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Base Mérimée: Monuments historiques · France

Chapelle des Dominicains, dite aussi chapelle Notre-Dame-du-Rhône

Viviers, Ardèche, France

The record

Designation
Historic monument, classified (classé)
Protection
classé MH
Extent of protection
Chapelle des Dominicains, dite aussi chapelle Notre-Dame-du-Rhône (cad. AP 364) : classement par arrêté du 21 novembre 1967 ; L'aile du couvent des dominicaines attenante à l'église Notre-Dame du Rhône, sise 1 avenue Pierre-Mendès-France, sur la parcelle n° 583 ; les parties bâties (porche d'entrée, arcatures et passerelle), situées sur la parcelle n°584, en totalité, figurant au cadastre section AP, tel que délimité et hachuré en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 16 septembre 2024
Protection dates
1967/11/21 : classé MH, 2024/09/16 : classé MH
Type
chapelle
Main period of construction
2e quart 18e siècle
Dates
1734, 1739
Architect or builder
Franque Jean-Baptiste (maître de l'oeuvre)
Ownership
propriété d'une association, propriété de la commune
Address
1 avenue Pierre Mendès France
Commune
Viviers
Département
Ardèche
Region
Auvergne-Rhône-Alpes
Country
France
Mérimée reference
PA00116857

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The Ministère de la Culture's notice

De l'extérieur, sur la façade principale, des pilastres à chapiteaux ioniques sont constitués de volutes reliées par des couronnes de fleurs et supportent un entablement d'ordre colossal surmonté d'un fronton triangulaire à oculus central. Une grande baie d'axe, rectangulaire, est inscrite dans un arc en plein cintre matérialisé par une moulure triple dont les retombées encadrent la monumentale porte d'accès au vaisseau central de l'église. La façade sobre, toute en verticalité et surmontée d'un fronton triangulaire, s'accorde bien au modèle constructif mis en œuvre à la même époque dans les édifices voisins de l'hôtel de Roqueplane et de l'ancien évêché. La porte de bois à deux vantaux et tympan menuisé ouvre sur une nef unique, dont la voûte est dite en arc-de-cloître, à lunette. La lunette axiale (immense baie qui s'insère dans une voûte faite de deux arcs en berceau brisé qui se coupent à angle droit), au-dessus de la porte d'entrée, est orientée au sud, et fournit l'apport majeur de lumière, suffisant presque à éclairer toute la nef. Les parements des murs de la nef sont en pierres de taille régulières, d'un calcaire clair blond local qui se délite par endroits, également employé en façade. Les autres élévations sont de facture plus ordinaire, en maçonnerie de blocs de calcaire et basalte scellée au mortier. Du côté du rocher, un porche fermé par une porte en bois contrôlait l'accès au couvent. Bien que de taille réduite, Notre-Dame-du-Rhône dégage une grande élégance dans ses espaces autrefois dévolus au culte catholique. Elle s'apparente aux églises construites par Jean-Baptiste Franque et ses successeurs en Provence : Saint-Jacques de Tarascon, la chapelle Saint-Joseph de l'hôpital Sainte-Marthe d'Avignon, ainsi que la Chartreuse de Valbonne dans le Gard. La municipalité de Viviers, devenue propriétaire de l'ancien chœur des religieuses en 2018, soutient le projet de réhabilitation de l'édifice, en accord avec l'association diocésaine propriétaire de la partie classée en 1967

L'église Notre-Dame-du-Rhône fut celle des sœurs dominicaines de Sainte-Catherine de Sienne, qui occupèrent le site du couvent entourant l'église, de 1624 à la Révolution Française. Selon une appellation erronée, qui demeure, elle reste souvent identifiée comme étant la chapelle des Dominicains de Viviers alors qu'il s'agissait en réalité d'une communauté de femmes. La reconstruction menée de 1734 à 1743 se fit sur les bases préexistantes du couvent, en partie intégrées à la nouvelle construction. Objet de la demande de protection qui aboutit à la fin de l'année 2019, le chœur des religieuses, situé dans l'aile du couvent fait partie d'un unique ensemble. Il en avait été séparé au cours de son histoire, dès lors que l'église ne fut plus utilisée pour le culte. Le découpage des propriétés s'était alors appuyé sur un découpage cadastral en deux parcelles distinctes. L'édifice religieux, saisi comme bien national et vendu, fut utilisé comme entrepôt de fourrage et fabrique de carrelage et ne retrouva plus jamais d'usage en lien avec le culte catholique. Il ne fut cependant jamais désacralisé. Depuis longtemps vidé de tout son mobilier, comme d'ailleurs la nef de l'église, le chœur des religieuses possède une intéressante voûte d'une stéréotomie impeccablement maîtrisée. La construction de l'édifice est attribuée à la famille de Jean-Baptiste Franque, architecte avignonnais prolifique, qui oeuvra, avec ses collaborateurs et certains de ses descendants, sur les importants chantiers édilitaires menés au milieu du XVIIIe siècle à Viviers. Le chœur des religieuses a la particularité d'être couvert par une voûte plate à double arêtiers sur pendentifs. Cette salle fut ultérieurement isolée par un mur de pierres sèches afin de la séparer de la nef. Un escalier, aujourd'hui séparé du rez-de-chaussée par une cloison, menait à l'étage, où se trouvaient les dortoirs dont il ne reste aujourd'hui plus rien. Les combles de la nef, simplement couverts d'une charpente, reposent sur des piliers de briques. Au niveau du chœur des religieuses, les pièces du rez-de-chaussée forment un ensemble de salles, dont l'une, à l'angle nord-ouest de ce complexe, présente un plafond particulièrement bas. Ces pièces, en parties recouvertes de graffitis, ont eu divers usages, coupés de leur lien avec l'église abandonnée. L'ancien couvent a pu servir de débarras, de fabrique et de prison. Une partie de l'ancien couvent, non investiguée, est utilisée comme école depuis 1908

