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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Ouvrage du mont Chaberton

Montgenèvre, Hautes-Alpes, France

The record

Designation
Historic monument, registered (inscrit)
Protection
inscrit MH
Extent of protection
L'ouvrage du mont Chaberton, en totalité, comprenant : la batterie avec le glacis, le mur de soutènement et ses arcs de décharge, la station d'arrivée du téléphérique, le local de chargement, la caserne des officiers et la caserne des troupes, le poste de garde, les galeries souterraines, le chemin d'accès vers le sommet du mont Chaberton depuis le poste de garde ainsi que les vestiges du réseau de barbelés sur supports cimentés, situés au col du Chaberton et au mont Chaberton sur les parcelles n° 11 et n°17, figurant au cadastre sur la section AC et sur les parcelles n°2 et n°3 figurant au cadastre section AD, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 4 février 2021
Protection dates
2021/02/04 : inscrit MH
Type
ouvrage militaire
Main period of construction
19e siècle, 20e siècle
Dates
1892, 1910
Ownership
propriété de la commune
Address
Col du Chaberton ; Mont Chaberton
Commune
Montgenèvre
Département
Hautes-Alpes
Region
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Country
France
Coordinates
44.96467, 6.75109
Mérimée reference
PA05000023

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David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries

5 historical maps cover this location, the earliest the 1782 map "Gli Stati del Piemonte" (David Rumsey Map Collection, Stanford Libraries).

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The Ministère de la Culture's notice

L'entrée dans la Triple Alliance en 1882, aux côtés des Allemands et des Autrichiens, oblige l'Italie à renforcer son système de défense sur la frontière alpine face à la France, devenue un ennemi potentiel. La construction d'un fort au sommet du mont Chaberton, qui domine le passage du col du Montgenèvre entre le Piémont et la vallée de la Durance, avait été évoquée dès le début du XIXème siècle. Le chantier, confié à la direction du génie du corps d'armée de Turin débute en 1892. Cet ouvrage atypique par sa hauteur et sa physionomie est constitué d'un bâtiment rectangulaire en bois et béton, adossé à une plateforme formant un rempart naturel. Sur son toit, sont posées huit tours en béton surmontées de tourelles pivotantes, armées de canon pointés vers Briançon. Le fort abrite un poste de commandement, une infirmerie, une cuisine, des réserves, desservis par deux couloirs, à l'avant et à l'arrière. Son approvisionnement, qui lui garantit une autonomie totale de plusieurs mois en toutes saisons, est assuré par un téléphérique, l'un des premiers construits en Italie et terminé en 1910. Deux casernes, bâties en contrebas, logent officiers et hommes du rang en temps de paix. Des souterrains reliant l'ensemble et des casemates, pour entreposer explosifs et munitions, sont percés profondément sous la roche. Culminant à plus de 3130 mètres d'altitude, le « Fort des nuages », fierté de l'armée italienne, est à cette époque, le plus haut du monde. Sa position sur une crête dominante, la portée encore limitée de l'artillerie et l'inexistence de l'aviation militaire le rendent invincible. Désigné comme un « ouvrage autonome d'action lointaine », il est en capacité de pouvoir soutenir des missions à la fois offensives et défensives. Inoccupé entre 1915 et 1918, il est réarmé à la fin des années 1920 et intégré à la ligne de fortification sur la frontière alpine, le Vallo Alpino Occidentale. Côté français, bien que le secteur du Briançonnais soit fortifié depuis le XVIIème siècle, les habitants de la vallée et l'état-major de l'armée sont terrifiés par cette forteresse, qui se construit sous leurs yeux. Mais les progrès de la technologie militaire, fulgurants durant le premier conflit mondial, et la remarquable campagne de renseignement menée par l'armée française apportent une solution pour le neutraliser. Le 21 juin 1940, dans la débâcle générale, l'armée des Alpes remporte une brillante victoire grâce à la 6ème batterie du 1er groupe du 154ème régiment d'artillerie de position (RAP) sous les ordres du lieutenant André Miguet. Une journée suffit à mettre hors d'usage, avec les tirs précis de l'obusier Schneider de 280 mm, six des huit tours de la batterie du Chaberton. En 1947, en vertu du traité de Paris, l'ouvrage devient français : le général de Gaulle, alors président du gouvernement provisoire, a insisté pour que les anciennes bases offensives de l'ennemi reviennent à la France. Son démantèlement est organisé en 1957. Des projets de réhabilitation (station météorologique, refuge d'altitude) sont envisagés dans les années 1950 mais aucun d'eux n'aboutira.

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

Italy's entry into the Triple Alliance in 1882, alongside the Germans and Austrians, forced it to strengthen its defence system on the Alpine frontier facing France, which had become a potential enemy. The construction of a fort at the summit of Mont Chaberton, which dominates the passage of the Col du Montgenèvre between Piedmont and the Durance valley, had been discussed since the beginning of the 19th century. The project, entrusted to the engineering directorate of the Turin army corps, began in 1892. This atypical structure, by virtue of its height and physiognomy, consists of a rectangular building in wood and concrete, set against a platform forming a natural rampart. On its roof are positioned eight concrete towers topped with revolving turrets, armed with cannon pointed towards Briançon. The fort housed a command post, an infirmary, a kitchen, stores, served by two corridors, at the front and rear. Its supply, which guaranteed it total autonomy of several months in all seasons, was ensured by a cable car, one of the first built in Italy and completed in 1910. Two barracks, built lower down, housed officers and men of the ranks in peacetime. Underground passages connecting the whole complex and casemates, for storing explosives and ammunition, are driven deep into the rock. Towering at more than 3130 metres altitude, the "Fort of the Clouds", pride of the Italian army, was at that time the highest in the world. Its position on a dominating ridge, the still limited range of artillery and the non-existence of military aviation rendered it invincible. Designated as an "autonomous work of distant action", it was capable of supporting both offensive and defensive missions. Unoccupied between 1915 and 1918, it was rearmed in the late 1920s and integrated into the fortification line on the Alpine frontier, the Vallo Alpino Occidentale. On the French side, although the Briançon sector had been fortified since the 17th century, the inhabitants of the valley and the army general staff were terrified by this fortress, which was being built before their eyes. But the progress of military technology, stunning during the First World War, and the remarkable intelligence campaign conducted by the French army provided a solution to neutralize it. On 21 June 1940, in the general débâcle, the Army of the Alps won a brilliant victory thanks to the 6th battery of the 1st group of the 154th Regiment of Position Artillery (RAP) under the orders of Lieutenant André Miguet. One day was enough to put out of action, with the precise fire of the Schneider 280 mm howitzer, six of the eight towers of the Chaberton battery. In 1947, by virtue of the Treaty of Paris, the structure became French: General de Gaulle, then president of the provisional government, insisted that the former offensive bases of the enemy should return to France. Its dismantling was organized in 1957. Projects for rehabilitation (meteorological station, high-altitude refuge) were envisioned in the 1950s but none of them came to fruition.

Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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