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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Basilique Notre-Dame de Ceignac

Calmont, Aveyron, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
La basilique Notre-Dame de Ceignac, en totalité, figurant au cadastre section G, parcelle 1797 telle que délimitée en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 17 mars 2025
Protection dates
2025/03/17 : inscrit MH
Type
église
Main period of construction
12e siècle, milieu 15e siècle, 3e quart 17e siècle, 2e quart 20e siècle
Dates
1667, 1927
Architect or builder
Boyer André (architecte), Mauméjean atelier (peintre-verrier), Loirette Jean Guillaume Isidore (architecte)
Ownership
propriété de la commune
Address
hameau de Ceignac
Commune
Calmont
Département
Aveyron
Region
Occitanie
Country
France
Coordinates
44.27280, 2.52369
Mérimée reference
PA12000091

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1742 map "Composite: Languedoc." (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

L'église paroissiale de Ceignac, village se trouvant à 5 km au nord-est du bourg de Calmont, a été le centre d'un important pèlerinage marial réputé localement, vraisemblablement depuis le Moyen Age. Sa popularité a connu un développement considérable au XVIIe siècle, à la faveur de la fin des guerres de Religion, de la Contre-Réforme avec le renouveau du culte des saints et de plusieurs épidémies de peste. Après la défaite de 1870 et la Commune de Paris, des pèlerinages sont organisés partout en France, Lourdes, Notre-Dame de la Salette, Chartres, Paray-le-Monial... et pour l'Aveyron, Notre-Dame de Ceignac. Mgr Bourret (1827-1896) a joué un rôle déterminant dans de renouveau des pèlerinages dans le département. Il obtient du pape le privilège de pouvoir procéder au couronnement de la Vierge Miraculeuse de Ceignac. Le 9 juillet 1876, la statue est couronnée à Rodez en grande pompe, puis est portée en procession jusqu'à Ceignac. L'église Notre-Dame est le résultat de campagnes de travaux successifs qui ont permis d'adapter cette modeste église paroissiale à la fréquentation importante des fidèles. Deux travées de la nef de l'église primitive, appartenant à une campagne de construction datable du XIIe siècle, sont en partie conservées dans la nef. En 1455, le chœur roman est remplacé par un nouveau chœur auquel on adjoint une travée supplémentaire portant le clocher ; les deux chapelles latérales sont également construites. Les deux clefs de voûte sont sculptées de harpes et de croix cléchées et pommetées, pièces qui indiquent la famille d'Arpajon, seigneur de Calmont, qui a peut-être en partie financé ces travaux. Cette puissante famille L'église de Ceignac a toujours été richement pourvue car elle a bénéficié de nombreux bienfaiteurs comme le cardinal Arnaud de Pélagrue (avant 1270-Avignon, 1331) ou les Arpajon qui la choisie comme nécropole. Au début du XIXe siècle, l'église manque d'entretien et a été dépouillée de la plupart de ses objets précieux. Cependant, la statue de la Vierge Miraculeuse et le reliquaire de Notre-Dame ont été cachés et restitués ; il semble que le pèlerinage ait perduré même durant la période révolutionnaire. Ce n'est qu'en 1855 que des travaux sur la toiture qui prend l'eau débutent ; des sacristies sont ajoutées au chevet. Au début du XXe siècle, il apparait nécessaire d'agrandir l'église afin d'accueillir un nombre élevé de pèlerins. L'architecte ruthénois André Boyer livre en janvier 1914 un premier projet d'agrandissement avec devis estimatif. Il propose de doubler la nef vers l'est, à l'emplacement de l'ancien cimetière, déplacé au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. La guerre de 1914-1918 interrompt le projet. En 1926, le projet d'agrandissement est relancé à la demande du curé de la paroisse le père Costes. L'architecte André Boyer reprend son projet initial d'une extension à l'est du chœur primitif. Il propose un plan plus ramassé qui englobe le chœur du XVe siècle. La première pierre est posée en 1927. Il adopte un vocabulaire d'inspiration gothique, répondant à l'architecture du chœur de l'ancienne église. La partie neuve est adossée à l'ancien sanctuaire avec laquelle elle communique par le percement des murs des pans de l'abside pentagonale