English translation

The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com

From the exterior, on the main façade, pilasters with Ionic capitals are formed by volutes connected by crowns of flowers and support an entablature of colossal order surmounted by a triangular pediment with central oculus. A large axial rectangular opening is inscribed in a round arch materialized by a triple moulding whose abutments frame the monumental door providing access to the central vessel of the church. The sober façade, entirely in verticality and surmounted by a triangular pediment, accords well with the constructive model implemented in the same period in the neighbouring buildings of the hôtel de Roqueplane and the former bishop's palace. The wooden door with two leaves and panelled tympanum opens onto a single nave, whose vault is said to be in cloister-vault style, with lunette. The axial lunette (immense opening which is inserted in a vault made of two barrel vaults intersecting at right angles), above the entrance door, is oriented to the south, and provides the major source of light, almost sufficient to illuminate the entire nave. The wall surfaces of the nave are in regular ashlar, in a clear blond local limestone which flakes in places, also employed on the façade. The other elevations are of more ordinary workmanship, in masonry of blocks of limestone and basalt sealed with mortar. On the side of the rock, a porch closed by a wooden door controlled access to the convent. Although of reduced size, Notre-Dame-du-Rhône exudes great elegance in its spaces formerly devoted to Catholic worship. It is akin to the churches built by Jean-Baptiste Franque and his successors in Provence: Saint-Jacques of Tarascon, the chapel Saint-Joseph of the hospital Sainte-Marthe of Avignon, as well as the Chartreuse of Valbonne in the Gard. The municipality of Viviers, which became owner of the former choir of the nuns in 2018, supports the project to rehabilitate the building, in agreement with the diocesan association which owns the part classified in 1967.

The church Notre-Dame-du-Rhône was that of the Dominican sisters of Saint Catherine of Siena, who occupied the site of the convent surrounding the church, from 1624 to the French Revolution. According to an erroneous designation which persists, it remains often identified as being the chapel of the Dominicans of Viviers whereas it was in reality a community of women. The reconstruction carried out from 1734 to 1743 was undertaken on the pre-existing bases of the convent, partly integrated into the new construction. Object of the request for protection which resulted at the end of 2019, the choir of the nuns, located in the wing of the convent, is part of a single ensemble. It had been separated from it during its history, since the church was no longer used for worship. The division of properties was then based on a cadastral division into two distinct plots. The religious building, seized as national property and sold, was used as a forage warehouse and tilework factory and never again found use related to Catholic worship. However, it was never desecrated. Long empty of all its furnishings, as was also the nave of the church, the choir of the nuns possesses an interesting vault of impeccably mastered stonecutting. The construction of the building is attributed to the family of Jean-Baptiste Franque, prolific Avignon architect, who worked, with his collaborators and some of his descendants, on the important construction projects undertaken in the middle of the 18th century in Viviers. The choir of the nuns has the peculiarity of being covered by a flat vault with double arrises on pendentives. This room was subsequently isolated by a dry stone wall in order to separate it from the nave. A staircase, now separated from the ground floor by a partition, led to the upper storey, where the dormitories were located of which nothing remains today. The roof spaces of the nave, simply covered with roof structure, rest on brick pillars. At the level of the choir of the nuns, the ground floor rooms form a set of rooms, one of which, at the north-west corner of this complex, has a particularly low ceiling. These rooms, partly covered with graffiti, have had various uses, severed from their link with the abandoned church. The old convent may have served as a storage room, factory and prison. Part of the old convent, not investigated, has been used as a school since 1908.

Base Mérimée, Ministère de la Culture, data last updated 2026-09-17, reused under the Licence Ouverte / Open Licence 2.0 (Etalab). Record text is reproduced unchanged. Ministère de la Culture · Licence Ouverte 2.0
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