en rapport avec l'activité de l'entreprise, la distinguent des autres maisons bourgeoises de la ville. Elle est le reflet de la réussite professionnelle de son constructeur et elle est le seul bâtiment subsistant des ateliers de Célestin Gérard. Les halles de fabrication, rue Maxime Gorki, constituent un élément essentiel de l'usine de la Société Française : ces ateliers couverts, selon un usage courant à cette époque, par des charpentes métalliques comportant des poutres en treillis, occupent un vaste rectangle entre la rue Maxime-Gorki et la rue du Bas-de-Grange. La grande cour de cette usine principale est monumentalisée par les pignons des halles à la structure de métal et de verre, disposées selon un rythme ternaire : trois grandes halles encadrent deux groupes de halles plus basses. Le souci d'une présentation de qualité s'exprime par les détails décoratifs des pignons de fer et les motifs dessinés par la brique colorée des murs des petites halles. Ces ateliers affirmaient, avec le grand magasin, le prestige de l'usine. Leur intérêt historique et architectural justifie leur inscription, en totalité, sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, d'autant plus que leur intégrité est compromise par le projet de réaménagement qui les éventre pour permettre une liaison piétonnière entre le nord et le sud du site, et prévoit de démolir les ailes en retour, notamment celle de l'ouest qui présente la même élévation que les halles basses. La grande halle d'exposition, construite entre 1898 et 1902 à l'emplacement du magasin d'exposition de Célestin Gérard, était la vitrine de l'entreprise. Depuis l'installation de Case en 1959, elle a perdu sa façade ornementale, à structure de métal et de verre. Elle a été restaurée récemment pour abriter la Maiso n des Cultures professionnelles. Son plan constitué de quatre halles disposées en croix est intéressant. Ces halles sont couvertes par une charpente métallique présentant une certaine complexité à la croisée. Le volume de ce Grand Pavillon a été conservé. L'atelier thermique a été construit à partir de 1881 ; sa conservation est prévue pour y créer une salle de conférence qui sera reliée à la Maison des Cultures Professionnelles, à l'ouest, et au parking projeté, à l'est, par la passerelle métallique de la rue Bernard-Palissy. Cette passerelle, construite dans les années 1880-1890, sera la seule conservée des trois qui existaient sur le site en 1998. Les deux autres s'élevaient au-dessus de la rue Maxime-Gorki.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

On 15 October 1848, Célestin Gérard, son of Vosgian farmers and a companion carpenter, opened a workshop for the repair and construction of various agricultural instruments and machines. As the revolution of 1848 had halted the economic activity of the country, he then had the idea of building machines at his own expense with which he went from farm to farm threshing crops on a contract basis. The success of this first itinerant enterprise enabled him to give his workshops the expansion and equipment necessary to construct the engine now inseparable from the threshing machine, the steam-powered locomobile. In 1861 came out of his workshops the first locomobile intended to replace the horse-powered gear. Five years later, he constructed the first mobile threshing machine, the ancestor of all those which worked in France until the 1950s-1960s. The prosperity of the enterprise due to the personal qualities of its founder but also to the excellent geographical situation of the town chosen for its establishment, obliged it to expand by seeking capital. Thus was born in 1879 the Société Française de Matériel Agricole, which became in 1889 the Société Française de Matériel Agricole et Industriel. Its threshing machines and tractors earned it very great renown. Until its takeover in 1959 by the American company Case, it was one of the most important factories for the construction of agricultural machinery in France. Célestin Gérard's workshops were installed in the new railway station district, between the station and the national road from Nevers to Tours. The acquisition by the Société Française was the starting point for a multitude of successive purchases, at the end of which the factory covered an area of approximately seven hectares in the centre of the town. The main buildings of this important factory remain. The protection dossier presents three emblematic buildings, which are preserved in the project for the redevelopment of the site: the house of Célestin Gérard, founder of the factory, built between 1867 and 1879. Of modest architectural interest, only its geographical situation, within the factory, and the decoration of its street façade, in keeping with the company's activities, distinguish it from other bourgeois houses in the town. It is the reflection of the professional success of its builder and it is the only remaining building from Célestin Gérard's workshops. The manufacturing halls, rue Maxime Gorki, constitute an essential element of the Société Française factory: these covered workshops, following common practice at the time, with metal roof structures featuring lattice girders, occupy a vast rectangle between rue Maxime-Gorki and rue du Bas-de-Grange. The large courtyard of this main factory is monumentalised by the gables of the halls with metal and glass structure, arranged in a threefold rhythm: three large halls frame two groups of lower halls. The concern for quality presentation is expressed in the decorative details of the iron gables and the patterns drawn by the coloured brick of the walls of the smaller halls. These workshops affirmed, with the large store, the prestige of the factory. Their historical and architectural interest justifies their registration, in their entirety, on the supplementary inventory of historic monuments, all the more so as their integrity is compromised by the redevelopment project which disembowels them to permit a pedestrian link between the north and south of the site, and plans to demolish the wings returning, notably the one to the west which presents the same elevation as the lower halls. The large exhibition hall, built between 1898 and 1902 on the site of Célestin Gérard's exhibition store, was the window of the enterprise. Since Case's installation in 1959, it has lost its ornamental façade, with metal and glass structure. It was recently restored to house the Maison des Cultures Professionnelles. Its plan consisting of four halls arranged in a cross is interesting. These halls are covered by a metal roof structure presenting a certain complexity at the crossing. The volume of this Grand Pavillon has been preserved. The thermal workshop was constructed from 1881; its preservation is planned to create a conference room which will be linked to the Maison des Cultures Professionnelles, to the west, and to the projected car park, to the east, by the metal footbridge on rue Bernard-Palissy. This footbridge, constructed in the 1880s-1890s, will be the only preserved of the three that existed on the site in 1998. The other two stood above rue Maxime-Gorki.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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