Situé à 5 km au nord-est de Calmont, chef-lieu de la commune, le village de Ceignac est dominé par l'imposant sanctuaire de Notre-Dame et les anciennes institutions religieuses qui gravitaient autour. L'élévation occidentale est d'une grande simplicité, uniquement percée d'un portail couvert d'un arc segmentaire surbaissé, encadré de deux pilastres doriques portant un entablement et une corniche. Le linteau est orné d'un écu gravé de la date 1667 ; l'entablement porte une inscription. Les vantaux de la porte sont ornés d'un décor de caissons, de mufles de lion et de feuilles d'acanthe. L'église « ancienne » se compose d'une nef à quatre travées couvertes par une voûte en berceau légèrement brisé, les arcs doubleaux retombent sur les chapiteaux des demi-colonnes engagées. La travée occidentale, ajoutée dans les années 1665, présente une tribune qui communiquait directement avec le presbytère voisin. La 1re et la 2e travées correspondent à la partie la plus ancienne de l'église dédiée à Marie-Magdeleine. Il est possible que lors des travaux de construction du nouveau chœur en 1455, la voûte romane ait été également reconstruite pour que la nef et le chœur soient à la même hauteur. L'ancienne église abrite cinq chapelles. En 1455, un nouveau chœur a remplacé le chœur roman. Les deux chapelles de la 4e travée ont également été édifiées lors de cette campagne. Placée dans le chœur, la chapelle du Saint-Sépulcre, couverte par une voûte à sept quartiers (groupe sculpté la Mise au tombeau) a été bâtie au début du XVIe siècle. La chapelle Sainte Catherine, 3e travée sud, a été fondée en 1464 et abrite le tableau ex-voto le Vœu de la ville de Rodez. Le clocher s'élève au-dessus de la voûte de la 4e travée, précédant le chœur. Il adopte la forme d'un octogone irrégulier, éclairé par deux rangées de baies superposées en arc brisé.. Pour agrandir l'église, André Boyer propose de conserver la façade occidentale et le volume de la nef et du chœur de l'église primitive ; il imagine d'englober le chœur gothique dans un double déambulatoire. Les murs du chœur gothique ont été supprimés, seuls les piliers ont été conservés ce qui permet de voir l'autel et la nef de l'ancienne église. Cette dernière a conservé son organisation avec ses chapelles latérales, l'église neuve permettant d'accueillir environ 300 personnes. A. Boyer a placé la Vierge Miraculeuse au-dessus du nouvel autel à double face qui se compose d'une simple dalle de pierre portée par huit colonnes recouvertes de mosaïques de la manufacture Mauméjean. A l'est, l'église neuve est précédée par une vaste façade flanquée de deux tourelles amorties de pinacles avec un grand portail offrant un second accès à l'édifice. Le 1er déambulatoire est couvert de voûtes d'ogive retombant à l'ouest sur les piliers du chœur gothique ; ces voûtes présentent la même hauteur que le chœur alors que le 2e déambulatoire est nettement plus bas. Les parties basses sont éclairées par des baies de petites tailles avec des vitraux ayant pour sujet les saints ou des personnages proches de l'histoire du sanctuaire. Le 2e déambulatoire se termine de chaque côté par une chapelle semi-circulaire. Les vitraux du registre supérieur, éclairant le 1er déambulatoire, ont pour thème des évènements contemporains : les pèlerinages, le vitrail des œuvres, les nouveaux prêtres, le vitrail des Mères. Deux verrières d'une grande ampleur décrivent avec une foule de personnages, au sud le Miracle de 1652 et le Vœu de la ville Rodez. Et au nord, le couronnement de la Vierge de 1876

