Base Mérimée: Monuments historiques · France
Fabrique Giscard et maisons
Toulouse, Haute-Garonne, France
The record
- Designation
- Historic monument, registered (inscrit)
- Protection
- inscrit MH
- Extent of protection
- Façade et toiture sur l'avenue (cad. AE 46) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975. Façades et toitures sur rues (cad. AE 44) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975. Fabrique Giscard en totalité y compris ensemble des ateliers et locaux techniques (avec façades et toitures), espaces d'exposition avec éléments fixés, monte-charges, bibliothèque, bureau, fours, cour et son sol avec groupe statuaire, malaxeur et bassins, verrière et portail d'entrée : inscription par arrêté en date du 13 mars 1998
- Protection dates
- 1975/10/29 : inscrit MH, 1998/03/13 : inscrit MH
- Type
- maison
- Main period of construction
- 19e siècle
- Architect or builder
- Virebent Pascal (maître de l'oeuvre)
- Ownership
- propriété privée
- Address
- 27 avenue de la Colonne
- Commune
- Toulouse
- Département
- Haute-Garonne
- Region
- Occitanie
- Country
- France
- Mérimée reference
- PA00094616
The Ministère de la Culture's notice
Historique
Au début du 19e siècle, Virebent, architecte de la ville, introduit à Toulouse un nouveau style en enrayant le style néo-classique par des formules éclectiques, fantaisistes, empruntant leur vocabulaire décoratif aux façades de la Renaissance ou du 17e siècle. Son originalité est d'avoir renoué avec une des plus anciennes traditions locales : la terre cuite. Ce type de décor et d'architecture connut une large diffusion dans la région toulousaine grâce à la production quasi industrielle pour l'époque des éléments décoratifs de terre cuite provenant d'une briquetterie que la famille Virebent possédait à Launaguet. £Maison à un étage dont balustrades, montants et linteaux des ouvertures, crêtes en bordure du toit ou dipignon, reprennent les motifs de frise les plus éclectiques. L'élément le plus remarquable est une longue frise en feuille d'acanthe escaladant le pignon et portant, au sommet, deux anges aux ailes déployées retenant un blason dans leurs bras. Fabrique d'ornements en terre cuite fondée en 1855 par Jean-Baptiste Giscard, ancien contremaître de l'usine Virebent de Launaguet. Jean-Baptiste Giscard débute ses activités par une tuilerie puis il s'oriente vers l'ornement d'architecture (antéfixes, mascarons, frises, etc.) et l'art religieux. A sa mort, son fils Bernard [1851-1926] lui succède. Sculpteur, il crée de nombreux modèles religieux (chemins de croix, autels, statues, etc.). Après la première guerre mondiale, il réalise également un grand nombre de monuments aux morts, généralement destinés aux églises. Le succès de la manufacture est important ; la maison est, dans les années 1920, dépositaire officiel du carmel de Lisieux. A ce titre, elle obtient le monopole de réalisation de la statue de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus.A partir de 1926, Henri [1895-1985] prend la direction de la manufacture. Il occupe le poste de professeur de céramique et de moulage à l'école des Beaux-arts de Toulouse jusqu'en 1962. Il succède ainsi à Henri Virebent premier professeur de cette classe créée en 1923. Joseph Giscard [1931-2005], après des études à l'école des Beaux-arts de Toulouse, reprend l'activité de son père partit à la retraite en 1965. En 1968, Joseph fait l'acquisition d'une partie des moules de la manufacture Virebent. L'atelier Giscard subit la désaffection de l'art religieux ; il passe de 50 ouvriers dans les années 1920, 5 dans les années 1960, et un dans les années 2000. La manufacture fonctionne jusqu'en 2005.L'établissement s'est spécialisé dans l'art religieux de série. Représentatif de l'activité semi-industrielle urbaine, l'affaire comportait à l'origine trois maisons situées 25 et 27 avenue de la Colonne et 31, rue Paul-Dupin, le bureau et l'atelier de façonnage ouvrent sur la rue de Bornier, mais l'entrée principale se trouve avenue de la Colonne. Dans la cour, sous un hangar métallique, se trouvent les réserves de terre, le bassin délayeur et la broyeuse qui donnent à la terre la consistance voulue. Le bâtiment en milieu d'îlot abrite au rez-de-chaussée la "chambre à terre", lieu de stockage à humidité constante et les fours. Les tirages des épreuves s'effectuaient grâce à des moules à pièces en plâtre qui sont conservés
English translation
The text above is the record as published by the Ministère de la Culture, in French. The English below is a machine translation made by TreeAlive, not by the Ministère de la Culture; it has not been checked by a person. Where the two differ, the original is the record. Report a translation error: privacy@treealive.com
History
At the beginning of the 19th century, Virebent, architect of the city, introduced to Toulouse a new style by stopping neo-classical style with eclectic, fanciful formulas, borrowing their decorative vocabulary from the facades of the Renaissance or 17th century. Its originality was to have revived one of the oldest local traditions: terracotta. This type of decoration and architecture enjoyed widespread diffusion in the Toulouse region thanks to the quasi-industrial production for the time of decorative terracotta elements from a brickyard that the Virebent family owned in Launaguet. Single-storey house whose balustrades, uprights and lintels of openings, crests bordering the roof or gable, take up the most eclectic frieze motifs. The most remarkable element is a long acanthus leaf frieze climbing the gable and bearing, at the top, two angels with outstretched wings holding a coat of arms in their arms. Factory of terracotta ornaments founded in 1855 by Jean-Baptiste Giscard, former foreman of the Virebent factory in Launaguet. Jean-Baptiste Giscard began his activities with a tile factory then turned towards architectural ornament (antefixes, mascarons, friezes, etc.) and religious art. Upon his death, his son Bernard [1851-1926] succeeded him. A sculptor, he created numerous religious models (stations of the cross, altars, statues, etc.). After the First World War, he also realized a large number of war memorials, generally intended for churches. The success of the manufactory was considerable; the house was, in the 1920s, official depositary of the Carmel of Lisieux. In this capacity, it obtained the monopoly of producing the statue of Saint Thérèse of the Child Jesus. From 1926, Henri [1895-1985] took over the direction of the manufactory. He held the post of professor of ceramics and moulding at the School of Fine Arts in Toulouse until 1962. He thus succeeded Henri Virebent first professor of this class created in 1923. Joseph Giscard [1931-2005], after studies at the School of Fine Arts in Toulouse, took over the activity of his father who retired in 1965. In 1968, Joseph acquired part of the moulds from the Virebent manufactory. The Giscard workshop suffered from the decline of religious art; it went from 50 workers in the 1920s, 5 in the 1960s, and one in the 2000s. The manufactory operated until 2005. The establishment specialized in serial religious art. Representative of semi-industrial urban activity, the business originally comprised three houses situated at 25 and 27 avenue de la Colonne and 31, rue Paul-Dupin, the office and shaping workshop open onto rue de Bornier, but the main entrance is on avenue de la Colonne. In the courtyard, under a metal shed, are the clay reserves, the slaking basin and the mill which give the clay the desired consistency. The mid-block building houses on the ground floor the "clay chamber", a storage place with constant humidity and the ovens. The casting of proofs was carried out using plaster piece moulds which are preserved