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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Monument aux morts

Pierrefort, Cantal, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
Le monument aux morts avec sa clôture situé place de l'église (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 13 mars 2019
Protection dates
2019/03/13 : inscrit MH
Type
monument aux morts
Main period of construction
1ère moitié 20e siècle
Dates
1924, 1927
Architect or builder
Grandet Joseph-Maurice (sculpteur), Vergnes (architecte), Delfour (entrepreneur), Chaux (entrepreneur)
Ownership
propriété de la commune
Address
place de l'église
Commune
Pierrefort
Département
Cantal
Region
Auvergne-Rhône-Alpes
Country
France
Coordinates
44.92097, 2.83935
Mérimée reference
PA15000053

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1838 map "Montpellier" (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

Voté le 12 octobre 1924, le monument est inauguré en grande pompe le 2 octobre 1927. Un muret de ciment jalonné de bornes définit son emprise sur la place de l'église. Le monument proprement dit est repoussé au bord du parvis de l'église. Cet édicule dissimule une forte dénivellation perceptible seulement à l'arrière de l'ouvrage et prend de fait sa naissance quelques mètres en contrebas. Cette façade postérieure est construite en béton de ciment armé imitant un appareillage de pierres de taille. Toutefois, de nos jours, le passant n'est interpellé que par la partie supérieure du monument, surélevée sur trois marches. Il s'agit d'une architecture de pierres de taille d'une grande simplicité : un corps central est flanqué de deux massifs dont les couronnements portent les dates du conflit en faible relief. Le massif central présente sur deux pilastres les noms des victimes gravées en rouge. Joseph Grandet est l'auteur des différentes œuvres de bronze qui ornent l'édicule : de face, avec l'épée enguirlandée telle une croix en feu au centre de la façade, la palme des martyrs - que l'on retrouve sur la plupart des monuments aux morts - en partie inférieure, les deux reliefs en applique de Marianne et d'un poilu sur les côtés de l'édicule, et enfin par la ronde-bosse sommitale. Si ce monument rayonne d'une grande force, c'est en effet bien par la figure de la pleureuse qui le surplombe, effigie offerte par les Pierrefortais émigrés à Paris. La figure nous donne à voir une paysanne agenouillée en orante joignant les mains dans un geste de détresse. Le double mouvement de ses jambes induit deux réalités du deuil : le genou en terre, une terre jonchée de lauriers fanés, où reposent les hommes qu'elle a perdus, l'autre soutenant son coude et sa tête imprimant une projection dans un avenir qui semble vide de sens. On peut cependant proposer plusieurs interprétations. Elle est en effet peut-être agenouillée devant la tombe imaginaire du soldat mort. Elle pleure sans doute aussi tous les morts dont les noms sont inscrits en-dessous d'elle. Cette figure imposante domine le contemplateur sans le toiser véritablement mais en le marquant durablement de sa détresse. L'empathie qui se noue tient également au naturalisme de la représentation (perceptible aussi bien dans les profils d'applique que sur le visage creusé de la veuve), et à la sobriété de la représentation qui confèrent tout son pouvoir d'élocution au monument. Elève de Denys Puech, alors directeur de l'Académie de France à Rome, Joseph-Maurice Grandet (1877-1941) est un sculpteur aveyronnais, qui a apposé par deux fois sa signature sur les bas-reliefs latéraux, accompagnés de la date d'exécution. Ces deux sculpteurs avaient déjà collaboré pour un autre monument aux morts de la guerre de 14-18 à Mur-de-Barrez, dans l'Aveyron.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

Voted on 12 October 1924, the monument was inaugurated with great ceremony on 2 October 1927. A cement wall marked with posts defines its footprint on the church square. The monument proper is set back at the edge of the church forecourt. This structure conceals a significant change in level perceptible only at the rear of the structure and in fact originates a few metres lower down. This rear facade is constructed of reinforced cement concrete imitating ashlar stone. However, nowadays the passer-by is struck only by the upper part of the monument, raised on three steps. This is architecture of ashlar stone of great simplicity: a central body is flanked by two masses whose crownings bear the dates of the conflict in low relief. The central mass presents on two pilasters the names of the victims engraved in red. Joseph Grandet is the author of the various bronze works which ornament the structure: facing front, with the sword garlanded like a cross of fire at the centre of the facade, the palm of the martyrs - which one finds on most war memorials - in the lower part, the two applied reliefs of Marianne and a French soldier on the sides of the structure, and finally the free-standing figure at the summit. If this monument radiates great power, it is indeed through the figure of the mourning woman who dominates it, an effigy offered by the citizens of Pierrefort who emigrated to Paris. The figure shows us a peasant woman kneeling in prayer with hands joined in a gesture of distress. The double movement of her legs conveys two realities of grief: one knee on the earth, an earth strewn with withered laurels, where rest the men she has lost, the other supporting her elbow and her head imprinting a projection into a future which seems devoid of meaning. Several interpretations can nevertheless be proposed. She is indeed perhaps kneeling before the imaginary tomb of the fallen soldier. She weeps without doubt also for all the dead whose names are inscribed beneath her. This imposing figure dominates the contemplator without truly towering over him but marking him lastingly with her distress. The empathy that is forged is also due to the naturalism of the representation (perceptible both in the applied profiles and on the hollow-cheeked face of the widow), and to the sobriety of the representation which gives all its power of speech to the monument. A pupil of Denys Puech, then director of the French Academy in Rome, Joseph-Maurice Grandet (1877-1941) is an Aveyron sculptor, who has affixed his signature twice on the lateral bas-reliefs, accompanied by the date of execution. These two sculptors had already collaborated on another war memorial of the 1914-18 war at Mur-de-Barrez, in the Aveyron.

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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