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

The parish church of Ceignac, a village located 5 km north-east of the town of Calmont, was the centre of an important Marian pilgrimage that was reputed locally, probably since the Middle Ages. Its popularity experienced considerable development in the 17th century, following the end of the Wars of Religion, the Counter-Reformation with the renewal of the cult of saints and several plague epidemics. After the defeat of 1870 and the Commune of Paris, pilgrimages were organised throughout France, Lourdes, Notre-Dame de la Salette, Chartres, Paray-le-Monial... and for Aveyron, Notre-Dame de Ceignac. Mgr Bourret (1827-1896) played a decisive role in the renewal of pilgrimages in the department. He obtained from the Pope the privilege of being able to proceed with the coronation of the Miraculous Virgin of Ceignac. On 9 July 1876, the statue was crowned in Rodez with great ceremony, then was carried in procession to Ceignac. The church of Notre-Dame is the result of successive campaigns of work which made it possible to adapt this modest parish church to the significant attendance of the faithful. Two bays of the nave of the primitive church, belonging to a building campaign datable to the 12th century, are partly preserved in the nave. In 1455, the Romanesque chevet is replaced by a new chevet to which an additional bay is adjoined bearing the bell tower; the two lateral chapels are also built. The two vault keystones are carved with harps and cross designs and pommetted pieces, which indicate the family of d'Arpajon, lord of Calmont, who may have partly financed these works. This powerful family. The church of Ceignac has always been richly furnished as it benefited from numerous benefactors such as Cardinal Arnaud de Pélagrue (before 1270-Avignon, 1331) or the Arpajon who chose it as their necropolis. In the early 19th century, the church lacked maintenance and had been stripped of most of its precious objects. However, the statue of the Miraculous Virgin and the reliquary of Notre-Dame were hidden and returned; it appears that the pilgrimage continued even during the revolutionary period. It was not until 1855 that work on the roof which was leaking began; sacristies were added to the chevet. In the early 20th century, it appeared necessary to enlarge the church in order to accommodate a large number of pilgrims. The Ruthénois architect André Boyer delivered in January 1914 a first project for enlargement with an estimated quotation. He proposed to double the nave towards the east, at the location of the old cemetery, moved during the second half of the 19th century. The war of 1914-1918 interrupts the project. In 1926, the enlargement project is revived at the request of the parish priest Father Costes. The architect André Boyer takes up his initial project of an extension to the east of the primitive chevet. He proposes a more compact plan which encompasses the 15th-century chevet. The foundation stone is laid in 1927. He adopts a vocabulary of Gothic inspiration, responding to the architecture of the chevet of the old church. The new part is backed against the old sanctuary with which it communicates through the piercing of the walls of the pentagonal apse

Located 5 km north-east of Calmont, the chief town of the commune, the village of Ceignac is dominated by the imposing sanctuary of Notre-Dame and the former religious institutions which gravitated around it. The western elevation is of great simplicity, pierced only by a portal covered by a depressed segmental arch, framed by two Doric pilasters bearing an entablature and a cornice. The lintel is adorned with a shield engraved with the date 1667; the entablature bears an inscription. The door leaves are adorned with a decoration of coffers, lion masks and acanthus leaves. The "old" church consists of a nave of four bays covered by a slightly broken barrel vault, the transverse arches rest on the capitals of the engaged half-columns. The western bay, added in the years 1665, presents a gallery which communicated directly with the neighbouring presbytery. The 1st and 2nd bays correspond to the oldest part of the church dedicated to Mary Magdalene. It is possible that during the construction work of the new chevet in 1455, the Romanesque vault was also rebuilt so that the nave and the chevet are at the same height. The old church contains five chapels. In 1455, a new chevet replaced the Romanesque chevet. The two chapels of the 4th bay were also built during this campaign. Placed in the chevet, the chapel of the Holy Sepulchre, covered by a vault with seven sections (carved group the Entombment) was built in the early 16th century. The chapel of Saint Catherine, 3rd southern bay, was founded in 1464 and houses the ex-voto painting the Vow of the city of Rodez. The bell tower rises above the vault of the 4th bay, preceding the chevet. It adopts the form of an irregular octagon, lit by two rows of superimposed pointed arch openings. To enlarge the church, André Boyer proposes to preserve the western façade and the volume of the nave and chevet of the primitive church; he imagines encompassing the Gothic chevet in a double ambulatory. The walls of the Gothic chevet were removed, only the pillars were preserved which makes it possible to see the altar and the nave of the old church. The latter has retained its organisation with its lateral chapels, the new church making it possible to accommodate approximately 300 people. A. Boyer placed the Miraculous Virgin above the new double-sided altar which consists of a simple stone slab borne by eight columns covered with mosaics from the Mauméjean manufactory. To the east, the new church is preceded by a vast façade flanked by two turrets with pinacle terminations with a large portal offering a second access to the building. The 1st ambulatory is covered with rib vaults resting to the west on the pillars of the Gothic chevet; these vaults present the same height as the chevet whereas the 2nd ambulatory is considerably lower. The lower parts are lit by small-sized openings with stained glass having as subject the saints or characters close to the history of the sanctuary. The 2nd ambulatory ends on each side with a semi-circular chapel. The stained glass of the upper register, lighting the 1st ambulatory, have as theme contemporary events: the pilgrimages, the stained glass of the works, the new priests, the stained glass of the Mothers. Two large windows describe with a crowd of characters, to the south the Miracle of 1652 and the Vow of the city Rodez. And to the north, the crowning of the Virgin of 1876

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Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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